• Accueil
  • > Archives pour janvier 2010

Une semaine seulement …..

Posté par lapecnaude le 31 janvier 2010

UN CLOU CHASSE L’AUTRE ………

HIER GALOUZEAU

AUJOURD’HUI FRECHE

DEMAIN L’INSECURITE

QUAND VA-T-ON PARLER

        D’AVENIR ?

Publié dans Politique | 1 Commentaire »

NO SARKOSY DAY

Posté par lapecnaude le 25 janvier 2010

Inconséquence politique, casse sociale, rupture du pacte républicain, atteinte à l’égalité des chances, politique de la peur, stragégie de la division, lois liberticides, pratiques autocratiques du pouvoir, favoritisme, népotisme, manipulations médiatiques, ingérences judiciaires, collusion avec le monde des affaires et les forces de l’argent ….

Nous avons tous nos raisons pour nous opposer à Sarkosy et à son clan, pour résister au Sarkosysme. Mais ce président sans envergure , effrayé par le peuple, prend grand soin de le tenir à l’écart, muselant au besoin sa parole derrière des cordons de CRS.

Alors, ENSEMBLE, nous élèverons la voix plus haut, nous nous ferons entendre plus fort, unis dans la défense des valeurs de notre République :LIBERTE – FRATERNITE – LAÏCITE – DEMOCRATIE.

Nous simples citoyens, vigilants et inquiets, en conscience et indépendamment de tout parti ou syndicat, appelons toutes celles et tous ceux qui ressentent l’envie, le besoin de dire NON! à Nicolas Sarkosy, à se rassembler pour un NO SARKOSY DAY.

                                         LE 27 MARS 2010 :  UNE JOURNEE POUR DIRE  NON !

Des rassemblements seront organisés partout en France, à partir de 14 heures devant les préfectures et les sous-préfectures, et à Paris place de La Bastille, et dans le monde entier devant les ambassades de France.

A l’issue de cette journée de mobilisation, se tiendront partout des réunions ouvertes, où nous pourrons ensemble, démocratiquement, décider de la suite à donner à ce mouvement de contestation populaire du sarkosysme, contestation que nous espèrons aussi large que possible.

************

Pour signer : rejoindre le site  » SARKOFRANCE » de l’ami Juan.

Publié dans Politique | 3 Commentaires »

Mourir, c’est pas facile, qu’il a dit ….

Posté par lapecnaude le 23 janvier 2010

images.jpgSi çà l’avait été, il aurait peut-être essayé ? De qui se moque-t-il ?

L’été était pourtant chaud, comme je les aime, quand j’ai téléphoné à mon médecin référent « çà ne va pas, je me sens partir .. ». Couchée en foetus sur le canapé, j’attendais, déjà retirée en moi, rassemblant mes morceaux, allez debout, dans la voiture… Arrivée aux « urgences », là on me hisse dans un fauteuil roulant, me trimballe dans des couloirs bétonnés, me hisse en station debout devant un truc glacé, me retransbahute, me portée sur un lit. Stop, position foetus et motus. Une lumière dans un coin de la pièce, des gens qui vont et viennent près de moi, je regarde une pendule sur le mur d’en face, et entend périodiquement une vois qui me demande « vous vous appelez comment ? – vous avez quel âge ? », ceci à intervalles plus ou moins régulier. Sinon, des gens qui entrent et téléphonent, passent …. la sirène des pompiers, des bruits de portières qui claquent, des voix qui s’interpellent. Moi, je ne bouge pas.

A 8 heures à la pendule, branle bas de combat, des infirmiers viennent, attrapent mon lit (tiens il est roulant) et rebelote on voyage dans les couloirs. Virage à gauche, petite manoeuvre, et hop livraison effectuée. Là, on me pique d’un côté, on me tensionne de l’autre, on m’enfile un doigtier, me masque à l’oxygène, remonte bien le drap et on s’en va. Tiens, il y a la même pendule au mur en face de moi. Il est 9 heures.Il est 10 heures, il est 11 heures, passent des hommes en blouse blanche, qui s’arrêtent au pied du lit, me jettent des coups d’oeil en discutant à voix basse, me zieutent encore un coup, rediscutent, bon c’est pas fini ce cirque ? Ils repartent. Ça a duré toute la journée ! Chaque fois que je voulais demander quelque explication « c’est pour votre bien », « quel âge avez-vous ? », tout un tas d’âneries dites d’une voix de tête, criarde, impersonnelle, je ne suis quand même pas sourde ! Non, mais pas bien quand même.

Il est 21 heures à la pendule, cela 31 heures que je suis là, çà on m’a piquée, ils auraient mieux fait de mettre directement un robinet sur ma veine cela aurait été plus vite. Changement de tête, « Bonsoir Madâaame, vous vous appelez comment ? Quel âge avez-vous ? », je me demande si je ne suis pas tombée dans un asile de fous. Cela sonne continuellement dans les armoires situées de chaque côté de mon lit, j’ai des tuyaux dans tous les coins et me demande quelle drogue ils m’instillent, je plane sec. Toutes les heures le tensiomètre se gonfle tout seul, une infirmière passe, note, repart, et moi je suis les aiguilles de la pendule. Puisque c’est pour mon bien. Mais je ne sais toujours pas ce que je suis venue foutre dans cette galère !

9 heures, nouvelle tête, en plus je ne suis pas physionomiste, alors les reconnaître ! Du nouveau, on trimballe mon lit, moi dedans, mes tuyaux, des bouteilles, des poches, enfin tout le saint-frusquin, « c’est pour votre bien »… j’ai envie de … dire de vilaines choses quoi. Autre salle, là, je réalise, une salle d’op, bon je vais passer sur le billard une nouvelle fois, « comptez en décroissant de dix à…. rideau.

« Çà y est, elle revient », çà pour revenir je suis revenue, devant MA pendule, on s’agite autour de moi, je suis bridée dans le dos, sur la poitrine, aux bras, aux doigts, pire qu’une poularde de Bresse. On ne m’a toujours rien expliqué. Les heures tournent, c’est la nuit, j’ai froid dans les os, mais froid, ma peau est brûlante, je ne souffre pas, je claque des dents que je n’ai plus, il est 1 heure et j’entend des bruits, des éclats de voix, une chanson dans ma tête qui tourne en boucle, une histoire de radio bleue, 2 heures pas de changement, j’ai peur, j’hallucine, je vois mon enterrement, mes enfants qui pleurent, un vrai délire…..je me terrorise, c’est atroce. Il faut sortir de là, ne plus regarder ces fichues aiguilles, et voilà le bouquet final, l’air me manque, j’halète, je cherche de l’oxygène partout où il n’y en a pas, la crise, je me pend à la sonnette et décroche. « Madâame, madâame qu’est-ce qu’il y a ? », elle ne voit pas cette andouille que je pompe pire que les shadoks ? Je la vois brandir dans demi-obscurité une sorte de muselière avec des lanières partout qui souffle un vent à décorner tous les cocus de la terre, je ne suis quand même pas un chien, je gueule mais ne mord pas. De force elles me le plaque et je suis bien obligée de respirer, assez longtemps pour me redonner un peu de tonus. Là, j’ai tout arraché, je ne veux pas raconter ce que je leur ai dit ….elles m’ont remis le masque à oxygène. On ne m’a toujours rien expliqué.

Durant les jours qui ont suivi, j’ai gardé une phobie de cet appareil, qui avait été réglé correctement entre temps, j’étais prête à exiger mon transfert dans un autre établissement. Je leur ai expliqué qu’en fait depuis cinq jours j’étais privée de nicotine, qu’avec la dope qu’ils m’injectaient, j’avais eu une réaction violente, une vraie « descente », j’avais enfin compris ce que ressentaient les gamins drogués que je récupérais quand … ils avaient mal, parce que çà fait vraiment mal. Me croirez-vous, on ne m’a expliqué ce que l’on m’avait fait, ce que j’avais eu qu’au bout de sept jours …

Comment voulez-vous obtenir qu’un malade lutte contre sa maladie si on ne lui dit que « c’est pour votre bien  » ? Non, eux, c’est la science, le savoir, vous, vous n’êtes là que pour vous laisser faire, de préférence sans récriminer, pas mon genre tout çà ! Et ensuite entendre « le miraculé-du-malaise-vagal » clamer – MOURIR, C’EST PAS FACILE – !!***!!

Je me demande encore à quoi ils la « boostaient » leur pendule !

Publié dans Société | Pas de Commentaire »

De Christophe 1er à Nicolas ….

Posté par lapecnaude le 18 janvier 2010

imagescau5zvxg.jpg    Toussaint Louverture

Monsieur le Président,

Je ne serai pas très long. J’ai ouï dire que vous avez l’intention de vous rendre en Haïti dans les semaines qui viennent.  C’est une bonne chose. Vous serez ainsi, après plus de 200 ans, le premier chef d’état français à fouler le sol de la première république noire. Je sais que vous aimez être le premier. Aussi, vous aurez l’occasion d’être mieux qu’un premier si vous acceptez dans une grande symbolique de rembourser à ce pays, le plus pauvre du monde dit-on, les 125 millions de francs or que la France lui avait réclamé en 1804 pour reconnaître son rang sur l’échiquier mondial.              

J’espère, Monsieur le Président, que cette missive saura interpeller l’homme juste et droit que vous êtes.

Dans l’attente, je vous prie Monsieur le Président de recevoir l’expression de ma plus grande considération.

Gilles Dégras

                                                                                ————————————————————

Il est évident qu’à la lecture des commentaires de cette lettre ouverte à Sarkosy sur le site Bondamandjak, qui regroupe des nouvelles de toutes le iles  françaises des Caraïbes et de l’Océan indien, on comprend leur inquiétude pour leurs voisins. Etre si près et si loin à la fois. Leur générosité, leur inventivité va être mise à rude épreuve, cependant, n’oublions pas que tous les conflits sociaux ne sont pas règlés, les acquis sont signés, paraphés mais sont loin d’être respectés. La gronde couve sous la braise des revendications insatisfaites et il faudra encore bien du temps pour mettre en place la nouvelle administration issue du dernier scrutin. Gâgeons que ce ne sera pas avant fin 2012, si cela n’a pas été enterré sous d’autre priorités pendant ce temps là.

Espérons que les voeux de la majorité des Martiniquais seront exaucés et cette année Carnaval ne sera pas supprimé et que jeunes et vieux pourront zouker jusqu’à plus soif à Gwada, Martinique, Guyane et Réunion.

Publié dans Politique | 2 Commentaires »

Non vraiment, celle-là n’est pas son genre …..

Posté par lapecnaude le 15 janvier 2010

Digne, quoique toujours avec ce petit rictus de la bouche sur le côté droit, ma foi, il paraîtrait bel homme, la cinquantaine assurée, impeccable dans son costume sur mesure et son inévitable cravate au noeud aussi large que son manque de modestie, c’est Eric Besson … Venu soliloquer devant Arlette Chabot sur ce dossier qui lui tient tant aux choses « l’identité nationale ». Disert, cultivé (il a quand même été éduqué par les Jésuites en premier et ses ex-amis socialistes ensuite), il aborde bien entendu les sujets préparés « off » avec aisance. Citant de mémoire les chiffres d’immigration positive, illégale (au chiffre près), sans émotions lorsqu’il évoque avec, je dirais, une certaine morgue satisfaite son exploit de la « jungle de Calais ». Mettant du sentiment crocodilien lorsqu’il parle des misères que ces jeunes gens ont eues pour avoir le plaisir de vivre dans des cabanes infâmes loin de toute civilisation et… de ce que cela leur a coûté. Sans remord aucun lorsqu’il avoue ne pas savoir ce que sont devenus ceux qu’il a renvoyé dans un pays en guerre. Son débit de langage est précis, ordonné, phrases courtes, construites. Un tribun à petite voix seulement, son seul défaut, on le verra par la suite. Il avoue être très attaché à son pays d’origine, le Maroc, tout le Maghreb d’ailleurs. Il dit que les reconduites dans les pays d’origine se font correctement, dans la légalité… Il explique sa conception du débat sur l’identité nationale, assure que le fait d’avoir été orphelin ne l’a pas perturbé, donc est quelqu’un de sain mentalement et physiquement.

Quelques questions me viennent à l’esprit :  pourquoi expulser des pères de famille, gardant femme et enfants en France, des enfants sans leurs parents, des orphelins sans famille d’accueil, des femmes sans leur mari …. il est silencieux sur cela. Pourquoi, ces gens entravés, garrottés pour le faire monter dans un avion accompagnés de 2 policiers …. il n’en parle pas, cela ne fait pas partie du débat.

Sur son site, dans ses réunions, il n’y eu que des réponses et des questions censées, en bon français, une bonne orthographe, que des questions relatives à la notion de nation, de vivre ensemble pour le meileur et pour le pire aurait dit Monsieur le Maire, il va en faire d’ailleurs la synthèse avec les préfets et autres personnalités au mois de février.   I d i l i q u e  !

Là, Arlette Chabot qui avait fait un speech virulent en début de soirée, répète que  »notre ami Peillon » s’était (lâchement) désisté au dernier moment pour ne pas avoir à discuter avec la seconde invitée  :  la femelle croquemitaine Marine Le Pen, du Front National (pas grave pourtant, même si elle est fausse, c’est une blonde !).

Démarche de grenadier, (elle a une fameuse dorsose, pas très élégante), une bouche sans presque de lèvres, mais de grands yeux), saluts assez masculinisés, voix rauque et forte, vêtue de blanc virginal et là le festival commence !

Tous les poncifs de l’extrême droite sur l’immigration y sont passés, excès dans les chiffres, immigration régularisée, illégale, polygamie (c’est son dada, elle est comme son père à croire qu’il lui a donné ses rêves de la Villa des Rose à Alger), polygamie et avantages sociaux. Elle avance des chiffres que Besson essayera de contredire, mais que peux sa petite voix fluette contre le roulement de basson de son interlocutrice ? Chamaillages sans preuves sur ce qu’ont été les promesses de campagne de Sarkosy : il a dit (…) , non il a dit (….). Vous êtes un menteur ! Besson a dit des mots sur la gestion de la Commune d’orange, sur l’absentéisme de la fille Le Pen à la Commission Européenne sur l’immigration où elle n’a pas mis les pieds (sous-entendu, mais elle a perçu les indemnités…). Enfin un florilège de compliments de basse extraction qui ne font pas évoluer d’un yota la discussion.  J’ai eu la nette impression que si Besson avait remporté un léger avantage au premier round, Le Pen, compte tenu de la carnation de son cou avait la sensation d’avoir perdu le second

Chabot s’est entretenu quelques instants encore avec Besson, déversant son fiel sur Peillon, c’est la première fois qu’un mec lui pose un lapin, elle le prend mal. Elle annonce le film de…Jospin (là je sens que je vais décrocher).

Ce débat ne m’a rien apporté sinon une impression de dégout à l’étalage des faux sentiments cyniques de l’un et de l’imbécilité crasse de l’autre.  Heureusement, la campagne ne fait que commencer, le noeud de couleuvres n’est pas encore dénoué. 

  

Publié dans Politique | 1 Commentaire »

Non, je tournerai pas chèvre !…

Posté par lapecnaude le 11 janvier 2010

Une grande gueule s’est éteinte, encore un héritier du « gaullisme ». Il y en a tant qui le sont ainsi devenus à l’heure de leur mort que l’on se demande pourquoi de Gaulle s’est vu désavoué deux fois…

On célèbre son départ par une bien belle cérémonie, consensuelle, avec des ors et des orgues, des chanoines et des monseigneurs, où se regroupent toutes les hypocrisies d’état unies dans un seul but : faire croire au petit peuple ignorant qu’ils ne sont qu’un dans l’amour devant la dépouille de cet homme.

Combien d’entre eux, dans leur fort intérieur se sentent soulagés de ne plus avoir cet oeil critique, rigolard, ce regard sans naïveté mais incisif au dessus de leurs comptes publics magouillés ?

Que dire de cette « palanquée » d’écologistes qui côtoient sans mot dire mais avec force flatteries ces étalages de fourrures animales hors de prix, hors de sens moral quand il y a 6 millions de chômeurs en France ?

On enterre un brave homme, il est mort, paix sur lui, on ne pleure pas, on se pare d’oripaux en faisant preuve d’une opulence méprisante envers les pauvres. Combien d’entre eux à l’exemple de ce saint iraient donner leur manteau à un S.D.F. ?

Une caste porte en terre un des leurs. C’est tout.

Point n’est besoin d’implorer une quelconque puissance divine, d’en appeler aux mânes de nos ancêtres pour qu’il soit accueilli dans un jardin édénique (faisons lui grâce des mille vierges), point n’est besoin de grandes phrases grandiloquentes pour louer ses prouesses et ses qualités, tout cela n’est que mensonges, comédies et pour certains … soulagement.

Il fut. Il est parti. A qui sa place ?……..

Publié dans Politique | 4 Commentaires »

Elles m’ont maquée ! …

Posté par lapecnaude le 8 janvier 2010

fauteuil à nounoute

Bien sûr cela ne s’est pas fait en un jour, on ne devient pas julotte, comme çà, d’un coup de baguette magique. 

La première fois que je l’ai vue (ma première julotte), j’ai été séduite par son regard tendre, j’étais déprimée, triste car Arthur venait de me quitter au bout de treize années d’une union, parfois tumultueuse, mais si pleine de fantaisie et d’amour. Pourtant, il n’était pas toujurs facile, il s’en allait de temps en temps courir le guilledou, me laissant seule, anxieuse mais si heureuse quand il rentrait à la maison exigeant les repas à l’heure et la comptée à temps. J’assumais tout, harnachement, soins, nourriture et distractions. Enfin je faisais mon boulot. 

Vint celle-là, pourtant pas carrée d’encolure, un petit poids, des yeux calins, caressante au début et dominante ensuite. Viens, on y va, j’ai faim, j’ai froid, on sort, fais vite…on rentre, allume vite le feu dans la cheminée…24/24, un travail de forçat.

Et elle m’a trompée, je m’étais fait une raison avec Arthur, mais elle ? Elle s’est servie d’un complice par moi insoupçonnable pour ramener une grande fille à la maison, une noire (je ne suis pourtant pas raciste) qui m’a mise tout de suite au pas « Rien ne change, tu bosses pour deux, c’est tout « .

Je ne vous parle pas des caprices, des régimes. Changer le mobilier parce que cela ne convenait pas à l’une et à l’autre, trop petit, trop grand, le mettre là et l’autre là-bas et changer de voiture parce que le temps passant l’arthrite s’en était mêlée et qu’il fallait plus de confort. La galère !..

En plus, elles aiment les pique-nique sur la plage, les barbecues sur la terrasse, le lèche-vitrine et dépensières avec çà, un collier par çi, un manteau par là. A moi de fournir. Le soir, vers 23 heures, la télévision leur casse les oreilles, je dois mettre un casque et couper le son pour leur permettre de dormir. Quand elles ne décident pas que je doive moi aussi aller me coucher, parce que c’est leur heure. Elles sont intelligentes, elles feraient de bonnes D.R.H. capables de valoriser et exploiter leur cheptel.

On n’a pas de contrat passé devant Monsieur le Maire, on n’est pas pacsées, c’est pire, on est attachées  à la même chaîne, celle de l’amour librement consenti jusqu’à notre dernière heure.

Quel est le meilleur ami de l’homme ?

fauteuilnounoute.jpg

Pour moi ce sont Peï N’Gan et Fripouille mes deux compagnes à quatre pattes chacune, l’une petite, l’autre très grande ….. ce sont « les chiennes » !

Je ne suis pas Mâame Titi, le canapé et le fauteuil, ce sont leurs meubles !

Publié dans contes et comptes | 2 Commentaires »

Le pape des escargots …..

Posté par lapecnaude le 7 janvier 2010

untitledpapedesescargots1.bmpAu hasard de mes étagères, parmi les livres entassés, mon regard est irrésistiblement attiré par cette histoire truculente, celle du « restant de la colère de dieu ». J’aime les conteurs, les récits tellement imagés de la vie d’autrefois, celles du temps de ceux que je n’ai jamais connu, mes grands-parents et arrières grands-parents.

Lui, c’est « La Gazette », nul ne se souvient de son nom, un chemineau qui va et vient en tous sens dans cette Bourgogne colorée, s’arrêtant ici et là pour donner des nouvelles en échange d’une pitance et d’un coin de paille. Il parcourt le massif morvandiau qui fleure bon les hauts vintages , Pouilly, Côtes de Beaune,Pommard, Meursault, il marche en invoquant ses ancêtres druides, mélange allègrement psaumes chrétien (qu’il a un peu corrigé, ce libertaire) avec les prédications celtes, les légendes avec l’histoire dans un savoureux langage du terroir.

Avec « le vicaire des lapins de garenne », « le chapelain des renards », « le chanoine des blaireaux » soit « le pape des escargots », c’est toute une philosophie qui s’annonce. Le suivre tentant d’éduquer son fils spirituel à la recherche d’une vérité, la sienne, nous fait revivre 10 siècles de l’histoire des Celtes (il n’est pas loin d’Alésia), des guildes, des fratries, des hanses, puis du compagnonnage de Maître Jacques et MaÎtre Basile, l’un tailleur de pierres, l’autre charpentier, d’un cathédrale à une autre.

Les méchants sont là aussi, sous les traits de « mécènes » des artistes, sorte d’escrocs qui parcourent les campagnes à la recherche de quoi satisfaire leur clientèle désabusée et ignorante du « beau savoir ». Le portrait est peu flatteur « haut comme une panouille de maïs », ils vont tenter d’exploiter son jeune prodige, vous ai-je dit qu’il était un sculpteur-inné ? La Gazette est confiant, n’a-t-il pas des siècles d’expérience, ayant été à tu et à toi avec les plus grands du Moyen-Âge ?

D’escargots, il en parle peu, de la Vouivre, çà oui, cette légende de femme terrassant des serpents lui sert de fil conducteur, comme si elle était enfouie sous la terre des vallons et des monts qu’il parcourt depuis des siècles en toute intimité. Ecolo avant l’heure, il regrette que l’autoroute coupe l’Ouche, la faisant passer dans du ciment, privant ainsi une partie des terres basses de son eau dit-il.Une grande promenade pittoresque à la rencontre des grands monuments des 12° et 13° siècles, Semur, Autun, Anzy le Duc, ces miracles de sculptures sur pierre, fruits du labeur et de la connaissance d’hommes simples comme « Bourguignon-le-Bien-Pensant ».

Qui n’a pas connu dans son pays un homme comme « La Gazette » ?  Le mien était surnommé « Bigophone », il allait sur sa mobylette, un cageot plein de coquillages  vendre sur le porte-bagage. Il était « pécheur à pied », commerçait avec les restaurateurs de la ville et s’en revenant s’arrêtait dans chaque bistrot où il avait connaissance. Il avait beaucoup de relations. Tout le monde craignait qu’il rate le virage du restaurant, sur la route qui mène à l’ile, et puis un jour c’est arrivé, on l’a retrouvé dans le canal… C’est çà la vie.

Pour tout dire, j’ai relu ce livre avec plaisir, m’évadant ainsi des « condoléances attristées pour la France » (manière de sauter sur le pauvre défunt et faire oublier les conneries en cours), sans oublier qu’on a encore eu droit … enfin mieux vaut pas le regarder. 

Publié dans Non classé | 1 Commentaire »

Les chinois, ah ! ces chinois …..

Posté par lapecnaude le 5 janvier 2010

voeux2010.jpgUne de leurs vieilles maximes et tout est dit !

Mais Bonne Année à tous  !

Publié dans Non classé | 3 Commentaires »

On n’est pas que des moules !

Posté par lapecnaude le 1 janvier 2010

A l’origine, personne n’aurait su dire si mon père était ma mère ou si ma mère était mon père parce qu’ils changeaient tout le temps de sexeliege1314a, çà les amusait follement, « Bonjour Madame … Au revoir Monsieur », cela durant un couple d’années. Mais un jour, ils d écidèrent de se fixer un peu (histoire de dire parce qu’ils étaient déjà bien accrochés) et de faire comme tout le monde : fonder une famille.

Mon père est de l’ethnie triploïde et ma mère de l’ethnie diploïde, ils n’habitent pas ensembles, ils sont locataires dans des H.L.M. de l’IFREMER, pas dans des boites à chaussures modèle courant (chambre 10 m2 etc…), non, dans de grands bocaux transparents. C’est presque pareil dans l’idée, parce qu’ils sont des centaines rangés l’un à côté de l’autre sur des tables, avec chacun un seul locataire. Ils ont tout le confort, climatisation, eau courante, livraison de nourriture à domicile, tout moderne quoi.

Papa est de « la haute », il TROIS paires de chromosomes, comme c’est un animal, on ne peut pas dire que c’est un O.G.M., maman est normale, c’est une diploïde modèle courant avec seulement DEUX paires de chromosomes, c’est logique  car c’est une femelle. Ils ont chacun un coeur et du sang, blanc ou incolore.

Leurs propriétaires, ce sont les gens du laboratoire où ils habitent, des ingénieurs spécialistes. Ces gens n’aiment pas maman quand elle a envie de faire des petits, car elle a du lait et elle maigrit, par contre les petits çà les intéresse, alors pour leur en faire faire souvent, en été, ils provoquent à papa et maman des envies de sexe (changement de température, orages simulés). C’est le bon temps pour çà, maman claque des valves, clac, clac, son petit coeur bat à toute vitesse et elle expulse violemment des millions d’ovules dans l’eau de son bocal. Drôle d’accouchement, on dirait qu’il y a de la fumée partout, c’est trouble. Papa, comme s’il entendait le signal, laisse filer ses spermatozoïdes dans l’eau du sien.

Normalement, dans la vraie vie des animaux marins, les ovules et les spermatozoïdes partent chacun de leur côté à la chasse à l’âme soeur, pas besoin de site internet de rencontres, c’est au hasard Madame la Chance, en se prenant une algue dans le pif ou une collision sur la route des courants. Là l’affaire se fait toute seule, pas besoin du Maire ou du Curé ou du Rabbin ou de l’Imam, t’es là, je suis là, on s’accroche, on est compatible, on fusionne et basta.

Là, on est obligé de passer par l’insémination artificielle, aspirer le liquide plein de spermatozoïdes avec une pipette et le mélanger dans le liquide où gémissent les ovules (c’est dur d’attendre). Après çà se fait tout seul, c’est la nature, on se fusionne, on se multiplie et de jour en jour on grandit, on devient un naissain (un peu comme une neursery de foetus).

Mais voilà, on est devenu des immigrés de deuxième génération (on n’a pas encore de sexe) on est nés à La Tremblade, département de la Charente-Maritime en France, donc droit du sol, et en plus ayant un papa triploïde et une maman diploïde on est devenus des TÉTRAPLOÏDES (4 paires de chromosomes), nous sommes Français malgré nos ancètres  portugais et japonais. Pour corser le cas, nous sommes censés être stériles, je ne vous dis pas comme çà fait baver les mercantiles qui nous bradent (à prix d’or) TOUTE l’année !

Voilà un genre de « mariage gris » qui devrait faire rèver notre grand chasseur d’immigrés, le sieur Besson, au fait je crois qu’il les aime sans lait, jeunes et bien faites, lui qui semble être un fin gourmet (c’est pas toujours dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes semble-t-il dire) il ferai vite fait voter une loi obligeant ce genre de mariage et nos députés si prompts à applaudir des mains et des pieds à chacune de ses éructations ne se tromperaient pas de bouton, ils aiment trop les gueuletons.

Qu’il se méfie quand même, les tétraploïdes arriveront bien à se reproduire, comme les petits d’immigrés et ce  sera  une aberration de la nature telle que Monsieur Besson qui confirmera la règle. La nature est bien faite quand même.

A TOUS « BONNE ANNÉE » 

Publié dans contes et comptes | 2 Commentaires »

 

Justina Angebury |
Réservation 2010 - Furet / ... |
sac à mots |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | to be or not to be
| le blog du Dr. Drake
| doc Dilo