LA FAUTE …. DES VAGUES

Posté par lapecnaude le 3 avril 2010

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Le 28 février dernier la conjonction de plusieurs facteurs a engendré une sorte de raz de marée sur la côte atlantique. La Vendée, la Charente-Maritime, les iles d’Oléron de Ré et d’Aix ont été balayées par une séries de vagues puissantes poussées par un très fort vent et provoquant l’inondation de centaines d’hectares de terres et de plusieurs centaines de maisons. Il y eut 53 morts et beaucoup, beaucoup de sans abris. Les digues ont été rompues par la puissance de l’eau, on était en marée montante à fort coefficient.

Les dégâts dans les ports, dans les établissements de mitilicultures et ostreicoles, dans les petites et moyennes entreprises, les fermes d’élevage de poissons en mer, dans les établissements d’accastillage et de fabrication et vente de bateaux, dans les marinas, les pontons étaient arrachés, les yachts du petit au plus grand poussés à la côte et endommagés, ont été énormes.

Des centaines de maisons ont été noyées, les habitants ayant été évacués en urgence en pleine nuit par les pompiers, professionnels, bénévoles et la sécurité civile ont été mis à l’abri par les services municipaux de chaque commune et des habitants qui étaient  hors-d’eau.

Au lendemain de la décrue (3 jours après pour certains, plus tard pour d’autres) chacun est venu constater les effets de cette tempête au joli nom de XYNTHIA, la désolation se lisait sur tous les visages, mais pas le découragement, plutôt de la colère, les digues étaient rompues, pourquoi, comment ?

Les digues ont rompu tout simplement par faute d’entretien, tout au souci d’augmenter le nombre des populations les responsables n’ont pas fait suffisamment pression sur les autorités compétentes pour pour obtenir les crédits nécessaires, çà c’était la première idée, mais il en existe d’autres. Dans certains cas on avait voulu, par souci d’esthétique assurer les digues de pierres blanche au lieu du grés gris et noir habituel et plus compact et plus lourd. Par manque de crédit dit-on ? Mais qui en est responsable ? et la valse commence, « c’est pas nous, c’est eux, non, c’est les autres … En tout état de cause, il y a des défenses à la mer qui datent de 1890, on en bien parlé en 1995 mais depuis …

Dans l’île de Ré, avec courage, les Cayens vignerons-agriculteurs-pécheurs et des bénévoles sont venus nettoyer les ceps du petit vin blanc si gouleyant avec des huîtres, n’espérant pas une belle récolte pour cette année et comptant déjà le nombre de pieds a replanter. Pas non plus de pommes de terre primeur AOC si fondantes en bouche au goût inimitable, le sel de la mer les ont détruites. Perdus les marais salants et les réserves de sel.

Détruits aussi, sur le continent, les champs de blé en pleine pousse, brulés, noyés. Il faudra plusieurs saisons pour que les terres et les marais redeviennent productifs et retrouvent leur état naturel.

Sans attendre, suivant les consignes données par les autorités et les assureurs, chacun s’est mis à gratter, nettoyer, chasser cette vase qui avait tout envahit, laver ce qui semblait être encore en état. Certaines maisons ne seront plus jamais habitables, d’autres ont mieux résisté et ont été habitée six ou sept jours après.

Le Préfet fait acte d’autorité et fait évacuer les campings installés illégalement depuis tant d’années. Mais où est la légalité là-dedans ?

Le Président de le République « en personne » est venu, a compatit, a promis …. des crédits, qui comme tout bon crédit d’Etat se fait attendre, il a quand même rencontré quelques sinistrés choisis, visité une maison quasi nettoyée et est reparti en ayant l’air d’être chagriné,  jusqu’à son avion … Je ne voudrais pas faire du mauvais esprit mais je sais que cela tache les mocassins la vase qui vient de la mer.

L’avaient accompagné,  le Président du Conseil Général-Ministre avec leur aréopage, celui-ci visiblement très ému, a assuré que des fonds seraient vite débloqués pour assister, dans l’immédiat les sinistrés. Pendant ce temps les colis de la solidarité nationale arrivaient en grand nombre et les secours étaient distribués par de gentils bénévoles. Solidarité, Fraternité d’abord.

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J.M. BLAS DE ROBLES – Là où les tigres sont chez eux

Posté par lapecnaude le 2 avril 2010

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Dans cet ouvrage Blas de Robles a écrit trois romans en un seul et une biographie suivant un système d’alternance, historique, aventure, socio-politique, allant du XVII° au XXI°siècle. Il nous conte sur un air de samba, un fond de cocaïne, de fumée d’herbe, de rythmes de macumba, dans une luxuriance de foret vierge amazonienne une histoire d’amour, une histoire d’aventure, une peinture de la décadence sociale d’un pays, le Brésil et Kircher.

Eléazard, son fil conducteur, est journaliste et écrivain, dans cette vieille ville d’Alcantara, peu de blancs et beaucoup de « natives », métis de tous les continents. Ses rencontres avec une femme venue d’Italie, belle et mystérieuse, arrivée là comment ? Elle ne le sait sait pas, elle fuit quelque chose, quelqu’un ou elle-même, qui saura jamais ? Son désir d’amour de Loredana, son espoir font la trame de cette histoire d’amour.

A part quelques articles sans grand intérêt qu’il adresse épisodiquement à son journal, il lui a été confié la charge d’écrire la biographie d’un jésuite du XVII° siècle, Anathase Kircher, savant pluridisciplinaire qui écrivit 39 livres sur des sujets divers dont plusieurs encyclopédiques. Cet érudit voyageait dans des contrées lointaines pour y étudier les habitants et leurs milieux. Kircher, outre ses récits de voyages dans des pays en cours d’évangélisation (il faisait partie de la compagnie de Jésus), abordait des « études » telles que la musique, l’acoustique (il inventa le cornet), la physique, l’optique (il se servait couramment d’un microscope rudimentaire de son invention), l’archéologie, la chimie (il expérimentait souvent sur lui-même les remèdes envoyés par ses frères missionnaires), la vulcanologie, l’astronomie (avec une préférence pour les planètes-soeurs de la terre, il avait d’ailleurs réalisé que l’univers n’était pas plat et risquait par là même sa vie, on était encore à la période de l’inquisition), les mathématiques, les sciences… Il abordait également des domaines plus ésotériques , tels que l’occultisme, l’éthique, la Kabbale.

Plus concret, en médecine, lors d’une épidémie de Peste à Rome, il crut identifier le vibrion de la peste (une espèce de vermicule dit-il) à l’aide de son microscope et parla le premier de prophylaxie en ordonnant les quarantaines, le brûlage des effets des morts, le port d’un masque anti-miasmes (l’époque n’était pas à la désinfection corporelle, on se lavait peu ou pas et cela a duré des siècles). C’était quand même un précurseur.

Esprit inventeur donc, polyglotte , ce prêtre de la Compagnie de Jésus ne voyait cependant ses travaux qu’au travers des idées de la scolastique traditionnelle (Dieu à créé, Dieu fait tout, tout dépend de Dieu).

Esprit encyclopédique, il crut avoir déchiffré les hiéroglyphes égyptiens, créant une fontaine avec Le Bernin (sculpteur) ornée d’un obélisque pour complaire au pape. Il connaissait l’écriture grecque, le copte, l’abyssin (?), le chinois (un peu), mais s’était complètement trompé sur l’égyptien, ce qui n’avait aucune importance à cette époque puisque celle-ci ne fut traduite de plusieurs siècles plus tard (Rosette). Néanmoins, il écrivit à l’usage de ses frères missionnaires un dictionnaire de latin-chinois, un récit de voyage en Chine (1660) et un projet de langage universel ancètre de l’espéranto.

A chaque chapitre de la découverte d’Athanase, au rythme de la traduction et de l’interprétation d’Eléazar, suit un morceau de sa propre vie, avec Loredana, l’inconnue du seul hôtel de la ville, le patron-cuisinier et sa compagne, Soledade, sa gouvernante trouvée dans la maison avec les meubles, chacun avec ses peurs, ses rêves et la samba, la macumba et ogum-fer et le rhum, le rhum, le rhum..

Ex-épouse Elaine, partie en expédition à la recherche de fossiles sur le fleuve Paraguay, aux prises avec des trafiquants de cocaïne, prisonnière des indiens guaranis, qui assiste au bout d’une longue marche-calvaire dans la jungle au suicide rituel de toute la tribu et de ses deux derniers compagnons.

De sa fille, Moéma, jeune paumée, camée, bisexuelle qui part en dérive avec des compagnons d’infortune.

De la décadence des élites brésiliens en période d’élection, face à une population démunie de tout, survivant à peine.

Il y aura des morts, des fuites, des incertitudes, du rêve…… mais y a-t-il des tigres au Brésil ?

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