RETRAITES

Posté par lapecnaude le 17 mai 2010

RETRAITES  :  un oubli qui en dit long ….


Dans son article << Financement des retraites : l'enjeu des cotisations patronales >>, Bernard FRIOT, professeur d’économie et de sociologie à l’université de Paris X écrivait : << On oublie toujours, quand on raisonne sur l'avenir des retraites, que le PIB progresse d'environ 1,6% par an, en volume, et donc qu'il double, à monnaie constante, en 40 ans. C'est pourquoi nous avons pu multiplier par 4,5 les dépenses de pension depuis 1960 >>. 

Pourquoi une information aussi déterminante est-elle censurée ?

 Parce que tout simplement un petit calcul facile montrerait que ceux qui nous dirigent nous prennent pour des demeurés. En effet : si aujourd’hui 10 actifs produisent un gâteau de 100 et qu’ils ont à charge 4 retraités. C’est 14 personnes qui se partagent un gâteau de 100. Ainsi la part de chaque personne est de (100 : 14 ) soit 7,14.

=  Si, dans quarante ans, 10 actifs produisent un gâteau de 200 et qu’ils ont à charge 8 retraités. Ce seront 18 personnes qui se partageront un gâteau de 200. Ainsi la part de chaque personne sera de (200 : 18 ) soit 11,1.

C’est limpide ! Il sera donc possible de financer des retraites au même niveau qu’avant leurs réformes à remonter le temps. De plus, la part de gâteau restante pour l’investissement et l’élévation du niveau de vie sera bien plus importante en 2040 (en monnaie constante).


Alors, où est donc le problème ?
Pourquoi cet acharnement à détruire un système qui fonctionne bien ? Parce que le système social français, mis en place par le Conseil national de la résistance (CNR) en 1945, met en rage les hommes d’affaires et les financiers pour des raisons évidentes.

Par exemple, il leur est impossible de réaliser des plus values <> sur 40% de notre part salariale (les fameuses cotisations sociales patronales) qui payent notre retraite et notre santé, en toute dignité et responsabilité. N’oublions pas que ces cotisations sociales représentent notre salaire différé qui est le fruit de notre travail. Il ne s’agit ni d’assistanat ni de charité patronale comme le laisse entendre une mauvaise propagande.


Et c’est bien là que se situe tout l’enjeu de leurs réformes : ils rêvent de faire main basse sur notre salaire différé.Pour s’emparer de cette <>, leur stratégie consiste à réduire nos droits pour nous contraindre, de plus en plus, à financer notre santé et notre retraite par des assurances privées.

Ils ont d’ailleurs commencé : les réductions de cotisations patronales se multiplient depuis 2002 et atteignent déjà près de 30 milliards d’euros chaque année. Combien de ces 30 milliards d’euros sont allés aux investissements productifs ? Combien d’emplois créés ? Quelle efficacité au regard des sommes englouties ? Quelle évaluation ? De plus, le fait que notre système fonctionne bien sans aller sur les tapis verts des casinos boursiers met en évidence l’inutilité et le rôle prédateur des acteurs de la sphère financière.

Ceci est confirmé de façon magistrale dans  » Le Monde Diplomatique » de février sous le titre : <>

4 Réponses à “RETRAITES”

  1. babelouest dit :

    La bourse ? Il y a longtemps qu’elle devrait être fermée. Et aussi il faudrait que tous les flux financiers soient soumis à autorisation, ce qui ennuierait certainement bien des traders, qui réagissent à la milliseconde.

    Ils l’auraient bien cherché, si on arrivait à imposer cet état de fait.

  2. barbiedrag dit :

    Ah les Francais et les maths… eh oui ma brave dame, avec l’inflation les salaires augmentent, mais les retraites aussi ! votre raisonnement revient à dire : gelons les retraites, et tout ira pour le mieux! en effet si aujourd’hui on versait aux retraités la même retraite qu’il y a 40 ans – pour mémoire le SMIC à l’époque était à 593 FF, soit 90 euros mensuels, c’est certain qu’en donnant cela à chaque retraité il n’y aurait pas de problème pour financer les retraites! mais c’est bête, les retraités veulent aussi bénéficier de la hausse du cout de la vie… donc on va devoir trouver autre chose, et choisir entre travailler plus longtemps ou recevoir moins!!

  3. babelouest dit :

    @ Barbiedrag
    Mauvaise pioche. Avec les gains de productivité, chaque actif rapporte de plus en plus, au-delà de l’inflation. Il suffit de mieux répartir les prélèvements, en particulier sur les gains obtenus sur les valeurs mobilières et surtout les produits dérivés, pour apporter ce qui manque.

    En fait, les modestes augmentations des retraites sont facilement couvertes par l’autre côté de la balance. Si le patronat accepte de jouer le jeu. Mais un gouvernement différent pourrait l’y contraindre.

  4. lapecnaude dit :

    @ Barbiedrag – Piètre raisonnement de gamin encore boutonneux, si les salaires augmentent par inflation, les bénéfices aussi, donc les retraites itou puisque le jeu consiste à les mettre en harmonie. Là où cela ne va pas, c’est quand on fait des « cadeaux » à certaines catégories d’exploitants : les restaurateurs par exemple … Je n’ai pas vu d’emploi créé dans ma règion pourtant si fournie en établissements de tourisme, et SURTOUT, je n’ai vu aucune baisse sur les cartes de menus !!!! si tous les acteurs du patronat bénéficiant des largesses de ce gouvernement de mariolles se conduisent ainsi, il est normal que la balance des cotisations soit déficitaire. Pour ma part, ma retraite à augmenté de 1,09 euros en 4 ans !!!!

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