DESTRUCTION D’UNE RACE : LES INSTITS !

Posté par lapecnaude le 14 juin 2010

banane.jpgEh oui, je n’ai pas pu résister … vous allez comprendre.

Monsieur Chatel ou plutôt Luc-Marie Chatel, 46 ans, marié, 4 enfants, est né aux États-Unis, d’un père Amiral de la flotte et d’une mère professeur de danse. Sa famille est originaire de la Haute-Marne, en pleine Champagne Pouilleuse (je connais, j’y ai vécu 15 ans), ils est né « avec une cuillère en argent dans la bouche ».

Il est bien malheureux, pour lui, pour nous qu’il n’ait pu bénéficier de l’enseignement de mon Maître d’école, Haut-Marnais, lui aussi. Il avait pris sa retraite … et moi j’étais sous d’autres cieux quand ce jeunot est arrivé. La différence de conception du mot « éducation » peut ainsi se comprendre.

Ce « gamin en or » a fait ses études secondaires au Lycée St Louis de Gonzague dans le 16ème arrondissement de Paris, on ne parle pas de ses études primaires, l’établissement qu’il fréquentait ne devait pas être coté. Suivi d’une maîtrise de sciences de gestion et un DESS de marketing. Ce qui est bien dans le marketing, c’est que d’une part on apprend à se vendre au meilleur prix et qu’en plus la matière englobe aussi bien les études « des désirs de consommation » que l’étude de »la mise en rayon et des avancées de gondoles » ( c’est sérieux, mais il n’y a pas que cela, il y a aussi le sondages et mille autres manières de faire faire du pognon tout en se satisfaisant soi-même). Ensuite, sur sa lancée, il devient DRH, Directeur des Ressources Humaines.

Alors là, c’est le ponpon, le nec plus ultra, le raffinement du cynisme de la gestion d’entreprise. Un technocrate (brasseur de papiers) calcule, estime, projette et considère une entreprise d’une façon virtuelle. Ce ne sont pas des humains qui forment la rentabilité d’une entreprise, mais des chiffres, bien alignés, en colonnes, des graphiques avec des lignes qui montent et qui descendent, d’où il doit ressortir un déséquilibre, en excédent bien sûr pour l’actionnaire ! Triste de n’être considéré que comme une variante d’ajustement … le travailleur coûte trop cher, alors on va le surcharger de travail en supprimant le voisin, d’un mail, d’une lettre juste signée d’un gribouillis. On ne peut enlever les outils, mais donc on peut gommer les pions, les hommes qui les font marcher, jusqu’à quand ?

Cet état d’esprit est important, car dans l’enseignement, les machines sont des humains, des gosses …

La carrière politique de notre quidam, sa pensée bien-pensante commence au Parti Républicain, sorte de Radicalisme de droite (là on a une pensée émue pour Christine Boutin), puis par Démocratie Libérale, partie éclatée de l’UDF tirant nettement sur la droite pour terminer à l’UMP, là où se trouve la galette.

En parallèle, il conforte sa position politique en étant élu Maire de Chaumont-sur-Marne (ou en Champagne comme ils disent maintenant), puis Vice-Président du Conseil Général de Haute-Marne (département qui eut pour Préfet et Sénateur un grand homme de gauche Edgar Pisani). Il a occupé un poste à la Consommation et au tourisme qui l’a mené au Ministère de l’Éducation Nationale, trois domaines qui semblent compatibles avec les connaissances de Luc Chatel …Porte Parole de gouvernement et ministre de l’anti-transparence, orfèvre de la langue de bois et des contre-vérités, il semble à l’aise dans ses baskets.

Est-ce que ses compétences de DRH ont quelque chose à voir avec son ministère de l’Education Nationale ? Il est vrai que supprimer encore 16.000 postes d’enseignants dans une administration exangue est une réelle performance ! Qu’importe, en bon élève danseur, un pas à droite, un pas à gauche, une volte, un entre-chat, la pièce commence.

« La question des moyens n’est pas la réponse aux problèmes de l’Éducation Nationale ». Cela veut dire quoi ? Que les mômes vont apprendre tout seul qu’en 1515 François 1er a gagné la bataille Marignan ? Qu’en 732, Charles Martel a battu les arabes d’Abd El Rahman à Poitiers ? (en ont-ils tiré toutes les conséquences de cette invasion là, quand on nous parle d’identité nationale, pas un « bon français » n’ose remonter jusque là), de toutes les matières enseignées, pas sûr qu’il imagine qu’elles soient nécessaires pour devenir cariste dans un super-marché (et le permis alors ?).

Alors il fait ce que font tous les DRH, on ferme, on délocalise les mômes, on vire les instits, on n’en a plus besoins puisqu’il n’y a plus d’écoles en campagne, on regroupe à charge aux municipalités d’assurer les transports bien sûr.

Seulement, voilà, virer un fonctionnaire titulaire, c’est dur, puisque les auxiliaires temporaires occasionnels le sont déjà, ceux-là ont un statut, ils font leur boulot et bien. Que leur reprocher ?

Là arrive le vice, la compromission, la veulerie de certains, qui forts de leurs petites prérogatives (attribuées non pas au mérite, mais arbitrairement, car être directeur d’école c’est avoir des charges en plus et bien peu d’avantages hormis le titre), flattés dans leur vanité par les suggestions ministérielles, donnant cours à leurs rancoeurs personnelles ils se transforment en délateurs zélés auprès de leur administration.

C’est bas, c’est très bas, ce sont des collaborateurs dévoués ! 

Luc Chatel oublie que les classes primaires françaises sont les plus chargées des pays riches (exception de la Corée du sud) et que les dépenses par écolier sont les plus faibles d’Europe. Pas plus tard qu’en 2006, deux chercheurs, Thomas Picketty et Mathieu Valdenaire ont démontré dans une étude commandée par … la Direction de l’évaluation du Ministère de l’Éducation que l’allègement d’un seul élève de l’effectif d’une classe conduit à l’amélioration notable de la moyenne des enfants, notamment en maths. Le Ministre d’alors, Gilles de Robien, l’a fait mettre au pilon (libération du 2/6/2010)

Cela explique le pas de danse de Luc Chatel, on ne dirige pas l’éducation nationale comme une entreprise de fabrication de shampoings, il s’agit d’enfants, de nos enfants !

Au fait, combien d’indemnités cumule Monsieur Chatel ?

Je ne suis qu’une grand-mère, ceci est mon opinion et pour ne pas la comprendre il faut
ÊTRE NÉ D’UNE BANANE ! …..
 

Une Réponse à “DESTRUCTION D’UNE RACE : LES INSTITS !”

  1. babelouest dit :

    Laisse éclater ta rage… je n’ai pas eu le temps de répondre plus tôt, bien que je t’ai lue dès hier soir, dès que ton texte a été en ligne. Il existe un vrai clivage, pis, un mur, entre ce troupeau-là et les vrais citoyens. Faut-il les plaindre, faut-il les blâmer, faut-il faire porter sur eux toute l’ire que leurs agissements peuvent provoquer ? Que nenni, sans doute. Balayer ces nuisibles, comme on passerait une feuille de papier sur une table pour en faire tomber une procession de fourmis, voilà ce qui reste à faire. Prendre des précautions bien sûr, ces insectes sont agressifs. C’est une autre espèce, celle des Iznogoudus Empaffus Ignorensis. Le vrai travail, ils ne connaissent pas. L’éducation leur est gavée dès le plus jeune âge, au point qu’ils ont le cerveau obèse et déliquescent. Ce sont des anomalies. Un jour ou l’autre (mais l’autre le plus souvent), la Nature se charge de rectifier ses erreurs, et renvoie les aberrations au néant d’où elles n’auraient pas dû sortir. Mais pendant ce temps-là des citoyens sont morts, par la faute de leur incompétence native.

    « Vous me mettrez deux Chatel, et un kilo d’oignons. Et une botte de persil. Merci. »

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