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SAISONNIERS – OMI – NOUVEL ESCLAVAGE ?

Posté par lapecnaude le 23 juillet 2010

lamy0127369.jpg   Logements de saisonniers immigrés, quelque part en Europe …..

Depuis 1945, l’introduction de travailleurs étrangers en France était officiellement le monopole de l’Office National d’Immigration (ONI), devenu en 1988, Office des Migrations Internationales (OMI). Conçu après la libération dans le but de transférer à l’Etat le contrôle sélectif sur une immigration jugée nécessaire en vue de la reconstruction du pays, l’ONI était censé remplacer l’ancienne Société générale d’immigration (SGI), émanation patronale du Comité des Forges créé en 1924. Mais pratiquement, en 1974, cette institution, dotée d’une autonomie financière, se chargeait, dans la majorité des cas, de régulariser après coup l’immigration « sauvage » et de percevoir une taxe au passage , « même l’entrée sans passeport peut-être régularisée, moyennant une redevance qui a valeur d’amende » et, paradoxe bien français, sert à financer l’ONI qui vit ainsi des dérogations à son propre monopole !

Selon le Ministère du Travail Français, le travail saisonnier se caractérise par « l’exécution de tâches normalement appelées à se répéter chaque année, à des dates à peu près fixes, en fonction du rythme des saisons  (récoltes, cueillettes, vendanges …) ou des modes de vie collectifs (tourisme …), indépendamment de la volonté de l’employeur. Les travailleurs directement occupés à des tâches saisonnières sont recrutés en CDD (contrat à durée déterminée) pour accroissement temporaire de l’activité de l’entreprise (art. L.1242.2 du code du travail), ou encore en contrats « OMI » pour les saisonniers étrangers.

Le contrat de travail – CDD – C’est obligatoirement un contrat écrit (pas question de contrat verbal et si c’est le cas, il est réputé conclu pour une durée indéterminée – CDI). Il doit être signé par l’employeur et le salarié, ce dernier devant en recevoir une copie. Le contrat doit indiquer clairement :
- les noms du salarié et de l’employeur (nom, adresse, code Naf et n° de Siret),
- la qualification du salarié et les tâches qu’il effectue,
- la rémunération du saisonnier et ses composantes (primes, logement, avantages en nature),
- le lieu de travail,
- les horaires et jours de repos,
- la convention collective ou l’accord interprofessionnel applicable,
- la date du début du contrat et la date de la fin de contrat ou la durée maximale du contrat en l’absence de terme précis.

Le salaire – La rémunération d’un saisonnier sous CDD y compris les jeunes effectuant un job pendant les vacances ou les travailleurs étrangers ne peut en aucun cas être inférieure au SMIC ou au minimum conventionnel (convention collective ou accord interprofessionnel) s’il prévoit plus que le SMIC. S’y ajoutent : les primes et avantages en nature s’il y a lieu et dans tous les cas les heures supplémentaires. Celles-ci donnent lieu aux majorations suivantes :
- 25 % pour les 8 premières heures au delà de 35 heures par semaine,
- 50 % ensuite, c’est à dire au delà de 43 heures de travail par semaine. Toutefois le paiement des heures supplémentaires peut être remplacé par un repos compensateur comme suit : repos de 1 heure 15 par heure majorée à 25 % ; repos de 1 heure 30 par heure majorée à 50 %. La rémunération minimale au SMIC est d’autant plus importante que la validation d’un trimestre en durée d’assurance retraite se fait à partir de 200 heures de SMIC, pas moins.

Expliquons maintenant les contrats OMI, ou CDD pour travailleurs étrangers.

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LES FEUX « D’ARTIFICES » DE NICO …..

Posté par lapecnaude le 14 juillet 2010

14juillet.gif  La « saison » parlementaire s’est achevée hier, nous laissant un arrière-goût de pourriture au fond de la gorge. Quand d’aucun vont s’en aller soit-disant rejoindre leur fief électif et leurs électeurs alors qu’ils n’y font qu’y passer et qu’ils s’ensauvent bien vite vers des lieux d’autres plaisirs (souvenez-vous, Mattéi, alors Ministre de la Santé, qui ne s’est pas déplacé alors que la canicule fauchait des petits vieux par milliers), les autres, les tête pensantes de la droite, doivent rester encore un peu pour éponger autant que faire se peut les dégâts de la dernière tourmente.

On fait le défilé, on s’est bien égosillé sur tous lémédias et dans tous les journaux qu’on a à notre botte que Woerth est sauvé … à voire … çà continue, car ils ne peuvent faire taire tout le monde et chaque jour nous amène sa provende de scandales. Gérard Filoche, sur son blog, nous rapporte 30 faits, sans calomnie, juste des faits bruts. Le soldat Woerth n’est pas sauvé.

Arnaud Montebourg, président du Conseil Général de Saône et Loire, dans un interview sur Médiapart appelle le P.S à « saisir la justice », pourquoi ? Parce que le rapport du patron de l’IGF n’est qu’un rapport de subordonné sur son supérieur et par là même sujet à plus que caution. < < Parce qu'il commence à se constituer sous nos yeux la preuve publique d'échange de services de complaisance, entre un ministre chef d'une administration fiscale, pourtant habituellement elle-même impitoyable avec les citoyens ordinaires, et les fortunes qui financent l'UMP, un système de trafic d'influence au stade industriel  assuré de son impunité. Nous sommes parfaitement fondés à demander la dissolution administrative de l'organisation "Le Premier Cercle" en raison de ses activités contestables.
Par ailleurs, le fait que le ministre du travail (ex ministre du budget- NDR) ait décidé de démissionner de ses fonctions de trésorier (de l'UMP- NDR) et son épouse de son poste d'employée de Mme Bettencourt est la double démonstration de la validité de nos soupçons de prise illégale d'intérêts, évoqués par plusieurs orateurs de notre groupe parlementaire (E. Guigou, B. Le Roux).
Il est pénalement interdit à tout dépositaire d'un pouvoir public d'avoir un intérêt quelconque dans une entreprise dont il a la surveillance. Or, nous sommes en présence d'un ministre du budget qui dispose de la surveillance particulière de la première fortune de France, et qui ne peut donc pas recevoir de financements directs pour sa propre association de financement. Ni même faire employer sa propre épouse par cette contribuable au pedigree unique, pesant 17 milliards d'euros de patrimoine. Car il est démontré qu'il y a eu surveillance effective, puisque son cabinet avait connaissance de la dénonciation de fraude fiscale par le parquet de Nanterre, au sujet du dossier Banier-Bettancourt.>>

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DE PROFUNDIS : LA MEDECINE DU TRAVAIL …

Posté par lapecnaude le 12 juillet 2010

01medecin480.gif Lettre de pétition des 1100 acteurs de santé au travail et des inspecteurs et contrôleurs du travail à :

Monsieur Eric WOERTH
Ministre du Travail de la solidarité et de la fonction publique

Bourg en Bresse, le 17 juin 2010

Monsieur le Ministre,

Voues êtes en charge du ministère du travail depuis quelques mois et vous n’êtes pas sans savoir qu’un projet de réforme de la santé est en cours.

La santé au travail des salariés a été confiée aux médecins du travail par la loi de 1946. Le coeur du métier de la médecine du travail, construit autour de cette loi et de la déontologie, consiste en l’accompagnement des personnes en souffrance et la mission de veille et d’alerte concernant les atteintes à la santé dues au travail.

Une réforme a déjà eu lieu en 2004 sous prétexte de pénurie médicale. Cette dernière, parfaitement réversible, a en effet augmenté la charge des médecins et diminué de facto la périodicité des visites médicales. Pourtant, au lieu d’entériner la situation, on pourrait stimuler recrutement, promotion et formation de médecins de travail indispensables à la prévention des maladies au travail.

On nous dit que vos services vont poursuivre dans le sens d’un projet en contradiction avec les études et avec les chiffres alarmants récemment publiés sur les cas de souffrance au travail.

Nous ne pouvons croire que vous allez poursuivre dans la logique gestionnaire et dans le seul intérêt des employeurs, couvrir leur responsabilité en matière de gestion des risques, alors qu’il y a urgemment besoin de transformations qui soient favorables à la santé des salariés et que celle-ci n’a jamais été aussi dégradée depuis ces 15 dernières années.

Le projet que le Medef veut imposer depuis 2009, contre l’avis de 8 syndicats sur 8, et que M. Darcos, votre prédécesseur, envisageait de reprendre, prévoit entre autres, l’intégration d’infirmières dans les Services de Santé au Travail. Nous sommes favorables à l’entrée des infirmières si elles viennent étoffer les équipes mais pas si cela rentre dans une logique comptable où elles viennent remplacer les médecins, ce qui serait une régression. Les médecins sont qualifiés et protégés, pour exercer leur mission avec une indépendance qui d’ailleurs devrait être confirmée davantage au plan juridique et pratique. Ce ne serait pas le cas des autres acteurs y compris des infirmières. Cela contribuerait à éloigner le médecin de la parole des salariés dans une pure logique gestionnaire que les services de santé au travail (SST) sont déjà en train d’exploiter avant que la loir soit promulguée.

Toute médecine de prévention réelle au travail exige qu’on garantisse une périodicité annuelle de la « visite » avec le médecin dont l’indépendance est la clef de l’efficacité. Or on est passé à une visite tous les 2 ans et le Medef propose un espacement à 4 ans, ou 3 ans. Aucune médecine de prévention n’a plus de sens dans ce cas. Des « secteurs » seraient considérés « à risques » et d’autres pas : or les risques cardiaques et vasculaires aggravés par l’intensité de la productivité, le stress, la souffrance au travail, les risques « psycho-sociaux », concernent aujourd’hui TOUS les secteurs d’activité et ils tuent bien plus, désormais, que les coups de grisou et les machines dangereuses. France-Télécom est une entreprise à risques comme la sidérurgie et le bâtiment.
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LA DICTATURE DES CHIARDS …

Posté par lapecnaude le 10 juillet 2010

loupiot.gifC’est pas qu’ils soient nombreux, mais comme disait l’auvergnat « quand il y en a un, çà va, c’est quand il y en a beaucoup …. » Je parle de certains enfants « problématiques » (langage politique) qui …

C’était avec émotion que j’évoquais les années passées avec mon instituteur; les gouvernements passants, le siècle passant, puis les réformes, les sur-réformes, toutes choses qui nous amènent aujourd’hui à un pénible constat.

Cette Education Nationale qui était le creuset de la formation intellectuelle, humaine, démocratique de la jeunesse et du devenir de notre pays est devenue le terrain de jeu des apprentis en politique, des ratés de la même, des placements de faveur du résident principal en activité, chacun voulant y laisser son empreinte en inventant une loi chaque fois plus loufoque que la précédente mais qui portera son nom. Et dans ce bourbier pataugent avec bonheur des chiards, des morveux, des morpions certes pas en nombre conséquent, mais noyés dans la masse, ils perturbent, dérèglent et chambardent impunément l’apprentissage de la majorité des jeunes.

Que dire de ces chérubins qui se permettent d’injurier, de frapper, de mordre leur institutrice ? Que faire lorsqu’un de ces petits « enfant de choeur » ayant happé goulûment un morceau du bras de sa maitresse, pris d’une rage extrème, serre encore plus fort les mâchoires et ne veux pas lâcher ? Dans les cris, les bousculades, qu’une collègue de l’institutrice intervienne et oblige « manu militari » le petit « ange » à cesser ses gamineries,  puis l’envoie chercher de quoi se contenter chez le directeur de l’école, n’a rien d’étonnant.

Voyons juste le problème, quand, dans une classe de 28 élèves, un loupiot de 10/11 ans se permet de cracher, d’insulter (et ils connaissent mieux les gros mots que la conjugaison) ou de jeter à la tête de son maître tout ce qui passse à portée de sa main, ceci plusieurs fois par semaine, c’est qu’il y en a un de problème. L’instituteur n’a aucun moyen direct d’auto défense, sauf la parole, et encore, il ne faut surtout pas appeler l’impétrant  »banane » (décidément, je n’en sors pas) ou « âne bâté » ce serait traumatiser le pauvre petit. Il ne peut pas appeler non plus le psychologue scolaire, ni un médecin, seuls les parents qui ont mis au monde ce garnement ont seuls la responsabilité de son éducation … si un serpent en avait, il se les mordrait … de rire !

Vous en conviendrez avec moi, si mon enfant se conduisait comme cela, je commencerais par me poser des questions. Eh bien non, il existe des défenseurs d’enfants-bourreaux : les parents. Ils ne sont pas gènés que leurs mômes refusent, tout au long de l’année scolaire, la discipline du travail en commun, l’apprentissage des bases des connaissances nécessaires à leur vie future, ils n’ont pas le temps, il faut que l’enfant mûrisse, que son caractère se forme naturellement, qu’il leur foute la paix aussi. Et puis, les instituteur n’ont qu’à faire leur travail, ils sont payés pour cela, avec nos impôts en plus (surtout dans le cas où ils ne sont pas eux-même imposables), des feignants qui sont tout le temps en vacances en nous laissant nos gnards sur les bras !

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MORT POUR LA GLORIOLLE D’UN PETIT CHEF ! …… AFGHANISTAN

Posté par lapecnaude le 7 juillet 2010

4 5

C’est le 45ème soldat français mort en Afghanistan, il faisait partie du 13° Régiment du Génie.

Il est mort des suite des blessures reçues lorsque son véhicule à sauté sur une mine artisanale alors qu’il effectuait une reconnaissance de terrain au nord-est de Kaboul.

Pendant ce temps, le ministre des armées Morin limogeait le Général Desportes, chef du Contingent Français des troupes de l’OTAN au prétexte d’un manquement à ses obligations de réserve … imitant ainsi l’américain Obama qui en avait fait de même pour le Général McChrystal peu auparavant. Même motif, même punition.

Lors d’un interview donné au « Monde », le Général Desportes (38 ans de services) avait émis des critiques et des doutes quand à l’issue de ce conflit. Mais la « Grande Muette » doit rester muette, et le péquin, qui n’a certes pas fait l’école de guerre et ne peut encore moins se targuer de connaître la stratégie autre que celle de la politique l’a viré.

 

Si le Commandement militaire n’a pas voix au sein du Commandement des Troupes de l’OTAN, s’il n’a pas voix au sein du gouvernement de son pays, QUE FAIT-IL LA-BAS, SINON SE FAIRE TUER … POUR LA GLORIOLLE  ? 

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COULEURS CARAIBES …..

Posté par lapecnaude le 7 juillet 2010

antiracisme.jpg

Est-ce pour provoquer une « zoreye » qu’il croit ignorante que Toutoufo (du Lamentin en Martinique, je crois) m’a demandé si je voulais réveiller un conflit racial dans les îles lorsque j’ai publié l’article sur les « bananes chlordéconnées et les békés ».Ce n’était pas mon propos, et « zoreye » je suis, parce que je suis née comme cela, tout comme lui (ou elle) est né(e) comme il(elle) est. Nous sommes de la même race, des humains … mais pour vous illustrer la chose, lisez ce qui suit. Je ne me flatte pas d’avoir écrit les extraits cités, je les ai trouvés savoureux, pertinents, impertinents, parfois logiques dans leur illogisme, sorte de philosophie de comptoir où l’on bois le ti-punch ou le pété-pied. Une conversation entre « natives » à la suite d’une enquête d’un grand quotidien sur l’idée que se font les « métros » des antillais et vice et versa …

Inconnu -  Français de souche africaine, çà fait métro ? ou peut-être souchien français exclusivement qui fait métro … pourquoi un corse n’appelle-t-il pas un parisien métro ? Vous ne trouvez pas que dire métro c’est trop vous rabaisser ?

Larosse – Métro, métropole, il s’agit bien là d’un vocabulaire daté de la période coloniale, utilisons tout simplement les mots « français de l’hexagone ».

Clône – La seule différence avec l’ère coloniale, avant 1946, c’est que le gouverneur ne porte plus de casque (….) en tous cas ne confondons pas les Métros et les Hauts-Maîtres …       (….)

L’argumenteur – Stop à l’hypocrisie ! Les dénominations békés et zoreys sont des réalités que personne ne peut nier car elles recouvrent des comportements « particuliers » et grégaires.
- Nos mulâtres « historiques » ont eux-même en quasi-totalité perdu leur pouvoir économique et s’accrochent à l’image d’un Parfait, ils ont encore des comportements de classe, et continuent de se marier entre eux, se déchirent pour un petit bout d’héritage qui leur permettrait de garder quelques semblants d’attributs de classe : une villa créole, un bateau, un 4×4, (mé ayen pa la). Ils ont perdu à la fois le terrain politique, ils étaient souvent maires, députés, ils ont perdu le pouvoir économique (commerces, distilleries), le pouvoir intellectuel, ils étaient LES professions libérales (notaires, avocats, dentistes, architectes ect…)
- Et les nègres sont là à se chercher, certains se trouvent par le travail, par les études, par la politique aussi.
Les grands perdants des 50 dernières annés en Martinique sont les mulâtres, le Maire en ce moment leur offre une opportunité de revenir à la « lumière », mais c’est encore pour tenter de paraître vivant. Ils ont été bouffés de partout par les zoreys débarqués dans le commerce, par les nègres sortis des lycées qui ont fait des études, par les békés qui ont repris certaines de leurs activités dès lors qu’ils ont laissé l’habitation et la canne, et aussi par leur comportement anti-nègres qui les a souvent empêché de collaborer avec la bourgeoisie noire naissante.

L’intellectuel – Derrière les jugements que nous avons sur les autres, « métros » ou « békés », il y a à soulever le couvercle entre nous, dont on pourrait se demander si cela ne revient pas à créer un appel d’air favorable aux « autres ».      (…)

(?) – En poussant la chansonnette un peu plus loin, il y a donc les noirs, les un peu moins noirs, les encore moins noirs, les bronzés, les « français de l’hexagone », les békés, les ….. C’est quoi ce racisme primaire ?     (….)

- L’argumenteur – Larosse a écrit : « en tous cas ne confondons pas les métros et les hauts-maîtres » … Les distinguer ne change rien à ‘affaire, ce sont des « ennemis » au même titre.         (….)

- Lefilou – La relation entre noirs et mulâtres est précisément notre point faible mais en même temps on pourrait se demander si cette distinction correspond bien à une réalité du passé, ou si elle ne serait pas plutôt une construction récente, factice et condamnée.

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UNE HISTOIRE QUI CHLORE …DECONNE !!!

Posté par lapecnaude le 4 juillet 2010

charancon.gifUn encart dans le « Canard » du 30.6.2010 relayant un article du « Monde » du 24.6 concernait le scandale du chlordécone aux Antilles. C’est une vieille affaire qui avait été évoquée lors des grèves de pwotifastion et les interviews qui ont suivi.

Le chlordécone est un produit phytosanitaire pesticide organochloré de la famille du D.D.T. Il est persistant, non dégradable et a une durée de vie de plusieurs centaines d’années. Il a pour but d’éradiquer le « charançon du bananier » (voir illustration ci-dessus). Découvert en 1951, produit en 1958 aux États-Unis, il a été interdit dans ce pays en 1976 à la suite d’incidents graves (atteintes à la santé des ouvriers) à l’usine de fabrication de Hopewell en Virginie.

A partir de 1981, et à la demande des producteurs de bananes antillais (Békés), la fabrication du chlordécone à repris au Brésil et été importée par la Société antillaise Lagarrigue. Interdit en France en 1991, on en a autorisé l’utilisation (en raison des stocks) jusqu’en septembre 1993. En fait, celle-ci a perduré jusqu’en 2007 avec des concentrations allant jusqu’à 100 fois la norme ! Il aura donc fallu plus de 30 ans …..

Personne au gouvernement ne s’est ému du fait que 48,89% des terres agricoles utiles de Guadeloupe et 58,90% de Martinique étaient devenues dangereuses, sans oublier les nappes phréatiques, car TOUT est empoisonné.

L’impact de cet empoisonnement a été énorme sur le niveau de vie des habitants, car tout légume-racine comme la patate douce, la dachine, la carotte, le choux caraïbe, l’igname, mais aussi les légumes poussant près de la terre (sur tige) comme les melons, les pastèques, les giraumons, la cive, le persil, la banane ti-nain et même la banane-fruit (celle qui est exportée) etc… qui sont les produits de pays les plus couramment consommés sont devenus impropres pour l’humain.  De plus, une bio-concentration de la viande et des poissons est certaine via la chaîne alimentaire. Ce qui oblige l’achat de produits de substitution importés et très chers.

Les îles Martinique et Guadeloupe sont à la fois semblables et différentes, par les fait des origines de leurs populations, le fait de la diversité de leur environnement (forêt primaire, terres agricoles, mangroves, montagnes, récifs coralliens). Leurs populations respectives sont de 397.730 habitants (soit 353 h. au km2) pour la Martinique (dont 5% be békés, blancs-origine) plus 7370 immigrés, recensement de 2007 pour une superficie de 1100 km2 et de 405.500 habitants (246 h. au km2) plus 40.000 immigrés (environ, essentiellement des haïtiens), recensement de 2008 pour une superficie de 1860 km2.

Des études de l’AFSSA depuis 2007 il ressort que les ouvriers exposés de manière chronique à ce pesticide (donc par contact) ont été victimes de problèmes neurologiques, d’effets toxiques sur le foie, ainsi qu’une action de délétion sur la spermatogénèse (perte d’un fragment de chromosome du spermatozïde), d’atteinte rénales. C’est un cancérogène possible chez l’homme (risque augmenté de 2,5 du cancer de la prostate) et un perturbateur endocrinien (féminisant car mimant les oestrogènes). Actuellement près de 80.000 personnes habitent dans les zones où les sols sont contaminés et au moins 13.000 absorbent chaque jour , en mangeant des légumes qu’ils cultivent ou achètent au marché une quantité de chlordécone dépassant la valeur toxicologique de référence, soit 0,5ug/kg/j.

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