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MAHOMET, LES HADITHS … et la CHARIA

Posté par lapecnaude le 26 novembre 2010

chameliertouareg.jpg  Les paroles du Prophète sont des fleurs … que chacun cueille selon son bon plaisir …. 

Au VIII° siècle, soit 200 ans APRÈS la mort de Mahomet, un Imam rassembla un ensemble de « hadiths », ou paroles du Prophète. Ces paroles avaient suivi la tradition orale de l’époque et provenait de toutes part, les compagnons de Mahomet en avaient transmis à leur entourage qui les avaient répétées, Aïcha, son épouse en avait fait autant, et après tout ce temps l’Imam considéra qu’il était temps d’effectuer un travail de recollement et de classification selon les questions de jurisprudence posées à l’époque et traitées SELON SON AVIS PERSONNEL.

En fait, ces hadiths n’ont comme origine, non la parole même de Mahomet mais la transcription de faits ou de situations l’impliquant et transmis ainsi de génération en génération avec les ajouts et les déformations naturelles de ce mode de transmission, ils sont donc, pour la plupart suspects.

Un calife (Al Rachid) proposa de faire du recueil de cet imam une référence unique, enfin une base pour émettre des lois. L’imam refusa « cela n’est pas possible, dit-il, car les compagnons du Prophète se sont dispersés après sa mort et ont tous rapportés des hadiths, les gens de chaque ville qu’ils ont traversée en connaissent des différentes « . Il n’était pas sûr du tout que ces faits et paroles rapportés étaient parfaitement véridiques, donnant par là un exemple d’intégrité et de relativisme qui ne fut pas suivi.

Sa démarche fit cependant des émules, qui se formèrent en « écoles » ou « courants de pensées » qui reprirent son initiative et d’après les différents recueils réunis les transformèrent en un livre unique appelé  » LA CHARIA »  (la Voie), ils codifièrent ainsi les récits et les interprétèrent chacun à leur façon. Selon chaque Calife, l’interprétation guidée le plus souvent par des INTÉRÊTS POLITIQUES, négligea certains textes et en privilégia d’autres. De ce fait, il existe autant de Charia que de mouvements et de pays.

Le schéma directeur de chacune de ces charias détermine pour chaque fidèle ce qui est obligatoire (le respect des piliers de l’Islam), ce qui est recommandé (le mariage), ce qui est indifférent, ce qui est blâmable mais non interdit (le célibat ou le divorce) et ce qui est interdit (le meurtre, le vol …) et les tabous alimentaires.

Les hadiths n’ont pas de force de parole divine directe et ne sauraient remplacer « le texte qui se suffit parfaitement » (le Coran) et faire état d’éléments (par exemple de sanctions) qui n’existent pas « ce serait privilégier la parole d’homme, si sage fut-il, à celle de Dieu ».

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DAME KHADIDJA – PREMIERE FEMME MUSULMANE

Posté par lapecnaude le 22 novembre 2010

harem.jpg    Depuis plus d’un an la presse, les hebdomadaires, les radios, les médias nous ont rebattus les oreilles avec cette fameuse histoire de voie islamique. Les uns étant pour libérer la femme musulmane d’une soumission à l’homme, les autres y voyant un machisme de mauvais aloi, le reste pour créer l’évènement et s’en servir à de fins pas très … catholiques eût dit un de mes camarades.

 

Mais personne n’a demandé l’avis d’une musulmane ? la première concernée après tout, voici celui de Nassira BELLOULA, journaliste et écrivain algérienne fort renommée qui nous a pertinemment redéfinit l’histoire de la femme musulmane depuis son premier jour :

La femme musumlmane soumise à une doctrine dictée par les hommes devra prendre exemple sur les premières dames en islam pour revendiquer ses droits

Les femmes en islam ont-elles toujours été soumises, voilées, écartées de toute décision intime ou publique ? Quatorze siècles après l’avènement de l’islam, elles restent tributaires des interprétations que font les hommes du texte coranique. Entre la parole divine, les communications orales (hadiths) de Mohamed et les traditions, elles ne trouvent plus de place dans les sociétés d’aujourd’hui. Finalement ont-elles fait des progrès dans l’affirmation de leurs droits ? Ou bien ont-elles abdiqué devant tant de difficultés ?

Aujourd’hui peu de femmes musulmanes réussissent à concilier religion, famille et carrière. Leurs conditions se sont davantage compliquées avec la montée de l’intégrisme radical. Le voile, le mariage précoce, la polygamie, la soumission rythment leur vie.

Le port du voile devient polémique. Il est réglé à coups de lois dans certains pays occidentaux tandis qu’il revient en force dans les pays musulmans. Finalement le voile est-il un problème ? Une entrave à la liberté individuelle ? Or, selon de nombreuses associations féminines, ainsi que des études menées sur le terrain (Rachda en Algérie – Africa – Ni putes ni soumises – le Cercle d’Études de Réformes Féministes – le livre de Nacira Guenif Souilamas « Des Beurettes aux descendantes d’immigrants nord-africains, éd. Grasset), les filles voilées abandonnent plus vite leurs études. Elles se marient de plus en plus jeunes et acceptent d’être seconde ou troisième épouse. Elles sont plus enclines à la soumission et à la manipulation. L’Iranienne Chahdort Djavann, auteur de « Bas les voiles ! » paru aux éditions Gallimard, dénonce la complaisance idéologique qui entoure le port du voile. «  »le port du voile met l’enfant ou la jeune adolescente sur le marché su sexe et du mariage, la définit essentiellement par et pour le regard des hommes, par et pour le sexe et le mariage »". L’écrivain rajoute «  » Quand on voile une petite fille, on lui inculque la culpabilité des sa sexualité féminine. On lui dit que ses cheveux et les formes de son corps peuvent à tout moment faire perdre le contrôle de soi aux hommes »".(NDLR: il nous faudra revenir sur ce « on »).

La femme musulmane aurait-elle évolué autrement si elle avait pris sa destinée en mains. Pourtant, les exemples de femmes musulmanes ayant lutté contre l’obscurantisme sont nombreux. Certaines figures emblématiques du combat féminin ont été effacées de la mémoire collective pour une meilleure emprise sur la femme. Pourtant, il suffit de jeter un regard sur le passé pour trouver les éléments essentiels aux revendications féminines d’aujourd’hui. Les premières dames de l’islam sont un exemple de progressistes et de visionnaires ayant pris des positions fermes sur des questions qui s’imposent aujourd’hui comme la polygamie , le voile, le travail féminin, le partage des tâches, le mariage etc …

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QU’Y A-T-IL AU FOND DU POT ? – petite chronique

Posté par lapecnaude le 11 novembre 2010

borlooavecmais.jpgpotdechambre1.jpgfillon.jpg

 

 

 

ON S’EN BAT L’OEIL  !

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DANS LES MALADIES NON RENTABLES : LES BILHARZIOSES

Posté par lapecnaude le 11 novembre 2010

typhas.jpgbilhaziose.bmp    76 pays – 200 millions de sujets infectés – 800.000 morts chaque année …

Voilà le résultat de ces maladies parasitaires liées directement à l’eau.

Pas rentables ces maladies ? Non, pour les grands groupes pharmaceutiques ces endémies ne frappent que les populations du « monde où on ne récolte pas d’argent à la pelle grâce à des gouvernements pourris », pas que ceux-ci ne le soient plus ou moins qu’en Europe, non, mais ils sont PAUVRES (en majorité). Ces pays où la vie d’un humain ne vaut que ce qu’elle peut rapporter quand on sait l’exploiter.

Les bilharzioses (elles sont réparties en 3 groupes distincts) sont causées par un ver plat, le schistosome ou bilharsie (voir photo), dont l’habitat est l’eau douce, stagnante si possible. Sa vie est d’une vingtaine de jours, mais durant ce temps ses ravages sont immenses.

Le schistosome est donc endémique (stat.2008) dans 76 pays. La région africaine regroupe 92% de ses cas dans 42 pays (là où il y a fleuves notamment), dont Madagascar. Dans la région des Amériques, le Brésil compte plus de 95% des personnes atteintes du continent. Dans l’asie du sud-est, un seul foyer d’infection, l’île de Sulawesi. Dans le pacifique occidental, 4 pays, la Chine, le Laos, le Cambodge et les Philippines ont des programmes de lutte, mais 97,3 % des personnes traitées en 2008 étaient Chinoises…

Les schistosomes ou bilharzioses représentent la deuxième endémie parasitaire mondiale après le paludisme. Le cycle se présente ainsi, l’humain infecté rejette des oeufs dans ses urines et dans ses fèces, ces oeufs libèrent des embryons qui se fixent dans des mollusques (genre escargots d’eau douce) il y deviennent des larves, ces larves vont ensuite pénétrer directement sous la peau de l’humain, migrent par voie circulatoire, gagnent le territoire mésentérique (intestinal) inférieur et deviennent adultes. Les femelles pondent des milliers d’oeufs par jour dans les veinules des organes profonds, les oeufs migrent au travers d’un organe creux (vessie, intestin) et sont évacués par les voies dites naturelles. Pas tous, car certains restent dans les organes tels que le foie, les reins, le coeur … ils ont atteint leur vraie destination.

Il existe 3 groupes de schistosomes, un seul est un parasite strictement humain, le schistosome haematobium. Le  S. mansoni  infecte différents mammifères (singes, bétail, rongeurs …), leS. mekongi les chiens et les porcs, leS. japonicum les buffles.

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