DANS LES MALADIES NON RENTABLES : LES BILHARZIOSES

Posté par lapecnaude le 11 novembre 2010

typhas.jpgbilhaziose.bmp    76 pays – 200 millions de sujets infectés – 800.000 morts chaque année …

Voilà le résultat de ces maladies parasitaires liées directement à l’eau.

Pas rentables ces maladies ? Non, pour les grands groupes pharmaceutiques ces endémies ne frappent que les populations du « monde où on ne récolte pas d’argent à la pelle grâce à des gouvernements pourris », pas que ceux-ci ne le soient plus ou moins qu’en Europe, non, mais ils sont PAUVRES (en majorité). Ces pays où la vie d’un humain ne vaut que ce qu’elle peut rapporter quand on sait l’exploiter.

Les bilharzioses (elles sont réparties en 3 groupes distincts) sont causées par un ver plat, le schistosome ou bilharsie (voir photo), dont l’habitat est l’eau douce, stagnante si possible. Sa vie est d’une vingtaine de jours, mais durant ce temps ses ravages sont immenses.

Le schistosome est donc endémique (stat.2008) dans 76 pays. La région africaine regroupe 92% de ses cas dans 42 pays (là où il y a fleuves notamment), dont Madagascar. Dans la région des Amériques, le Brésil compte plus de 95% des personnes atteintes du continent. Dans l’asie du sud-est, un seul foyer d’infection, l’île de Sulawesi. Dans le pacifique occidental, 4 pays, la Chine, le Laos, le Cambodge et les Philippines ont des programmes de lutte, mais 97,3 % des personnes traitées en 2008 étaient Chinoises…

Les schistosomes ou bilharzioses représentent la deuxième endémie parasitaire mondiale après le paludisme. Le cycle se présente ainsi, l’humain infecté rejette des oeufs dans ses urines et dans ses fèces, ces oeufs libèrent des embryons qui se fixent dans des mollusques (genre escargots d’eau douce) il y deviennent des larves, ces larves vont ensuite pénétrer directement sous la peau de l’humain, migrent par voie circulatoire, gagnent le territoire mésentérique (intestinal) inférieur et deviennent adultes. Les femelles pondent des milliers d’oeufs par jour dans les veinules des organes profonds, les oeufs migrent au travers d’un organe creux (vessie, intestin) et sont évacués par les voies dites naturelles. Pas tous, car certains restent dans les organes tels que le foie, les reins, le coeur … ils ont atteint leur vraie destination.

Il existe 3 groupes de schistosomes, un seul est un parasite strictement humain, le schistosome haematobium. Le  S. mansoni  infecte différents mammifères (singes, bétail, rongeurs …), leS. mekongi les chiens et les porcs, leS. japonicum les buffles.

Leur hôte intermédiaire, mollusque de genre différent selon les cas (qu’il ait une coquille ronde ou pointue, ne change pas grand chose à son rôle), vit dans l’eau et ne vit que grâce à un végétal « le typha », sorte de « roseau à massette », raciné par rhizomes qui infestent les retenues d’eau crées par les barrages sur les grands fleuves. D’un développement rapide ces plante couvrent des surfaces telles que 400.00 hectares en Mauritanie ou 120.000 hectares au Sénégal. Pratiquement impossibles à éradiquer pour des raisons certainement écologiques (destruction de biotope etc…) seul le Sénégal a lancé une opération de fauchage permettant de transformer ce fléau en charbon de bois soulageant ainsi la pression sur les forêts.

Les formes de bilharzioses atteignent TOUS  les organes vitaux.  Il n’est pas utile de décrire les symptômes caractéristiques de cette parasitose, mais il faut savoir que jusqu’à présent IL N’EXISTE PAS DE VACCIN AUTORISE, seuls quelques médicaments pouvant s’attaquer en traitement curatif de certaines bilharzioses sont applicables, mais ils nécessitent un suivi précis difficile à réaliser en milieu défavorisé, surtout avec le peu de moyens disponibles. Qui plus est, pour obtenir un résultat il nécessite un dépistage PRECOCE, donc …

A ce jour, un vaccin est en préparation, depuis une dizaine d’années et après des difficultés plus que nombreuses étant donné le peu d’intérêt que suscite la santé des populations atteintes auprès des grands groupes pharmaceutiques. Les études en sont dirigées par le Docteur RIVEAU, d’une ONG qui avec l’aide de lINSERM, de la Région Nord-Pas-de-Calis, de l’Institu Pasteur et d’autres services régionaux a réussi a parvenir au stade des tests humains. 250 petits enfants Sénégalais portent en eux l’espoir de 200 millions de pauvres gens.

Restera ensuite à faire accepter le résultat par les « pontes » de l’OMS (quand on a vu le ratage de leur dernière alerte mondiale avec le HINI, on essaie encore de rêver) et de trouver des fabricants qui n’essaieront pas de « sucer le reste de moelle » de ces malheureux.

Quand aux services de Santé Gouvernementaux … ils fouettent d’autres chats n’est-ce pas ?

 

Laisser un commentaire

 

Justina Angebury |
Réservation 2010 - Furet / ... |
sac à mots |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | to be or not to be
| le blog du Dr. Drake
| doc Dilo