LA DICTATURE DES CHIARDS …

Posté par lapecnaude le 10 juillet 2010

loupiot.gifC’est pas qu’ils soient nombreux, mais comme disait l’auvergnat « quand il y en a un, çà va, c’est quand il y en a beaucoup …. » Je parle de certains enfants « problématiques » (langage politique) qui …

C’était avec émotion que j’évoquais les années passées avec mon instituteur; les gouvernements passants, le siècle passant, puis les réformes, les sur-réformes, toutes choses qui nous amènent aujourd’hui à un pénible constat.

Cette Education Nationale qui était le creuset de la formation intellectuelle, humaine, démocratique de la jeunesse et du devenir de notre pays est devenue le terrain de jeu des apprentis en politique, des ratés de la même, des placements de faveur du résident principal en activité, chacun voulant y laisser son empreinte en inventant une loi chaque fois plus loufoque que la précédente mais qui portera son nom. Et dans ce bourbier pataugent avec bonheur des chiards, des morveux, des morpions certes pas en nombre conséquent, mais noyés dans la masse, ils perturbent, dérèglent et chambardent impunément l’apprentissage de la majorité des jeunes.

Que dire de ces chérubins qui se permettent d’injurier, de frapper, de mordre leur institutrice ? Que faire lorsqu’un de ces petits « enfant de choeur » ayant happé goulûment un morceau du bras de sa maitresse, pris d’une rage extrème, serre encore plus fort les mâchoires et ne veux pas lâcher ? Dans les cris, les bousculades, qu’une collègue de l’institutrice intervienne et oblige « manu militari » le petit « ange » à cesser ses gamineries,  puis l’envoie chercher de quoi se contenter chez le directeur de l’école, n’a rien d’étonnant.

Voyons juste le problème, quand, dans une classe de 28 élèves, un loupiot de 10/11 ans se permet de cracher, d’insulter (et ils connaissent mieux les gros mots que la conjugaison) ou de jeter à la tête de son maître tout ce qui passse à portée de sa main, ceci plusieurs fois par semaine, c’est qu’il y en a un de problème. L’instituteur n’a aucun moyen direct d’auto défense, sauf la parole, et encore, il ne faut surtout pas appeler l’impétrant  »banane » (décidément, je n’en sors pas) ou « âne bâté » ce serait traumatiser le pauvre petit. Il ne peut pas appeler non plus le psychologue scolaire, ni un médecin, seuls les parents qui ont mis au monde ce garnement ont seuls la responsabilité de son éducation … si un serpent en avait, il se les mordrait … de rire !

Vous en conviendrez avec moi, si mon enfant se conduisait comme cela, je commencerais par me poser des questions. Eh bien non, il existe des défenseurs d’enfants-bourreaux : les parents. Ils ne sont pas gènés que leurs mômes refusent, tout au long de l’année scolaire, la discipline du travail en commun, l’apprentissage des bases des connaissances nécessaires à leur vie future, ils n’ont pas le temps, il faut que l’enfant mûrisse, que son caractère se forme naturellement, qu’il leur foute la paix aussi. Et puis, les instituteur n’ont qu’à faire leur travail, ils sont payés pour cela, avec nos impôts en plus (surtout dans le cas où ils ne sont pas eux-même imposables), des feignants qui sont tout le temps en vacances en nous laissant nos gnards sur les bras !

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UNE HISTOIRE QUI CHLORE …DECONNE !!!

Posté par lapecnaude le 4 juillet 2010

charancon.gifUn encart dans le « Canard » du 30.6.2010 relayant un article du « Monde » du 24.6 concernait le scandale du chlordécone aux Antilles. C’est une vieille affaire qui avait été évoquée lors des grèves de pwotifastion et les interviews qui ont suivi.

Le chlordécone est un produit phytosanitaire pesticide organochloré de la famille du D.D.T. Il est persistant, non dégradable et a une durée de vie de plusieurs centaines d’années. Il a pour but d’éradiquer le « charançon du bananier » (voir illustration ci-dessus). Découvert en 1951, produit en 1958 aux États-Unis, il a été interdit dans ce pays en 1976 à la suite d’incidents graves (atteintes à la santé des ouvriers) à l’usine de fabrication de Hopewell en Virginie.

A partir de 1981, et à la demande des producteurs de bananes antillais (Békés), la fabrication du chlordécone à repris au Brésil et été importée par la Société antillaise Lagarrigue. Interdit en France en 1991, on en a autorisé l’utilisation (en raison des stocks) jusqu’en septembre 1993. En fait, celle-ci a perduré jusqu’en 2007 avec des concentrations allant jusqu’à 100 fois la norme ! Il aura donc fallu plus de 30 ans …..

Personne au gouvernement ne s’est ému du fait que 48,89% des terres agricoles utiles de Guadeloupe et 58,90% de Martinique étaient devenues dangereuses, sans oublier les nappes phréatiques, car TOUT est empoisonné.

L’impact de cet empoisonnement a été énorme sur le niveau de vie des habitants, car tout légume-racine comme la patate douce, la dachine, la carotte, le choux caraïbe, l’igname, mais aussi les légumes poussant près de la terre (sur tige) comme les melons, les pastèques, les giraumons, la cive, le persil, la banane ti-nain et même la banane-fruit (celle qui est exportée) etc… qui sont les produits de pays les plus couramment consommés sont devenus impropres pour l’humain.  De plus, une bio-concentration de la viande et des poissons est certaine via la chaîne alimentaire. Ce qui oblige l’achat de produits de substitution importés et très chers.

Les îles Martinique et Guadeloupe sont à la fois semblables et différentes, par les fait des origines de leurs populations, le fait de la diversité de leur environnement (forêt primaire, terres agricoles, mangroves, montagnes, récifs coralliens). Leurs populations respectives sont de 397.730 habitants (soit 353 h. au km2) pour la Martinique (dont 5% be békés, blancs-origine) plus 7370 immigrés, recensement de 2007 pour une superficie de 1100 km2 et de 405.500 habitants (246 h. au km2) plus 40.000 immigrés (environ, essentiellement des haïtiens), recensement de 2008 pour une superficie de 1860 km2.

Des études de l’AFSSA depuis 2007 il ressort que les ouvriers exposés de manière chronique à ce pesticide (donc par contact) ont été victimes de problèmes neurologiques, d’effets toxiques sur le foie, ainsi qu’une action de délétion sur la spermatogénèse (perte d’un fragment de chromosome du spermatozïde), d’atteinte rénales. C’est un cancérogène possible chez l’homme (risque augmenté de 2,5 du cancer de la prostate) et un perturbateur endocrinien (féminisant car mimant les oestrogènes). Actuellement près de 80.000 personnes habitent dans les zones où les sols sont contaminés et au moins 13.000 absorbent chaque jour , en mangeant des légumes qu’ils cultivent ou achètent au marché une quantité de chlordécone dépassant la valeur toxicologique de référence, soit 0,5ug/kg/j.

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RETRAITES – SOLDATS EN AFGHANISTAN !

Posté par lapecnaude le 19 juin 2010

44 morts

L’Amérique a déclaré LA GUERRE à l’ Afghanistan.

La France n’y fait que DU MAINTIEN DE L’ORDRE.

Pourquoi nos soldat ont-ils le droit et l’honneur de mourir des effets d’une guerre alors qu’il ne font que du maintien de l’ordre ? 

Pour des raisons bassement financières, en effet, un état de guerre leur donnerait droit au titre « double campagne » (deux années de droits à retraite pour une effectuée) et cela … affecterait grandement les mécomptes du gouvernement. 

Alors, de DEUX choses l’UNE. Ou on ne fait pas la guerre et on arrête de dépenser des milliards d’euros pour la gloriolle d’un président, ou on se déclare EN GUERRE et on en paie TOUTES les conséquences.

 

Ce n’est pas UN HOMME SEUL qui doit en décider, c’est LE PEUPLE TOUT ENTIER !

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A TOUS LES AUTRES …

Posté par lapecnaude le 18 juin 2010

croixdelorraine.jpgA TOUTES CELLES ET CEUX QUI ONT ENTENDU

 

L’APPEL DU 18 JUIN 1940, QUI ONT SIMPLEMENT FAIT LEUR DEVOIR, SANS

 

GLORIOLE, AU RISQUE DE LEUR VIE ET QUI S’EN SONT RETOURNES

 

HUMBLEMENT A LEUR TACHE …

MERCI

 

 

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DESTRUCTION D’UNE RACE : LES INSTITS !

Posté par lapecnaude le 14 juin 2010

banane.jpgEh oui, je n’ai pas pu résister … vous allez comprendre.

Monsieur Chatel ou plutôt Luc-Marie Chatel, 46 ans, marié, 4 enfants, est né aux États-Unis, d’un père Amiral de la flotte et d’une mère professeur de danse. Sa famille est originaire de la Haute-Marne, en pleine Champagne Pouilleuse (je connais, j’y ai vécu 15 ans), ils est né « avec une cuillère en argent dans la bouche ».

Il est bien malheureux, pour lui, pour nous qu’il n’ait pu bénéficier de l’enseignement de mon Maître d’école, Haut-Marnais, lui aussi. Il avait pris sa retraite … et moi j’étais sous d’autres cieux quand ce jeunot est arrivé. La différence de conception du mot « éducation » peut ainsi se comprendre.

Ce « gamin en or » a fait ses études secondaires au Lycée St Louis de Gonzague dans le 16ème arrondissement de Paris, on ne parle pas de ses études primaires, l’établissement qu’il fréquentait ne devait pas être coté. Suivi d’une maîtrise de sciences de gestion et un DESS de marketing. Ce qui est bien dans le marketing, c’est que d’une part on apprend à se vendre au meilleur prix et qu’en plus la matière englobe aussi bien les études « des désirs de consommation » que l’étude de »la mise en rayon et des avancées de gondoles » ( c’est sérieux, mais il n’y a pas que cela, il y a aussi le sondages et mille autres manières de faire faire du pognon tout en se satisfaisant soi-même). Ensuite, sur sa lancée, il devient DRH, Directeur des Ressources Humaines.

Alors là, c’est le ponpon, le nec plus ultra, le raffinement du cynisme de la gestion d’entreprise. Un technocrate (brasseur de papiers) calcule, estime, projette et considère une entreprise d’une façon virtuelle. Ce ne sont pas des humains qui forment la rentabilité d’une entreprise, mais des chiffres, bien alignés, en colonnes, des graphiques avec des lignes qui montent et qui descendent, d’où il doit ressortir un déséquilibre, en excédent bien sûr pour l’actionnaire ! Triste de n’être considéré que comme une variante d’ajustement … le travailleur coûte trop cher, alors on va le surcharger de travail en supprimant le voisin, d’un mail, d’une lettre juste signée d’un gribouillis. On ne peut enlever les outils, mais donc on peut gommer les pions, les hommes qui les font marcher, jusqu’à quand ?

Cet état d’esprit est important, car dans l’enseignement, les machines sont des humains, des gosses …

La carrière politique de notre quidam, sa pensée bien-pensante commence au Parti Républicain, sorte de Radicalisme de droite (là on a une pensée émue pour Christine Boutin), puis par Démocratie Libérale, partie éclatée de l’UDF tirant nettement sur la droite pour terminer à l’UMP, là où se trouve la galette.

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ON SUPPRIME DES GENDARMES MAIS ON GARDE NOS ESCORTS ! …..

Posté par lapecnaude le 7 juin 2010

gardeducorps.pngLa Cour des comptes préconise de réduire les dépenses du service des « hautes personnalités ».

Les bodyguards de la République coûtent cher pour des missions pas toujours justifiées. Au moment où le gouvernement annonce une réduction du train de vie des ministres et de ses fonctionnaires, la Cour des comptes s’est penchée sur le Service de protection de ses ministres et de ses fonctionnaires. Son rapport est révélé ce lundi soir par le « Magazine < > de TF1.

Michel Charasse, ancien ministre du Budget de François Miterrand, bénéficie par exemple de l’escorte de deux gardes du corps à Puy-Guillaume, petite bourgade auvergnate de …2620 âmes. La Cour, estime quae cette protection du tout nouveau membre du Conseil constitutionnel, n’est < >. Michel Charasse facture au SPHP la location du studio lui appartenant, dans lequel sont hébergés les deux policiers. Le loyer est certes très modeste : 126 euros par mois. Mais la Cour trouve < < regrettable qu'une personnalité protégée par le SPHP ait tiré profit de la location des logements affectés à sa sécurité >>. Michel Charasse nous a fait savoir que la facturation de ce loyer lui avait été demandée par le SPHP.

Tous les anciens ministres – 9 actuellement – bénéficient également de gardes du corps à vie. Ces protections coûtent en moyenne 71 879 euros par policier et par an. Les frais de mission -repas, hôtel, transports- peuvent rapidement faire grimper la note, surtout lorsque ces personnalités voyagent à l’étranger. En 2008, les seuls déplacements de l’ancien premier ministre Dominique de Villepin ont coûté 94 562 euros.

Depuis 1 an, le SPHP -par souci d’économie- n’est plus censé accompagner les personnalités politiques, qui ne font pas partie du gouvernement. Il y a eu, cependant en 2009, quelques < > : Rachida Dati, ex-ministre de la justice, a ainsi bénéficié d’une protection d’un mois en août 2009, lors d’un séjour au Maroc, alors qu’elle avait quitté le gouvernement deux mois plus tôt. Ses trois gardes du corps et sa voiture de fonction, une Peugeot 607, ne lui ont été retirés qu’en mars dernier.Les anciens ministres de l’Intérieur peuvent également bénéficier d’une protection à vie : la Cour relève que la France est le seul pays à accorder ce dispositif,. Un service que notamment le socialiste Daniel Vaillant et Charles Pasqua ont accepté.

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NE BESSON PAS NOS PETITS BRAS !

Posté par lapecnaude le 5 juin 2010

ericbesson246.jpg  LAÏCITÉ : Système qui exclut les églises de l’exercice du pouvoir politique ou administratif et en particulier de l’enseignement.

Née sous la IIIème République lorsqu’elle triompha avec le vote des lois scolaires de Jules Ferry en mars 1882, lesquelles permirent la coupure confessionnelle avec l’enseignement jusqu’en 1914. Depuis, sous les IVème et la Vème République, on ne compte plus les tentatives de transformation et les atteintes à cette loi, particulièrement celle de 1959 accordant le soutien financier de l’Etat aux établissements privés.

Notre époque se prète à toutes les dérives confessionnelles et sectaires, car « la religion est l’opium des peuples » et il est plus facile de manipuler un électorat avec ce genre de levier qu’avec la pure raison.

En plus, nous avons la chance d’avoir un ministre laïque d’une république laïque en la personne du sieur Besson, notre ministre d’ouverture, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, mais pas des cultes, ceci étant réservé au ministre de l’intérieur, chef de la police …. Cela sonne comme un petit air de Front National tout çà, en effet, comment peut-on mener une politique migratoire d’extrême-droite et rester fidèle aux principes de la laïcité ? Eric Besson règle ce problème sans état d’âme, en bon élève des jésuites qu’il a été, il contourne,  sans éclat (pour une fois) et y renonce, faisant sien le dicton « ma main droite ignore ce que fait ma main gauche ».

Seulement voilà, il veut éduquer JUSTEMENT et bien sûr CONVERTIR. Bon d’accord, ce n’est pas un missionnaire de la foi, sinon la sienne (et quelle est-elle au fait ?. De parjure en parjure, jusqu’où ira-t-il ?). Notre ministre de l’immigration et de l’intégration s’est mis en tête de demander à l’Université publique de former les imams (musulmans, comme chacun sait). Là, on peut sourire sans retenue en apprenant que les imams qui le souhaiteraient pourraient suivre une formation « Religion, laïcité, interculturalité » dispensé par l’Institut Catholique. Mélange bien naturel puisque cette initiative est présentée comme un cours d’instruction civique entrant bien dans les responsabilités du ministre, simple extension de son « débat sur l’identité nationale ». Un cours de mise à niveau des religieux musulmans mené par des catholiques, mais financé depuis janvier 2008 par l’Etat pour apprendre à une vingtaine de galopins comment l’islam peut et doit être compatible avec la laïcité …

Une histoire de fous pour laquelle nous payons et nous allons encore payer.

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EGALITE POUR LES A.C. DES DOUARS…ENFIN !

Posté par lapecnaude le 2 juin 2010

retraitesindignes.jpgIls étaient fiers, les anciens combattants des douars de la commune, droits comme des I, malgré leurs chèches et leurs burnous loqueteux et crasseux, fiers d’avoir appartenu à l’Armée Française, d’avoir fait la Campagne d’Italie, d’avoir débarqué en France, d’avoir combattu pour la libérer … Ils vont recevoir, enfin, ceux qui sont encore vivants, les mêmes pensions d’invalidité ou de retraite que les soldats français qui paradent derrière leurs drapeaux lors de fêtes nationales. Le législateur organisait la discrimination, et le juge rétablit le droit.

Ils le doivent à deux de leurs descendants, Khedidja et Mokhtar, Algériens orphelins bénéficiaires, en qualité d’orphelins, d’une pension militaire qui ont demandé au ministre de la défense de revaloriser le montant versé, lequel est bloqué depuis le 3 juillet 1962. Avec pour résultat, un delta de 1 à 10. Le ministre refuse, appliquant la loi qui interdit la revalorisation de nos anciens frères d’armes, et il a raison, mais le ministre ne fait rien pour changer cette loi inique, et là il a tort. En cause trois lois anciennes, du 3 août 1981, du 30 décembre 2002 et du 21 décembre 2006 : de la belle continuité républicaine. Khedidja et Mokhtar saisissent le tribunal administratif de Nantes, qui le 12 mars 2009, confirme le refus ministériel. Motif : la loi est sans doute faisandée, mais le tribunal doit appliquer la loi, en se bouchant le nez éventuellement.

Khedidja et Mokhtar forment le seul recours possible en la matière, et saisissent le Conseil d’État. A ce stade, c’est assez mal barré, car le Conseil d’État s’apprête à appliquer la loi douteuse. Les juges jugent tout, mais pas la conformité de la loi à la Constitution.

Mais, impromptu, vient la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008, qui introduit le mécanisme de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC), désormais l’article 61-1 de la Constitution. Le mécanisme peut être enclenché si le débat sur la validité de la loi « présente un caractère sérieux ».

La réforme est applicable le 1er mars 2010, et Khedidja et Mokhtar forment aussitôt la demande au près du Conseil d’État, qui le 14 avril 2010 (n° 336753) estime la question effectivement sérieuse au regard du principe constitutionnel d’égalité, et saisit le Conseil Constitutionnel. Khedidja et Mokhtar, d’une part, l’État, d’autre part, déposent leurs mémoires le 4 mai, l’audience publique se tient le 25 mai et la décision est rendue le 28 ! Une affaire rondement menée, car le Conseil doit se prononcer dans les trois mois.

Le Conseil puise dans les textes constitutionnels, à savoir, « la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, et en particulier l’article 6 : < < La loi doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse >>. Le Conseil rappelle sa jurisprudence, qui marque la limite des discriminations acceptables : < < Le principe d'égalité ne s'oppose ni a ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes, ni à ce qu'il déroge à l'égalité pour des raisons d'intérêt général, pourvu que, dans l'un et l'autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec l'objet de la loi qui l'établit >>. L’égalité n’est pas l’égalitarisme.

Le Conseil se penche alors sur la validité des lois de 1981 et 2002. Il commence par constater : < < En prévoyant de conditions de revalorisation différentes de celles prévues par le code des pensions civiles et militaire de retraite, elles laissent subsister une différence de traitement avec les ressortissants français résidant dans le même pays étranger >>. Et il déduit : < < Si le législateur pouvait fonder une différence de traitement sur le lieu de résidence en tenant compte des différences de pouvoir d'achat, il ne pouvait établir, au regard de l'objet de la loi, de différence selon la nationalité entre titulaires d'une pension civile ou militaire de retraite payée sur le budget de l'État et résidant dans un même pays étranger >>. Conclusion : < < lesdites dispositions législatives sont contraires au principe d'égalité >>. Et même solution pour la loi de 2002.

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2007 -2008 – 2009 -2010 ET IL NE « FAIT TOUJOURS PAS PRESIDENT »

Posté par lapecnaude le 23 mai 2010

plateaudesglieres4.jpg  MAIS QUE LUI MANQUE-T-IL POUR « HABITER » LA FONCTION DE PRÉSIDENT ?

Il essaie, il essaie, il fait des G8, des G20, il saute sur le moindre conflit, il téléphone à la moindre bricole à Obama, à Merkel (et le fait savoir), il visite les agriculteurs (pas les vaches hein? et pas les produits pleins de cholestérol du salon hein ?), et pire, il s’est tu, pas longtemps (çà nous a fait des vacances) et … RIEN, RIEN ne marche, ni dans les sondages, ni dans le moral des français, la dèche quoi !

A en lire et relire Jean-Luc Porquet du Canard Enchaîné, qui avec constance, depuis quatre ans nous fait le même récit, à défaut de Roche de Solutré, Sarko à choisi le plateau des Glières … çà lui cause hein?, il est comme çà, les héros, il aime, puis ceux-là, c’étaient des pure laine hein?

Voici ce qu’il nous en écrit cette semaine :

< < Quand Sarkosy est venu la première fois sur le plateau des Glières, le vendredi 4 mai 2007, l'avant-veille du second tour de l'élection présidentielle, ils n'ont rien dit : cette grossière opération électorale consistant à faire main basse sur ce haut lieu de la Résistance où 159 maquisards trouvèrent la mort après une tragique bataille contre l'armée allemande, les laissa de marbre. Quand le même homme revint sur les lieux, fit le pitre dans le cimetière de Morette, sous les yeux du général Bachelet , "faut bien s'amuser un peu" (le canard du 26.3.2008), quand, en avril dernier, au pied du monument commémoratif il se mit à causer cyclisme, golf féminin, foot, ils n'ont rien dit : c'est le Président, voyons ! Mais quand 3000 simples citoyens, un mois après sa venue, se réunissent au même endroit, alors ils s'énervent . C'est "choquant" et même "triste", a lâché le député UMP Accoyer. C'est "illégitime", s'est étranglé le général Bachelet, Président de l'Association des Glières. Et, sur l'étroite route de montagne qui grimpe jusqu'au plateau, on pouvait voir, la veille du rassemblement de ce dimanche 16 mai, des tags énervés peinturlurés par des UMP en souffrance : " Vive Sarko !".

Et au fond, ils n’ont rien compris. Car Sarkosy, la plupart des personnes venues jusque là s’en contrefichent éperdument. On en a fait le tour. On sait qu’il essaie de capter l’héritage de la Résistance pour tente de « faire président ». On sait qu’il est même allé jusqu’à prétendre s’inspirer du programme du Conseil national de la Résistance, au si beau titre « Les jours heureux », ces quelques pages foudroyantes, écrites dans la clandestinité et publiées en mars 1944, d’où sortirent la Sécurité Sociale, les retraites par répartition, les services publics, la liberté de la presse, le droit du travail, bref tout ce qui fait que ce pays reste malgré tout une exception dans le monde mondialisé. Ce qu’à bâti ce programme, il est en train de le « défaire méthodiquement » comme l’a expliqué son ami du Medef Denis Kessler. S’attaquer aux retraites tout en prétendant les sauver, par exemple. Tout çà, on le sait.

Mais c’est justement pour s’extraire de ce chantier de démolition qu’étaient là ces citoyens. Pour entendre des mots toujours jeunes des anciens résistants Walter Bassan, Stéphane Hessel, Raymond Aubrac, Odette Nilès (qui fût l’amie de Guy Môquet en prison), Léon Landini.

Et pour écouter d’autres mots,  rafraîchissants comme de l’eau froide, de simples citoyens qui ne se prennent pas pour des héros mais, à leur échelle, s’indignent, combattent et résistent. Le Docteur Poupardin racontant pourquoi à Ivry il a prescrit à ses patients en « affection longue durée » des médicaments remboursés à 100%. Le « Robin des Bois » Dominique Liot disant pourquoi ses amis et lui ont « rétabli le jus » à un jeune couple d’ébénistes. Le magistrat Serge Portelli évoquant cet « État limite » où nous sommes, « marqué par des atteintes aux libertés sans égales ». Tous l’ont dit : la Résistance ne se résume pas à des cérémonies guindées sous l’oeil des gendarmes mobiles ; ces valeurs sont toujours  vivantes et elles ne sont pas « bling-bling ».

Sur le plateau des Glières, ce dimanche, il faisait un froid de canard. On se sentait bien.

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RÉSISTANCE, ce n’est pas un vain mot aujourd’hui, ce ne l’était pas il y a 1 an comme vous le verrez sur la copie qui suit :

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RETRAITES

Posté par lapecnaude le 17 mai 2010

RETRAITES  :  un oubli qui en dit long ….


Dans son article < < Financement des retraites : l'enjeu des cotisations patronales >>, Bernard FRIOT, professeur d’économie et de sociologie à l’université de Paris X écrivait : < < On oublie toujours, quand on raisonne sur l'avenir des retraites, que le PIB progresse d'environ 1,6% par an, en volume, et donc qu'il double, à monnaie constante, en 40 ans. C'est pourquoi nous avons pu multiplier par 4,5 les dépenses de pension depuis 1960 >>. 

Pourquoi une information aussi déterminante est-elle censurée ?

 Parce que tout simplement un petit calcul facile montrerait que ceux qui nous dirigent nous prennent pour des demeurés. En effet : si aujourd’hui 10 actifs produisent un gâteau de 100 et qu’ils ont à charge 4 retraités. C’est 14 personnes qui se partagent un gâteau de 100. Ainsi la part de chaque personne est de (100 : 14 ) soit 7,14.

=  Si, dans quarante ans, 10 actifs produisent un gâteau de 200 et qu’ils ont à charge 8 retraités. Ce seront 18 personnes qui se partageront un gâteau de 200. Ainsi la part de chaque personne sera de (200 : 18 ) soit 11,1.

C’est limpide ! Il sera donc possible de financer des retraites au même niveau qu’avant leurs réformes à remonter le temps. De plus, la part de gâteau restante pour l’investissement et l’élévation du niveau de vie sera bien plus importante en 2040 (en monnaie constante).

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