De Christophe 1er à Nicolas ….

Posté par lapecnaude le 18 janvier 2010

imagescau5zvxg.jpg    Toussaint Louverture

Monsieur le Président,

Je ne serai pas très long. J’ai ouï dire que vous avez l’intention de vous rendre en Haïti dans les semaines qui viennent.  C’est une bonne chose. Vous serez ainsi, après plus de 200 ans, le premier chef d’état français à fouler le sol de la première république noire. Je sais que vous aimez être le premier. Aussi, vous aurez l’occasion d’être mieux qu’un premier si vous acceptez dans une grande symbolique de rembourser à ce pays, le plus pauvre du monde dit-on, les 125 millions de francs or que la France lui avait réclamé en 1804 pour reconnaître son rang sur l’échiquier mondial.              

J’espère, Monsieur le Président, que cette missive saura interpeller l’homme juste et droit que vous êtes.

Dans l’attente, je vous prie Monsieur le Président de recevoir l’expression de ma plus grande considération.

Gilles Dégras

                                                                                ————————————————————

Il est évident qu’à la lecture des commentaires de cette lettre ouverte à Sarkosy sur le site Bondamandjak, qui regroupe des nouvelles de toutes le iles  françaises des Caraïbes et de l’Océan indien, on comprend leur inquiétude pour leurs voisins. Etre si près et si loin à la fois. Leur générosité, leur inventivité va être mise à rude épreuve, cependant, n’oublions pas que tous les conflits sociaux ne sont pas règlés, les acquis sont signés, paraphés mais sont loin d’être respectés. La gronde couve sous la braise des revendications insatisfaites et il faudra encore bien du temps pour mettre en place la nouvelle administration issue du dernier scrutin. Gâgeons que ce ne sera pas avant fin 2012, si cela n’a pas été enterré sous d’autre priorités pendant ce temps là.

Espérons que les voeux de la majorité des Martiniquais seront exaucés et cette année Carnaval ne sera pas supprimé et que jeunes et vieux pourront zouker jusqu’à plus soif à Gwada, Martinique, Guyane et Réunion.

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Non vraiment, celle-là n’est pas son genre …..

Posté par lapecnaude le 15 janvier 2010

Digne, quoique toujours avec ce petit rictus de la bouche sur le côté droit, ma foi, il paraîtrait bel homme, la cinquantaine assurée, impeccable dans son costume sur mesure et son inévitable cravate au noeud aussi large que son manque de modestie, c’est Eric Besson … Venu soliloquer devant Arlette Chabot sur ce dossier qui lui tient tant aux choses « l’identité nationale ». Disert, cultivé (il a quand même été éduqué par les Jésuites en premier et ses ex-amis socialistes ensuite), il aborde bien entendu les sujets préparés « off » avec aisance. Citant de mémoire les chiffres d’immigration positive, illégale (au chiffre près), sans émotions lorsqu’il évoque avec, je dirais, une certaine morgue satisfaite son exploit de la « jungle de Calais ». Mettant du sentiment crocodilien lorsqu’il parle des misères que ces jeunes gens ont eues pour avoir le plaisir de vivre dans des cabanes infâmes loin de toute civilisation et… de ce que cela leur a coûté. Sans remord aucun lorsqu’il avoue ne pas savoir ce que sont devenus ceux qu’il a renvoyé dans un pays en guerre. Son débit de langage est précis, ordonné, phrases courtes, construites. Un tribun à petite voix seulement, son seul défaut, on le verra par la suite. Il avoue être très attaché à son pays d’origine, le Maroc, tout le Maghreb d’ailleurs. Il dit que les reconduites dans les pays d’origine se font correctement, dans la légalité… Il explique sa conception du débat sur l’identité nationale, assure que le fait d’avoir été orphelin ne l’a pas perturbé, donc est quelqu’un de sain mentalement et physiquement.

Quelques questions me viennent à l’esprit :  pourquoi expulser des pères de famille, gardant femme et enfants en France, des enfants sans leurs parents, des orphelins sans famille d’accueil, des femmes sans leur mari …. il est silencieux sur cela. Pourquoi, ces gens entravés, garrottés pour le faire monter dans un avion accompagnés de 2 policiers …. il n’en parle pas, cela ne fait pas partie du débat.

Sur son site, dans ses réunions, il n’y eu que des réponses et des questions censées, en bon français, une bonne orthographe, que des questions relatives à la notion de nation, de vivre ensemble pour le meileur et pour le pire aurait dit Monsieur le Maire, il va en faire d’ailleurs la synthèse avec les préfets et autres personnalités au mois de février.   I d i l i q u e  !

Là, Arlette Chabot qui avait fait un speech virulent en début de soirée, répète que  »notre ami Peillon » s’était (lâchement) désisté au dernier moment pour ne pas avoir à discuter avec la seconde invitée  :  la femelle croquemitaine Marine Le Pen, du Front National (pas grave pourtant, même si elle est fausse, c’est une blonde !).

Démarche de grenadier, (elle a une fameuse dorsose, pas très élégante), une bouche sans presque de lèvres, mais de grands yeux), saluts assez masculinisés, voix rauque et forte, vêtue de blanc virginal et là le festival commence !

Tous les poncifs de l’extrême droite sur l’immigration y sont passés, excès dans les chiffres, immigration régularisée, illégale, polygamie (c’est son dada, elle est comme son père à croire qu’il lui a donné ses rêves de la Villa des Rose à Alger), polygamie et avantages sociaux. Elle avance des chiffres que Besson essayera de contredire, mais que peux sa petite voix fluette contre le roulement de basson de son interlocutrice ? Chamaillages sans preuves sur ce qu’ont été les promesses de campagne de Sarkosy : il a dit (…) , non il a dit (….). Vous êtes un menteur ! Besson a dit des mots sur la gestion de la Commune d’orange, sur l’absentéisme de la fille Le Pen à la Commission Européenne sur l’immigration où elle n’a pas mis les pieds (sous-entendu, mais elle a perçu les indemnités…). Enfin un florilège de compliments de basse extraction qui ne font pas évoluer d’un yota la discussion.  J’ai eu la nette impression que si Besson avait remporté un léger avantage au premier round, Le Pen, compte tenu de la carnation de son cou avait la sensation d’avoir perdu le second

Chabot s’est entretenu quelques instants encore avec Besson, déversant son fiel sur Peillon, c’est la première fois qu’un mec lui pose un lapin, elle le prend mal. Elle annonce le film de…Jospin (là je sens que je vais décrocher).

Ce débat ne m’a rien apporté sinon une impression de dégout à l’étalage des faux sentiments cyniques de l’un et de l’imbécilité crasse de l’autre.  Heureusement, la campagne ne fait que commencer, le noeud de couleuvres n’est pas encore dénoué. 

  

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Non, je tournerai pas chèvre !…

Posté par lapecnaude le 11 janvier 2010

Une grande gueule s’est éteinte, encore un héritier du « gaullisme ». Il y en a tant qui le sont ainsi devenus à l’heure de leur mort que l’on se demande pourquoi de Gaulle s’est vu désavoué deux fois…

On célèbre son départ par une bien belle cérémonie, consensuelle, avec des ors et des orgues, des chanoines et des monseigneurs, où se regroupent toutes les hypocrisies d’état unies dans un seul but : faire croire au petit peuple ignorant qu’ils ne sont qu’un dans l’amour devant la dépouille de cet homme.

Combien d’entre eux, dans leur fort intérieur se sentent soulagés de ne plus avoir cet oeil critique, rigolard, ce regard sans naïveté mais incisif au dessus de leurs comptes publics magouillés ?

Que dire de cette « palanquée » d’écologistes qui côtoient sans mot dire mais avec force flatteries ces étalages de fourrures animales hors de prix, hors de sens moral quand il y a 6 millions de chômeurs en France ?

On enterre un brave homme, il est mort, paix sur lui, on ne pleure pas, on se pare d’oripaux en faisant preuve d’une opulence méprisante envers les pauvres. Combien d’entre eux à l’exemple de ce saint iraient donner leur manteau à un S.D.F. ?

Une caste porte en terre un des leurs. C’est tout.

Point n’est besoin d’implorer une quelconque puissance divine, d’en appeler aux mânes de nos ancêtres pour qu’il soit accueilli dans un jardin édénique (faisons lui grâce des mille vierges), point n’est besoin de grandes phrases grandiloquentes pour louer ses prouesses et ses qualités, tout cela n’est que mensonges, comédies et pour certains … soulagement.

Il fut. Il est parti. A qui sa place ?……..

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