MAHOMET, LES HADITHS … et la CHARIA

Posté par lapecnaude le 26 novembre 2010

chameliertouareg.jpg  Les paroles du Prophète sont des fleurs … que chacun cueille selon son bon plaisir …. 

Au VIII° siècle, soit 200 ans APRÈS la mort de Mahomet, un Imam rassembla un ensemble de « hadiths », ou paroles du Prophète. Ces paroles avaient suivi la tradition orale de l’époque et provenait de toutes part, les compagnons de Mahomet en avaient transmis à leur entourage qui les avaient répétées, Aïcha, son épouse en avait fait autant, et après tout ce temps l’Imam considéra qu’il était temps d’effectuer un travail de recollement et de classification selon les questions de jurisprudence posées à l’époque et traitées SELON SON AVIS PERSONNEL.

En fait, ces hadiths n’ont comme origine, non la parole même de Mahomet mais la transcription de faits ou de situations l’impliquant et transmis ainsi de génération en génération avec les ajouts et les déformations naturelles de ce mode de transmission, ils sont donc, pour la plupart suspects.

Un calife (Al Rachid) proposa de faire du recueil de cet imam une référence unique, enfin une base pour émettre des lois. L’imam refusa « cela n’est pas possible, dit-il, car les compagnons du Prophète se sont dispersés après sa mort et ont tous rapportés des hadiths, les gens de chaque ville qu’ils ont traversée en connaissent des différentes « . Il n’était pas sûr du tout que ces faits et paroles rapportés étaient parfaitement véridiques, donnant par là un exemple d’intégrité et de relativisme qui ne fut pas suivi.

Sa démarche fit cependant des émules, qui se formèrent en « écoles » ou « courants de pensées » qui reprirent son initiative et d’après les différents recueils réunis les transformèrent en un livre unique appelé  » LA CHARIA »  (la Voie), ils codifièrent ainsi les récits et les interprétèrent chacun à leur façon. Selon chaque Calife, l’interprétation guidée le plus souvent par des INTÉRÊTS POLITIQUES, négligea certains textes et en privilégia d’autres. De ce fait, il existe autant de Charia que de mouvements et de pays.

Le schéma directeur de chacune de ces charias détermine pour chaque fidèle ce qui est obligatoire (le respect des piliers de l’Islam), ce qui est recommandé (le mariage), ce qui est indifférent, ce qui est blâmable mais non interdit (le célibat ou le divorce) et ce qui est interdit (le meurtre, le vol …) et les tabous alimentaires.

Les hadiths n’ont pas de force de parole divine directe et ne sauraient remplacer « le texte qui se suffit parfaitement » (le Coran) et faire état d’éléments (par exemple de sanctions) qui n’existent pas « ce serait privilégier la parole d’homme, si sage fut-il, à celle de Dieu ».

Lire la suite… »

Publié dans Politique, Social | 9 Commentaires »

DAME KHADIDJA – PREMIERE FEMME MUSULMANE

Posté par lapecnaude le 22 novembre 2010

harem.jpg    Depuis plus d’un an la presse, les hebdomadaires, les radios, les médias nous ont rebattus les oreilles avec cette fameuse histoire de voie islamique. Les uns étant pour libérer la femme musulmane d’une soumission à l’homme, les autres y voyant un machisme de mauvais aloi, le reste pour créer l’évènement et s’en servir à de fins pas très … catholiques eût dit un de mes camarades.

 

Mais personne n’a demandé l’avis d’une musulmane ? la première concernée après tout, voici celui de Nassira BELLOULA, journaliste et écrivain algérienne fort renommée qui nous a pertinemment redéfinit l’histoire de la femme musulmane depuis son premier jour :

La femme musumlmane soumise à une doctrine dictée par les hommes devra prendre exemple sur les premières dames en islam pour revendiquer ses droits

Les femmes en islam ont-elles toujours été soumises, voilées, écartées de toute décision intime ou publique ? Quatorze siècles après l’avènement de l’islam, elles restent tributaires des interprétations que font les hommes du texte coranique. Entre la parole divine, les communications orales (hadiths) de Mohamed et les traditions, elles ne trouvent plus de place dans les sociétés d’aujourd’hui. Finalement ont-elles fait des progrès dans l’affirmation de leurs droits ? Ou bien ont-elles abdiqué devant tant de difficultés ?

Aujourd’hui peu de femmes musulmanes réussissent à concilier religion, famille et carrière. Leurs conditions se sont davantage compliquées avec la montée de l’intégrisme radical. Le voile, le mariage précoce, la polygamie, la soumission rythment leur vie.

Le port du voile devient polémique. Il est réglé à coups de lois dans certains pays occidentaux tandis qu’il revient en force dans les pays musulmans. Finalement le voile est-il un problème ? Une entrave à la liberté individuelle ? Or, selon de nombreuses associations féminines, ainsi que des études menées sur le terrain (Rachda en Algérie – Africa – Ni putes ni soumises – le Cercle d’Études de Réformes Féministes – le livre de Nacira Guenif Souilamas « Des Beurettes aux descendantes d’immigrants nord-africains, éd. Grasset), les filles voilées abandonnent plus vite leurs études. Elles se marient de plus en plus jeunes et acceptent d’être seconde ou troisième épouse. Elles sont plus enclines à la soumission et à la manipulation. L’Iranienne Chahdort Djavann, auteur de « Bas les voiles ! » paru aux éditions Gallimard, dénonce la complaisance idéologique qui entoure le port du voile. «  »le port du voile met l’enfant ou la jeune adolescente sur le marché su sexe et du mariage, la définit essentiellement par et pour le regard des hommes, par et pour le sexe et le mariage »". L’écrivain rajoute «  » Quand on voile une petite fille, on lui inculque la culpabilité des sa sexualité féminine. On lui dit que ses cheveux et les formes de son corps peuvent à tout moment faire perdre le contrôle de soi aux hommes »".(NDLR: il nous faudra revenir sur ce « on »).

La femme musulmane aurait-elle évolué autrement si elle avait pris sa destinée en mains. Pourtant, les exemples de femmes musulmanes ayant lutté contre l’obscurantisme sont nombreux. Certaines figures emblématiques du combat féminin ont été effacées de la mémoire collective pour une meilleure emprise sur la femme. Pourtant, il suffit de jeter un regard sur le passé pour trouver les éléments essentiels aux revendications féminines d’aujourd’hui. Les premières dames de l’islam sont un exemple de progressistes et de visionnaires ayant pris des positions fermes sur des questions qui s’imposent aujourd’hui comme la polygamie , le voile, le travail féminin, le partage des tâches, le mariage etc …

Lire la suite… »

Publié dans Politique, Social | 10 Commentaires »

ROSELYNE BACHELOT NE VERRA PLUS DES ELEPHANTS ROSES …

Posté par lapecnaude le 15 septembre 2010

moustique31.png  Mais des moustiques ! ….

Ils sont arrivés sur la côte méditerranéenne en fin de saison,  vous me direz que la denguerie là-bas, ils connaissent, mais 4 sortes à la fois, c’est pas le genre de comptabilité qui leur est habituelle !

Souhaitons que Messieurs Gaudin et Cie arrivent à régler rapidement leurs histoires de dépôts d’ordures à l’air libre, de grèves des éboueurs, de règlements de comptes entre vrais-faux amis et surtout que nous n’ayons pas UN ÉTÉ DE LA StMARTIN  ! Ma foi je ne plaindrai pas trop les privilégies de la côte, il y a trop de gens sans-abri et mal logés dans ce pays pour en perdre le temps.

Par contre, je conseillerai à tous les administrés des communes de France de se cotiser pour offrir à nos Maires des « tapettes à moustiques », notre Ministre de la Santé n’ayant pu encore trouver dans les fonds de stocks de ses amis laborantins le vaccin miracle, actif puissance 4, car il en a 4 de dengues, pour nous les fourguer par millions. Peut-être du côté des fabriquants de moustiquaires ? Et soyez compatissants avec eux car, non seulement ils vont être obligés de faire la chasse à tous les campement de « gens du genre pas normal, verts ou bleus ou roses » sur tous les terrains illicites et même licites, mais en plus il leur faudra aller à la chasse de tous des « repaires de ces ennemis vicieux venus d’un autre pays » que sont les Aèdes, d’abord, il leur faudra du temps pour lire et classer toutes les circulaires qu’ils vont recevoir en double ou triple exemplaires… c’est pas un métier çà ! Un sacerdoce vous dis-je !

Allez, un truc, transformez le voile de tulle de mariée de votre grand-mère, çà fera une parfaite moustiquaire pour le lit de bébé, et gratis en plus, pour vous, la voilette, le voile intégral (cela devrait servir à quelque chose au moins). Pour vous, dévalisez les épiceries et achetez le plus de citrons, verts ou jaunes (les moustiques ne sont pas comme nos gouvernants, ils ne font pas de distinction entre les couleurs de peau) et servez vous du jus, çà sent bon, c’est anti-rides, et çà les chasse … tout le monde doit y trouver son compte, et avec les peau vous gardez les zestes pour la pâtisserie, rien n’est perdu.

Moi, j’en cause mais, n’oubliez pas : du PARACETAMOL c’est tout, et le docteur si la fièvre monte trop, faites boire votre malade et pas avec un petit blanc de votre cousin du pays de Loire hein ?

 

Publié dans Social | 2 Commentaires »

DITES … DENGUE … DONC ! …

Posté par lapecnaude le 3 septembre 2010

moustique2.jpg

Depuis le mois de décembre 2009 une épidémie de « Dengue » (fièvre rouge, grippe tropicale, petit palu) ravage la Martinique et la Guadeloupe, provoquant 18 décès.

On a recensé depuis cette date 36.000 cas en Martinique et 29.000 en Guadeloupe et 18 décès.

Au niveau mondial, la dengue progresse de façon spectaculaire . Environ les 2/5° de la population mondiale est exposée au risque. Selon l’OMS il pourrait y avoir chaque année dans le monde 50 millions de cas.

Le nombre de personnes atteintes allant crescendo, les autorités s’inquiètent et prodiguent force recommandations à la population : vider les eaux retenues dans les bacs sous les pots de fleurs, vérifier tous les endroits où l’eau pourrait stagner et fournir ainsi un réservoir à la ponte des femelles moustiques … comme il pleut pratiquement tous les jours (c’est la saison), c’est un exercice quotidien de surveillance à effectuer, également dormir sous des moustiquaires et s’enduire de produits révulsifs (renouvelables toutes les 4 heures). Pas facile la vie sous le soleil des Antilles !

Malgré toutes ces précautions qui détruira les lieux de nidification sauvages que sont les décharges à l’air libre.  Ne fussent que les dépôts de vieux pneus usagés qui trainent à 100 mêtres d’une cité près des docks, sans oublier les « largages d’encombrants » dans la nature, un vieux frigo se remplit d’eau et devient une vraie piscine pour les larves de moustiques. Les îles sont parsemées de dépôts sauvages comme partout.

Les moustiques vecteurs des virus de la dengue ne disparaîtront pas grâce à l’incantation des élus. La dengue, nous le savons est une fièvre, une maladie infectieuse transmise de l’homme à l’homme par l’intermédiaire du moustique, l’animal lui-même n »est pas infecté mais il est « porteur ». L’homme peut-être un « porteur sain », c’est à dire non affecté par le virus, mais il peut, en étant le contenant, servir de réservoir au moustique qui va le piquer, pomper de son sang et aller piquer un autre homme lui transmettant par cette piqûre le virus.

Ces moustiques sont de trois espèces  » Aedes aegypti, Aedes albopictus, Aedes polunesiensi », seules les femelles sont actives et le virus se transmet très rarement par les oeufs, la variété la plus courante aux Antilles et l’Aedes aegypti.

La dengue ou plutôt les dengues sont au nombre de 4, dénommées DENV 1 – DENV 2 – DENV 3 et DENV 4, les 4 « flavivirus » responsables de la maladie sont très proches les uns des autres, mais il n’existe aucune immunité croisée entre eux. Ce qui veut dire que vous pouvez être atteint du DENV 1 et ensuite avoir le DENV 2 ou 3 ou 4, avec le danger qu’après avoir été immunisé à vie contre le premier, vous supporterez plus difficilement le second compte tenu de la présence dans votre sang d’anti-virus facilitant d’une certaine façon la seconde invasion.

Cette infection virale se manifeste, après 5 à 7 jours d’incubation, par des céphalées intenses (mal de tête), des fièvres entre 39 et 40°, des douleurs musculaires et articulaires, des vomissements puis au bout de 4 à 5 jours de fièvre, des sudations abondantes, parfois des rougeurs (semblables à des plaques de scarlatine) et un desquamation en lambeaux (perte de pellicules de peau). Dans certains cas (selon la pathologie originelle du malade) d’hémorragies nasales et buccales.

Le risque hémorragique étant présent il ne faut SURTOUT PAS ABSORBER D’ASPIRINE (acide acétylsalycilique) ou un de ses dérivés, seul le PARACETAMOL peut soulager le malade. Eventuellement, en cas de déshydratation des perfusions veineuses en milieu médical sont ordonnées.

Il n’existe pas de vaccin, ni de traitement spécifique.

Lire la suite… »

Publié dans Politique, Social | 6 Commentaires »

FUMELLE, MOI ? – NON, FUMEUSE ! …

Posté par lapecnaude le 18 juin 2010

cigarette.jpg    J’avais 16 ans quand le jeune médecin militaire, mon mentor du moment, m’a tendu une « troupe » allumée en me disant « vaut mieux que tu fumes, çà atténuera l’odeur »… Nous étions à l’entrée d’un gourbi, au fin fond de la montagne et le vieil homme qui nous avait hélés depuis le bord de la piste tremblait près de nous, de fatigue, de faim, de peur ? Il répétait comme une litanie « mâtrafch, mâtrafch », n’aies pas peur, n’aies pas peur. Il ne s’adressait pas à nous, mais à l’être qui était dans cette pièce, leur logement au sol de terre battue et aux murs de pierres sèches liées au mortier de terre, dans l’obscurité, c’était sa femme, sa vieille, sa « djouze ».

Il n’avait que sa femme, son âne et trois brebis, ses enfants étaient morts ou partis ailleurs où on trouvait à manger et à vivre mieux. On ne peux décrire pire dénuement, pire misère que ces deux vieux, là, seuls, vivant dans cet antre ou ne pénétrait qu’une chiche lumière, à proximité d’une autre pièce l’écurie . Au moyen-âge, en Europe, certains habitats étaient semblables, là nous étions au XX ème siècle. Autour, des cailloux, la terre rougeâtre, argileuse ne laissait pousser que de parcimonieuses herbes et épines, un petit arbre poussait dans la cour, juste pour donner un peu d’ombre quand il fallait cuire la galette sur le feu, trois ou quatre pierres assemblées en foyer et le soleil au dessus …. Le puits était à 4 kms, le vieux chargeait des « bidoun » sur l’âne et allait à l’eau tous les deux jours. Les bienfaits de la colonisation étaient partout.

Armés de torches, nous sommes entrés, clope au bec. Vrai, on en avait besoin.  Combien de générations avaient-elles vécu là-dedans, sur la terre battue, sur des matelas rapetassés avec des guenilles ? Nous avons fait ce que nous avons pu (tuberculose terminale m’a glissé le toubib), donné au chibani des comprimés de « rimifon » (le remède miracle de l’assistance médicale contre cette maladie endémique… un cataplasme sur une jambe de bois), chaque dose dans un petit bout de papier, « lever du soleil, coucher du soleil », pour quatre jours … çà va,  çà va, disait l’ancien, et après çà va? Et alors, j’ai vu le médecin rougir et soupirer profondément , se tourner vers le traducteur et répondre doucement « après …  après Dieu verra ! ». Lui-même n’était pas croyant, mais me dit-il, entre rien, le ciel et la terre que leur reste-t-il ?

Nous sommes sortis, et là il m’offert une nouvelle cigarette. Cette fumée là contenait tant de choses …

Lire la suite… »

Publié dans Social | 10 Commentaires »

COMMENT DEFENDRE NOS RETRAITES ? – Une solution

Posté par lapecnaude le 18 février 2010

som21.jpg     Selon l’analyse de J.J. Chavigné de Démocratie et Socialisme

10.- Quelles mesures concrètes pour sauver nos retraites par répartition

Nos retraites par répartition sont aujourd’hui gravement menacées. Le recul continuel du montant de la retraite, les lourdes incertitudes pesant sur l’avenir des retraites sont en train de rompre le pacte entre générations.

Comment les jeunes générations pourraient-elles, en effet, accepter que leurs cotisations aillent financer les retraites de la génération qui n’est plus au travail alors qu’eux-mêmes estiment qu’ils ne toucheront pas de retraite ou une retraite qui ne leur permettra pas de vivre ?

Pour que les jeunes générations aient confiance avec notre système de retraite par répartition, il faut leur assurer qu’ils pourront bénéficier d’une retraite correcte, à un âge (60 ans) où ils auront encore l’espérance de vivre en bonne santé pendant plusieurs années.

Cet objectif nécessite que soient prises un ensemble de mesures indissociables. D’abord, abroger les réformes de la droite depuis 1993 et obliger, par la loi, le patronat à financer les retraites complémentaires du secteur privé afin que cet objectif soit atteint.

Assurer un taux de remplacement minimum de 75 % pour une carrière complète.

Garantir qu’aucune retraite ne sera inférieure au SMIC. Indexer l’évolution des salaires pris en compte pour le calcul de la retraite et l’évolution du montant de la retraite, une fois cette dernière liquidée, sur les salaires et non sur les prix.

Considérer que les périodes non travaillées, liées à la maternité, aux accidents du travail et aux maladies professionnelles, aussi bien que le temps partiel imposé sont des périodes travaillées à plein temps et que ce soit le salaire qui aurait normalement dû être versé qui soit pris en compte pour le calcul de la retraite.

Revenir aux 37,5 annuités de cotisation pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein tant que la durée moyenne réelle d’une carrière ne sera pas supérieure à ce chiffre.

Valider les périodes d’étude après 18 ans comme périodes de recherche d’un premier emploi dès l’inscription à pôle-emploi.

Permettre aux salariés ayant effectué des travaux pénibles de prendre leur retraite à taux plein à 55 ans. Cette mesure, cependant, ne saurait dispenser d’agir en amont, sur les conditions de travail, pour que ces travaux nuisibles à la santé disparaissent.

—————————————–                           —————————————                 ——————————–               ———————————–

C’est uniquement à ce prix que la confiance des jeunes générations en notre système de retraites par répartition pourra être restaurée. Autrement, ce sera la porte grande ouverte aux fonds de pension et à la misère pour la grande majorité des retraités dans les décennies à venir.

                                                                           —————————————————————-

Je crois sincèrement que nous pouvons réformer notre système de retraite, sans « rupture » ni « déchirements », auparavant , nous aurons beaucoup à réparer, nettoyer tout ce fatras de lois contradictoires et non appliquées pour la plupart et inapplicables pour le reste et aussi « accessoirement » gagner toutes les élections, mais auparavant avoir fait table rase de tous nos différents et expulsé tous les indésirables !

BON  COURAGE   !! 

Publié dans Social | 4 Commentaires »

COMMENT DEFENDRE NOS RETRAITES ? 4ème partie

Posté par lapecnaude le 16 février 2010

imagescazzul9e.jpg                             Les arguments

9.- Comment financer nos retraites ?

Le déficit du régime général (branche vieillesse) devrait, selon les prévisions du gouvernement, être de 10,7 milliards d’euros en 2010 après 8,2 milliards en 2009 et 14,5 milliards en 2013. L’augmentation de ce déficit est liée, en partie, à des raisons conjoncturelles : la crise économique qui a réduit la masse salariale et donc le montant des cotisations retraites.

…/… En 2050, si ces ressources n’augmentent pas et si nous refusons que la grande majorité des salariés se retrouvent dans la misère, le besoin de financement de nos retraites par répartition s’élèvera à 200 milliards d’euros (constants) par an.

200 milliards d’euros par, dans un pays dont le PIB aura doublé, cela représente 6 points du PIB. Entre 1960 et 2000, la part du PIB consacrée au financement des retraites par répartition avait augmenté de 8 points, pourquoi serait-il impossible de l’augmenter de 6 % entre 2010 et 2050 ?

…/…Il serait donc, ensuite, nécessaire d’élargir l’assiette des cotisations retraites en s’attaquant aux << niches sociales >> c’est à dire aux revenus salariaux qui ne subissent aucun prélèvement ou un prélèvement forfaitaire de 4 % au titre de l’ensemble des cotisations sociales. Le manque à gagner lié aux dispositifs d’association des salariés aux résultats de l’entreprise est évalué entre 6 et 8,3 milliards d’euros en 2009 et, donc, au double en 2050 si ces revenus évoluent à la même vitesse que le PIB.

Il faudrait, enfin, augmenter le taux des cotisations retraites.

Sarkosy, le 25 février affirmait qu’il fallait <>. Il promettait d’examiner toutes le pistes. Curieusement toutefois, il n’a évoqué que << la perspective d'un allongement de la durée de cotisation >> (NDLR : nous avons vu plus haut pourquoi) et jamais d’une hausse des cotisations retraites.

Pourtant, dans son dernier rapport, le COR constate que l’effet positif d’une hausse de cotisation sur le solde du régime est immédiat et durable >>. Dans son rapport de 2001, le COR estimait que, même avec un taux de chômage ramené à 4,5 % de la population active, il faudrait encore augmenter de 15 points le taux de cotisation retraite pour équilibrer nos régimes de retraite en 2040 et revenir à un taux de remplacement de l’ordre de 75 % du salaire (comme avant 1993).

15 points d’augmentation en 40 ans (de 2000 à 2040 ou de 2010 à 2050) cela représente  une augmentation de environ 0,37 point d’augmentation par an. A raison de 0,25 points pour les cotisations patronales et de 0,12 point pour les cotisations salariales, cette augmentation est, bien évidemment préférable à la généralisation de la pauvreté chez les retraités que nous promet l’allongement continuel de la durée de cotisation.

Cette option a, pourtant d’emblée été exclue du débat public. Pour les salariés, l’augmentation de leurs cotisations seraient compensées en partie par les sommes qui n’iraient plus financer l’épargne retraite et le retour à un taux de remplacement de 75 % du salaire net permettrait de réduire le recours à la solidarité familiale au profit des personnes âgées.

Quand au patronat, s’il trouvait trop élevé l’augmentation des cotisations  retraites, il pourrait toujours commencer par renoncer à financer les << retraites chapeaux >> de ses dirigeantset alléger d’autant les sommes qu’il consacre au financement des retraites.

Veolia Environnement aurait pu, ainsi, économiser les 30,2 milliards d’euros provisionnés (et il s’agit des provisions d’une seule année)  pour financer les << retraites chapeaux >> de son Comité exécutif, dont 13,1 millions d’euros pour le seule << retraite chapeau >> de son PDG, Henri Proglio.

<< retraite chapeau >> qui devait permettre à ce monsieur, pourtant assez loin de la misère, de bénéficier d’une retraite complémentaire de 700 millions d’euros par an. La compétitivité des entreprises de notre pays serait-elle mise en cause par cette augmentation progressive du taux des cotisations retraites ?

Non si l’on remplaçait la << modération salariale >> par la << modération financière >> et si le montant des dividendes versés aux actionnaires diminuaient de façon à compenser l’augmentation des cotisations sociales.

C’est tout à fait réalisable !

Le montant des dividendes versés aux actionnaires a augmenté de 5,2 points de PIB depuis 1982, au détriment des salaires. Ces dividendes sont improductifs et ne servent qu’à alimenter la spéculation financière dont on a pu constater les effets.

Une baisse des dividendes versés aux actionnaires n’affecterait pas l’investissement productif et permettrait de ne pas augmenter le prix des produits ou des services facturés par l’entreprise, malgré l’augmentation du taux des cotisations retraites. La compétitivité des entreprises ne serait donc pas affectée.                                                                                                           (à suivre)

Publié dans Social | 5 Commentaires »

COMMENT DEFENDRE NOS RETRAITES ? 3ème partie

Posté par lapecnaude le 15 février 2010

imagescaht8gi8.jpg          Les options gouvernementales et patronales

6.- Le système des <> adopté par la Suède est-il une solution pour nos retraites ?

…/… Pourquoi le gouvernement aurait-il demandé au COR un rapport spécifique sur la possibilité d’un remplacement de notre régime par annuités par un régime par points ou compte notionnels comme en Suède ?

Le plus probable est que le gouvernement ne veut pas faire de vagues avant les élections de mars et qu’il attend que le congrès de la CFDT soit terminé pour laisser les mains libres à François Chérèque  ( ? )

Le rapport annuel du COR paraîtra après les régionales et on peut compter sur le gouvernement et le Medef pour en faire la lecture la plus noire possible afin, si les salariés lui laissent les mains libres, de faire voter (comme d’habitude pour les retraites) une loi en plein mois de juillet.

…/…Pour retrouver l’équilibre, le COR renvoie donc les décideurs aux << 3 leviers >> traditionnels :

Le niveau des ressources        -        le niveau des pensions    et      l’âge moyen effectif de départ en retraite

Et, sur le choix de ces leviers, le COR n’est guère optimiste puisqu’il estime à 15 % la nouvelle baisse du niveau des retraites qui découlerait du choix d’un tel système.

…/… Aujourd’hui, les salariés ne sont sûrs que du montant – à moyen et à long terme – de leurs cotisations.Le montant de leur retraite dépendra de l’évolution du PIB et de l’espérance de vie au moment de leur départ en retraite. Le gouvernement n’a plus aucune responsabilité politique à prendre, c’est le système mis en place en 1998 qui a, une fois pour toute, décidé de la part de richesse nationale qui sera attribuée aux retraites.

Avec la crise, le PIB a diminué de 4,4 % en 2009, le montant des retraites diminuera donc de 4,4 % en 2010. Si l’espérance de vie (mesurée par les mêmes tables de mortalité que celles des assurances privées) augmente, le montant des retraites baissera, sans que, là encore, le gouvernement ait la moindre responsabilité politique à prendre, sans le moindre débat public …/… Avec ce système, tout repère collectif disparaît …/… (Ndlr. Évidemment si le virus H1N1 était passé par là ….)

Dans le système suédois comme dans la retraite à points, si chère au Medef, c’est l’intégralité de la carrière qui est prise en compte pour le calcul des retraites …/… les périodes de maternité, de chômage, de maladie ou d’invalidité n’ont pas vocation à être prises en compte. Au total, le taux de remplacement du salaire par la retraite ne peut que baisser …/…

7.- La droite et le gouvernement ont-ils abandonné l’idée de nous imposer des fonds de pension ?

Non, le Medef rappelle constamment la nécessité de <> la retraite par répartition au moyen de retraites par capitalisation, c’est à dire des fonds de pension, qu’ils soient ou non <<à la française>>  …/…

L’épargne-retraite est profondément risquée : c’est accepter de jouer sa retraite en bourse, car les fonds collectés sont placés en bourse et bien souvent en actions puisque, selon les <> qui ont tout intérêt à favoriser ce type de placement, leur rendement serait meilleur que celui des obligations et des emprunts d’Etat  …/…Laisser un champ de plusieurs centaines de milliards à un salaire indirect mutualisé leur est totalement insupportable  …/…

8.- Le fonds de réserve est-il une solution pour nos retraites ?

Crée par Lionel Jospin en 1999, le fonds de réserve des retraites devait avoir une vie de 40 ans avec une première phase d’accumulation des fonds, de 2000 à 2020, et une deuxième phase d’utilisation des fonds, de 2020 à 2040.

La première phase devait permettre d’accumuler 1 000 milliards de francs ( 150 milliards d’euros) dont l’essentiel serait venu de la Caisse nationale d’Assurances vieillesse, de ceux du fonds de solidarité vieillesse et des revenus financiers de ces fonds.

…/… Au total, le Fonds de réserve n’a permis d’accumuler que 28 milliards d’euros. S’il avait été alimenté comme le souhaitait Lionel Jospin, ce fonds n’aurait, de toute façon pas permis de répondre au besoin de financement de nos retraites …/… C’est pourquoi ce fonds avait toujours été présenté comme un simple <> permettant d’étaler l’augmentation des cotisations de retraites dans le temps en cas d’augmentation soudaine du nombre des retraités.

Il reste 10 ans pour alimenter ce fonds …/…Les placements en bourse pourront, sans doute, permettre d’accumuler quelques milliards mais ces gains se transformeront inéluctablement en lourdes pertes lors de la prochaine crise financière …/…          (à suivre)

Publié dans Social | Pas de Commentaire »

RETRAITES – Le gouvernement cherche les râclures !

Posté par lapecnaude le 15 février 2010

Brève :     Parue dans << le Canard enchaîné >> du 10 février dernier :

Histoire d’économiser 70 millions d’euros, le gouvernement mijote actuellement, selon Le Parisien (6/2), un arrêté qui réduirait de 30 % les maigres droits à la retraite accumulés par les apprentis pendant leur période de formation en entreprise.

Une mesquinerie, qui reviendrait à pénaliser des jeunes avant même qu’ils aient un boulot réel, augure bien de la grande réforme des retraites en préparation !

Publié dans Social | Pas de Commentaire »

COMMENT DEFENDRE VOS RETRAITES ? 2eme partie

Posté par lapecnaude le 15 février 2010

imagescazpu6fy.jpg          Il est évident que pour les jeunes générations le sujet des retraites peut être ardu, on pense qu’on aura toujours le temps d’y penser. Mais nous sommes arrivés à un moment de notre histoire, où la mauvaise gouvernance, la mauvaise gestion financière mondiale, l’appétit carnassier et prévaricateur des nantis de notre société nous poussent à nous défendre. Nous sommes nés pour mourir, c’est la loi de la nature, mais pas pour souffrir au bénéfice d’un petit nombre d’entre nous. La meilleure défense étant l’attaque a-t-on dit, commençons par comprendre et attaquons.

4.- L’allongement de la durée des cotisations permet-il de maintenir le montant des pensions ?

NON. Le Medef et le gouvernement mentent délibérément. Ils nous disent : << Soit l'augmentation de la durée de cotisation, soit la baisse du niveau des pensions >>.

Les déclarations multiples sur les médias, ce jour, de Sarkosy et de Parisot en témoignent.

En fait, les salariés ont récolté l’une et l’autre depuis 1993 …/… avec une durée de 40 ans de cotisation, les 2/3 des salariés du secteur privé qui prennent leur retraite ne sont plus au travail. Ils sont soit au chômage, soit en maladie, soit en invalidité …/… Avec un passage à 41 ans, ce sont plus des 3/4 des salariés qui se retrouveraient dans cette situation au moment de leur départ en retraite …/…

Quand au Medef, il n’est pas à une contradiction près, il exige l’allongement à 45 ans de la durée de cotisation au moment même où les entreprises ne permettent aux jeunes d’accèder à un travail à temps plein que vers 25-30 ans (dans le meilleur des cas) et où elles licencient à tour de bras le salariés de plus de 55 ans (voire 50 ans).

Dans ces conditions, allonger la durée de cotisation revient à augmenter la période de chômage, de maladie ou d’invalidité et donc à diminuer le montant des retraites …/… Décider, dans ces conditions, qu’il faut 40 annuités de cotisation pour bénéficier d’une retraite à taux plein, c’est vouloir obliger les salariés à sauter à la perche sans perche …/…

5.- Le maintien au travail des plus de 60 ans est il une réponse au problème de nos retraites ?

Le Plan d’emploi national des seniors 2006-2010 qui s’inscrit dans la droite ligne de la stratégie de Lisbonne adoptée par l’Union Européenne, s’est fixé comme objectif prioritaire de parvenir à un taux d’emploi des 55-64 ans de 50 % en 2010.

Cet objectif est inacceptable pour au moins 3 raisons.

D’abord parce qu’il est insupportable de forcer les salariés de plus de 60 ans à rester au travail. Il ne faut pas confondre les hauts fonctionnaires, les professions libérales, les dirigeants d’entreprises, les universitaires qui ont la chance d’avoir un travail créatif et l’immense majorité des salariés pour qui le travail est avant tout fastidieux, pénible et, avec le durcissement continuel des conditions de travail, de plus en plus néfaste à leur santé.

…/… Il ne faut pourtant pas être grand clerc pour comprendre que si l’on oblige des centaines de milliers de salariés de plus de 60 ans à continuer de travailler, ce sont des centaines de milliers de jeunes qui ne trouveront pas de travail. La persistance du chômage de masse exclut, à lui seul, la possibilité de cette solution.

Enfin, parce que l’avenir qui est promis aux salariés âgés est tout, sauf pavé de roses.

Non seulement, les conditions de travail se détériorent, la souffrance au travail se développent, atteignant plus cruellement les salariés les âgés. Mais, en plus, pour inciter le patronat à embaucher des <>, la droite à mis en place des <>, des CDD de 18 mois renouvelables 1 fois. C’est donc la précarité qui ouvre grand ses bras aux salariés âgés …/…

Le chiffre ( que l’on nous ressasse sans cesse ) de 38,1 % est un chiffre global concernant l’emploi des salariés de 55-64 ans (dans les statistiques, on a 64 ans la veille de ses 65 ans…) Il faudrait pourtant distinguer entre l’emploi des 55-60 ans qui devrait augmenter dans le cadre d’un recul généralisé du chômage et l’emploi des 60-64 ans qui devrait être réduit au maximum …/… La priorité pour les salariés de 60 ans devrait être bien différente : permettre à tous ceux qui le voudraient de partir à la retraite avec une retraite à taux plein.    ( à suivre …)

Publié dans Social | Pas de Commentaire »

12
 

Justina Angebury |
Réservation 2010 - Furet / ... |
sac à mots |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | to be or not to be
| le blog du Dr. Drake
| doc Dilo