A VERLAINE …

Posté par lapecnaude le 19 avril 2010

djebel.jpgC’était en juillet 60, un plein cagnard nous obligeait à faire la sieste, nous étions tous là dans la piaule de Guy, le sous-lieutenant du poste d’El Hassi-Bergoug, là bas plus loin que le col d’Aïn El Kebch, tout au bout de l’image …

Cherchant en vain un souffle d’air plus frais dans la touffeur du plein midi, où même les mouches n’osaient pas voler.

Après nous être régalés de l’histoire « du GRRRRand oiseau noir qui nichait sur le plus haut sommet des Highlands d’Ecosse, conte à épisodes plus burlesques les uns que les autres, se fit un silence, et soudain coupant ce silence, une voix …

Je suis venu, calme orphelin,  Riche de mes seuls yeux tranquilles,   Vers les hommes des grandes villes :   Ils ne m’ont pas trouvé malin.

A vingt ans un trouble nouveau   Sous le nom d’amoureuses flammes   M’a fait trouver belles les femmes :   Elles ne m’ont pas trouvé beau.

Bien que sans patrie et sans roi   Et très brave l’étant guère,   J’ai voulu mourir à la guerre :   La mort n’a pas voulu de moi.

Suis-je né trop tôt ou trop tard ?   Qu’est-ce que je fais en ce monde ?   Ô vous tous ma peine est profonde :   Priez pour le pauvre Gaspard !

C’était Jean, un centralien, il mort quelques jours plus tard, sur la piste, une mine ….

Depuis je pleure en lisant Verlaine.

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LE COEUR EN DEHORS de Samuel BENCHETRIT

Posté par lapecnaude le 19 avril 2010

hlm3.jpgCette banlieue, ces HLM qui vous collent à la peau et à l’âme. Lorsqu’on y a vécu, on en repart toujours en y laissant un petit bout de notre coeur ! Vous allez me dire que j’aime les histoires tristes d’immigrés, de pauvres, de sans-papiers… c’est un peu cela, oui, en cette époque ou l’on se permet d’entraver des humains comme des bestiaux et de les expédier vers n’importe où pourvu que ne soit pas chez nous, cela me révolte.

Insidieusement ces mots, « sans-papiers », « bâtiments », « tours », me ramènent à ma cage d’escalier avec un ascenseur (farceur lui aussi) jusqu’au 7ème étage du bâtiment 7, avec à chaque étage un vide-ordure sur le palier (clac-schlonc) et deux portes en vis à vis totalement identiques (un oeilleton au milieu bien sûr). Deux familles par étages, des amis, on se parlait, on s’entre-aidait. Chaque escalier était une mini-société.

LE COEUR EN DEHORS, c’est une gamin de dix ans, Charly, pas Charles, TRAORE, parceque son père est Malien, parceque sa mère est Malienne, parceque son père est parti un jour et que sa mère l’attend toujours, en travaillant « au noir », à temps plein chez des bourgeois dont la fille, une avocate a dû louer l’appartement HLM pour la mère de Charly parceque celle-ci n’a plus de papiers, son mari est parti avec …

Charly, un jour où l’ascenseur pour une fois marchait, est descendu avec pour partir à ‘école. A la porte, deux flics et une bonne femme l’accostent et lui demandent « Tu sais où habitent Joséphine et Henry Traoré ? », il le leur indique, et remonte très très vite chez lui par les escaliers. Comme c’est un champion de vitesse, il arrive et se cache dans le vide-ordures, il voit passer les flics, la bonne femme et sa mère qui porte un sac archi plein de choses … un regard, pas de sourire de sa mère, alors il se tait, il attend un long moment en se questionnant. Puis il dévale les escaliers et part au travers de la cité à la recherche de son frère Henry.

Henry ne va plus à l’école, il se drogue, au grand désespoir de sa mère. Charly durant cette recherche nous raconte sa vie, ses copains, Yéyé le roi des charrieurs, Freddy avec son éternelle écharpe autour du cou, Kader… son école, ses profs, ceux qu’il aime, ceux qu’il n’aime pas, la langue française sa matière préférée, la poésie, moins les maths, toute sa vie est et a été dans ce quartier, depuis la maternité, la maternelle, l’école primaire, le collège maintenant. Ces tours aux noms célèbres, Picasso, Proust, Guillaume Appolinaire, ce centre commercial où après avoir fait les courses il va parfois au restaurant avec sa mère, une fois chinois, une fois japonais, tout, il connaît tout Charly, sauf la réponse à cette question : que veulent les flics à ma mère ?

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Le Président du Conseil Général D. BUSSEREAU digère mal ……

Posté par lapecnaude le 5 avril 2010

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Voilà, nous sommes dimanche 5 avril 2010, donc pas le 1er et ce n’est pas un poisson d’avril. Tous les médias télévisuels d’information du principal actionnaire nous le répètent en boucle :  » Monsieur BUSSEREAU propose une augmentation des impôts locaux afin d’indemniser les sinistrés de la tempête Xinthia !  » avec une vidéo à l’appui.

L’Etat ne peut ou ne veut pas assumer ses charges, c’est à la petite collectivité de la Charente Maritime de le remplacer,  en fait on devrait remplacer le premier actionnaire….. De qui se moque une nouvelle fois le Président du Conseil Général-Ministre des Transports ?  De nouveau nous allons être les couillons de la farce !

Peut-être veut-il nous faire payer sa défaite aux régionales ? Non, ce serait trop mesquin et injuste, il n’est pas comme çà, lui, mais les autres, je ne sais pas, n’oublions pas qu’il y est allé à l’insu de son plein gré.

Le Plan des zones inondables a été clairement défini en 1995, les maires des communes concernées ont allègrement passé outre en délivrant des centaines de permis de construire  avec l’approbation des Préfets de l’État. Ils ont lanterné jusqu’à aujourd’hui à l’aide tous les recours possibles afin de ne pas approuver ce plan, ils n’ont pas fait effectuer les travaux de renforcement et de réfection des digues de protection à la mer.

Si des constructions habitables ont été faites sur ces terrains inondables (risques de moyen à fort, avec montée d’eau de 0,5m à 1m et un écoulement de 0,5m/s), c’est que ces zones ont été incluses dans les plans d’occupation des sols et déclarés constructibles par délibérations des Conseils Municipaux approuvées par les services Préfectoraux de l’État. Ce dit même État qui avait établi les plans des zones inondables.

Si des promoteurs ont été agréés pour construire, ont acheté ces terrains, c’est en toute connaissance de cause (les cadastres en font mention), ils ne pouvaient être ignorants du fait que ceux-ci étaient en zone à risque mortel, ceci a d’ailleurs été mentionné sur certains permis de construire, l’ont-ils été sur tous ? Auquel cas les acheteurs était aussi au courant de ces risques et ont pris leurs responsabilités.

Si des Maires, des Députés, des Sénateurs sont intervenus à ce sujet et ont obtenu le déclassement de certains terrains au mépris de la loi, ce fut « en toute connaissance de la cause » et ils en portent toute la responsabilité vis à vis de la loi.

Si les élus responsables de l’entretien des digues ont promis d’intervenir et ne l’ont pas fait, ils ont failli aux devoirs de leur charge, celle pour laquelle ils avaient obtenu la CONFIANCE de leurs administrés.

Il serait temps de faire « le ménage » dans ces sociétés d’élus et dans les services de l’État.

En tout état de cause, je me dois d’affirmer qu’en tant qu’infime partie de la société imposable de la redevance des impôts locaux (part départementale en l’occurence) :

- J’ai payé pour ma Patrie en m’engageant au service des Armées en temps de conflit.

- J’ai payé mes impôts locaux dans les communes où je résidais.

- Je ne donne plus de subsides à la Croix-Rouge depuis que le Ministre de la Santé de ce temps, responsable des milliers de morts de la canicule en est devenu le Grand Patron.

- Je ne contribue pas aux dons tels Téléthon, Sida et… car étant déclarés grandes causes nationales,  il appartient à l’Etat avec nos impôts faire le nécessaire car je les paie conformément à la loi. Il revient aux services de recherche des grands laboratoires bénéficiaires de larges « niches fiscales » de faire leur travail et non de se préoccuper de ne faire que des bénéfices au profit d’une minorité d’actionnaires (grâce à la sécurité sociale et les multiples commission de contrôle à leur solde).

Il y a en France, UN MILLION de chômeurs en fin de droits, licenciés pour des délocalisations, des compressions-bénéfices, des raison inavouables, qui se retrouvent sans aucune aide puisque les services qui devraient les aider à rechercher un emploi sont incompétents, alors qu’un sous-ministre se permet de dépenser 116.000 euros pour une ballade en Martinique sous un prétexte fallacieux (et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres) et tant d’autres gabegies qui ne font pas honneur à ce gouvernement.

Si cette redevance était exigée, je me porterai « partie civile » afin que les véritables responsables de cette horreur soient démasqués et que justice soit faite. Je ne doute pas que ma plainte sera jetée « au panier » selon les nouveaux us et coutumes de ce temps, mais j’espère que je ne serai pas seule et NOS VOIX porteront loin et LONGTEMPS (jusqu’en 2012 par exemple).

Et là j’ai causé, j’ai causé, mais Boun Diou qu’çà soulage !

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LA FAUTE sur MER – La FAUTE à QUI ?

Posté par lapecnaude le 3 avril 2010

                                                              

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Gageons que si la réforme de la Justice, telle qu’elle nous est présentée actuellement, mettra bien mal à l’aise quelques magistrats, comment instruire à charge et à décharge équitablement lorsque, comme dit mon bon voisin Robert  » C’est rin qu’du beau monde tout çà !  » .

En effet, à La Faute sur Mer, non seulement les élus (député et sénateur) interviennent sur les questions de camping municipaux, peut-être simplement par amitié ou pour rendre service à peu de frais à leurs électeurs, qui dit camping, dit touristes, dit chiffre d’affaire …. mais le Maire à la haute main sur les plans d’occupation des sols et les permis de construire avec la bénédiction de la Préfecture bien sûr  (c’est pas moi … c’est lui ou eux …)

Constructible donc le bord du Lay dans l’estuaire, ce sera donc le lotissement « Les Doris », joli nom d’une embarcation qui servait autrefois sur les morutiers et maintenant en canot de sauvetage, prémonitoire ? C’est devenu un endroit de maisons fantômes, plein de détritus et de décombres, l’eau a arraché les portes et les fenêtres … Lamentable tableau. Il y a eu 29 morts dans ces habitats …en contrebas de la digue.

L’autorisation de lotir à cet endroit accordée par délibération du Conseil Municipal en date du 11 juillet 1996, à été signée par le Maire R. MARRATIER le 1er octobre 1999. La construction en a été confiée à une Association Foncière Urbaine ainsi que sa gestion. Selon le compte-rendu du conseil municipal du 1er octobre 1999, Madame F. BABIN, première adjointe au maire de La Faute, chargée de l’urbanisme ET membre de cette association à quitté la salle et n’a pas pris part aux délibérations ni au vote. Rien que du légal dans l’illégalité. Normal quoi.

En tant qu’adjointe, Madame BABIN signe les permis de construire pour le lotissement voisin, « les Voiliers » dont son fils, promoteur immobilier, possède tous les terrains. Pas de conflits d’intérêts donc. Par exemple, le lot n°29 (392 m2) fera l’objet le 21 décembre 2007 d’un permis de construire signé F. BABIN. Une jolie maison de 118 m2, cet acte a été VALIDE par les services de la Préfecture et porte la mention « Informations diverses aux acquéreurs et locataires … le terrain du projet est situé dans une zone d’aléa moyen à fort de submersion marine correspondant à une hauteur de submersion comprise entre 0,5m et 1m et une vitesse d’écoulement INFÉRIEURE à 0,5m/s. 

On a ouvert le parapluie, tout peut tomber, on n’est pas responsables, on a prévenu !

De toutes façons, ils ne peuvent plus se plaindre, il y eu là 4 morts le 28 février 2010.

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LA FAUTE …. DES VAGUES

Posté par lapecnaude le 3 avril 2010

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Le 28 février dernier la conjonction de plusieurs facteurs a engendré une sorte de raz de marée sur la côte atlantique. La Vendée, la Charente-Maritime, les iles d’Oléron de Ré et d’Aix ont été balayées par une séries de vagues puissantes poussées par un très fort vent et provoquant l’inondation de centaines d’hectares de terres et de plusieurs centaines de maisons. Il y eut 53 morts et beaucoup, beaucoup de sans abris. Les digues ont été rompues par la puissance de l’eau, on était en marée montante à fort coefficient.

Les dégâts dans les ports, dans les établissements de mitilicultures et ostreicoles, dans les petites et moyennes entreprises, les fermes d’élevage de poissons en mer, dans les établissements d’accastillage et de fabrication et vente de bateaux, dans les marinas, les pontons étaient arrachés, les yachts du petit au plus grand poussés à la côte et endommagés, ont été énormes.

Des centaines de maisons ont été noyées, les habitants ayant été évacués en urgence en pleine nuit par les pompiers, professionnels, bénévoles et la sécurité civile ont été mis à l’abri par les services municipaux de chaque commune et des habitants qui étaient  hors-d’eau.

Au lendemain de la décrue (3 jours après pour certains, plus tard pour d’autres) chacun est venu constater les effets de cette tempête au joli nom de XYNTHIA, la désolation se lisait sur tous les visages, mais pas le découragement, plutôt de la colère, les digues étaient rompues, pourquoi, comment ?

Les digues ont rompu tout simplement par faute d’entretien, tout au souci d’augmenter le nombre des populations les responsables n’ont pas fait suffisamment pression sur les autorités compétentes pour pour obtenir les crédits nécessaires, çà c’était la première idée, mais il en existe d’autres. Dans certains cas on avait voulu, par souci d’esthétique assurer les digues de pierres blanche au lieu du grés gris et noir habituel et plus compact et plus lourd. Par manque de crédit dit-on ? Mais qui en est responsable ? et la valse commence, « c’est pas nous, c’est eux, non, c’est les autres … En tout état de cause, il y a des défenses à la mer qui datent de 1890, on en bien parlé en 1995 mais depuis …

Dans l’île de Ré, avec courage, les Cayens vignerons-agriculteurs-pécheurs et des bénévoles sont venus nettoyer les ceps du petit vin blanc si gouleyant avec des huîtres, n’espérant pas une belle récolte pour cette année et comptant déjà le nombre de pieds a replanter. Pas non plus de pommes de terre primeur AOC si fondantes en bouche au goût inimitable, le sel de la mer les ont détruites. Perdus les marais salants et les réserves de sel.

Détruits aussi, sur le continent, les champs de blé en pleine pousse, brulés, noyés. Il faudra plusieurs saisons pour que les terres et les marais redeviennent productifs et retrouvent leur état naturel.

Sans attendre, suivant les consignes données par les autorités et les assureurs, chacun s’est mis à gratter, nettoyer, chasser cette vase qui avait tout envahit, laver ce qui semblait être encore en état. Certaines maisons ne seront plus jamais habitables, d’autres ont mieux résisté et ont été habitée six ou sept jours après.

Le Préfet fait acte d’autorité et fait évacuer les campings installés illégalement depuis tant d’années. Mais où est la légalité là-dedans ?

Le Président de le République « en personne » est venu, a compatit, a promis …. des crédits, qui comme tout bon crédit d’Etat se fait attendre, il a quand même rencontré quelques sinistrés choisis, visité une maison quasi nettoyée et est reparti en ayant l’air d’être chagriné,  jusqu’à son avion … Je ne voudrais pas faire du mauvais esprit mais je sais que cela tache les mocassins la vase qui vient de la mer.

L’avaient accompagné,  le Président du Conseil Général-Ministre avec leur aréopage, celui-ci visiblement très ému, a assuré que des fonds seraient vite débloqués pour assister, dans l’immédiat les sinistrés. Pendant ce temps les colis de la solidarité nationale arrivaient en grand nombre et les secours étaient distribués par de gentils bénévoles. Solidarité, Fraternité d’abord.

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J.M. BLAS DE ROBLES – Là où les tigres sont chez eux

Posté par lapecnaude le 2 avril 2010

imagescawmalk1.jpg                   imagescazcqfin.jpg         imagesca35qelb.jpg       imagescael0q1z.jpg     tigre.jpg 

Dans cet ouvrage Blas de Robles a écrit trois romans en un seul et une biographie suivant un système d’alternance, historique, aventure, socio-politique, allant du XVII° au XXI°siècle. Il nous conte sur un air de samba, un fond de cocaïne, de fumée d’herbe, de rythmes de macumba, dans une luxuriance de foret vierge amazonienne une histoire d’amour, une histoire d’aventure, une peinture de la décadence sociale d’un pays, le Brésil et Kircher.

Eléazard, son fil conducteur, est journaliste et écrivain, dans cette vieille ville d’Alcantara, peu de blancs et beaucoup de « natives », métis de tous les continents. Ses rencontres avec une femme venue d’Italie, belle et mystérieuse, arrivée là comment ? Elle ne le sait sait pas, elle fuit quelque chose, quelqu’un ou elle-même, qui saura jamais ? Son désir d’amour de Loredana, son espoir font la trame de cette histoire d’amour.

A part quelques articles sans grand intérêt qu’il adresse épisodiquement à son journal, il lui a été confié la charge d’écrire la biographie d’un jésuite du XVII° siècle, Anathase Kircher, savant pluridisciplinaire qui écrivit 39 livres sur des sujets divers dont plusieurs encyclopédiques. Cet érudit voyageait dans des contrées lointaines pour y étudier les habitants et leurs milieux. Kircher, outre ses récits de voyages dans des pays en cours d’évangélisation (il faisait partie de la compagnie de Jésus), abordait des « études » telles que la musique, l’acoustique (il inventa le cornet), la physique, l’optique (il se servait couramment d’un microscope rudimentaire de son invention), l’archéologie, la chimie (il expérimentait souvent sur lui-même les remèdes envoyés par ses frères missionnaires), la vulcanologie, l’astronomie (avec une préférence pour les planètes-soeurs de la terre, il avait d’ailleurs réalisé que l’univers n’était pas plat et risquait par là même sa vie, on était encore à la période de l’inquisition), les mathématiques, les sciences… Il abordait également des domaines plus ésotériques , tels que l’occultisme, l’éthique, la Kabbale.

Plus concret, en médecine, lors d’une épidémie de Peste à Rome, il crut identifier le vibrion de la peste (une espèce de vermicule dit-il) à l’aide de son microscope et parla le premier de prophylaxie en ordonnant les quarantaines, le brûlage des effets des morts, le port d’un masque anti-miasmes (l’époque n’était pas à la désinfection corporelle, on se lavait peu ou pas et cela a duré des siècles). C’était quand même un précurseur.

Esprit inventeur donc, polyglotte , ce prêtre de la Compagnie de Jésus ne voyait cependant ses travaux qu’au travers des idées de la scolastique traditionnelle (Dieu à créé, Dieu fait tout, tout dépend de Dieu).

Esprit encyclopédique, il crut avoir déchiffré les hiéroglyphes égyptiens, créant une fontaine avec Le Bernin (sculpteur) ornée d’un obélisque pour complaire au pape. Il connaissait l’écriture grecque, le copte, l’abyssin (?), le chinois (un peu), mais s’était complètement trompé sur l’égyptien, ce qui n’avait aucune importance à cette époque puisque celle-ci ne fut traduite de plusieurs siècles plus tard (Rosette). Néanmoins, il écrivit à l’usage de ses frères missionnaires un dictionnaire de latin-chinois, un récit de voyage en Chine (1660) et un projet de langage universel ancètre de l’espéranto.

A chaque chapitre de la découverte d’Athanase, au rythme de la traduction et de l’interprétation d’Eléazar, suit un morceau de sa propre vie, avec Loredana, l’inconnue du seul hôtel de la ville, le patron-cuisinier et sa compagne, Soledade, sa gouvernante trouvée dans la maison avec les meubles, chacun avec ses peurs, ses rêves et la samba, la macumba et ogum-fer et le rhum, le rhum, le rhum..

Ex-épouse Elaine, partie en expédition à la recherche de fossiles sur le fleuve Paraguay, aux prises avec des trafiquants de cocaïne, prisonnière des indiens guaranis, qui assiste au bout d’une longue marche-calvaire dans la jungle au suicide rituel de toute la tribu et de ses deux derniers compagnons.

De sa fille, Moéma, jeune paumée, camée, bisexuelle qui part en dérive avec des compagnons d’infortune.

De la décadence des élites brésiliens en période d’élection, face à une population démunie de tout, survivant à peine.

Il y aura des morts, des fuites, des incertitudes, du rêve…… mais y a-t-il des tigres au Brésil ?

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CRE VIN DIOU QU’LA MAREE ETAIT MAUVAISE !

Posté par lapecnaude le 3 mars 2010

images.jpg                                                                        Du vent, de la pluie, des rafales, des vagues immenses,

                                                                         Tsunami ou mascaret  ?

Samedi dernier, nous sommes restées longtemps au marais , sur la plage de Saint Froult en compagnie des baudets qui paissaient tranquillement. L’océan était nerveux, par petites vagues rageuses il entamait la descendante. J’avais entendu les avis d’alerte rouge mainte fois serinés à la télévision et incidemment j’essayais d’évaluer jusqu’ou pouvait monter une marée de 108 … sûr que les baudets auraient les pattes dans l’eau, d’autant que les fossés de drainage du marais étaient pleins à ras bord, pas bon signe çà.

Chez moi, comme à l’habitude tout était en sécurité, le salon de jardin à l’abri, les petits arbres arrimés, les pots de fleurs rangés, ma foi les autres qui pèsent plus du quintal je ne pensais pas qu’ils s’envoleraient facilement. Cette fois, je ne sortira pas comme en 99 pour récupérer ma poubelle, au grand dam de mon époux qui s’époumonnait dans le vent en pure perte, n’empèche qu’il n’y aurait pas eu le poteau de la véranda, moi aussi j’allais flotter ! Souvenirs, souvenirs …

Je me demande comment des habitants valides, en plein bourg dans l’île de ré, n’ont pas entendu parler de l’avis de tempête, qu’est-ce qu’on ne ferait pas quand on n’aime pas le maire et qu’on veut se faire remarquer à la lucarne merdique de la télévision !

Je vous parlerais bien d’autre coups de tempête sur cette côte de ré, j’ai vécu 15 ans par procuration avec elles tous les soirs, des ces coups de vagues qui vous arrachaient des buses de béton enrochées de 2 mètres de diamètre, de palle-planches envolées, de pelles hydrauliques « nigées » sous 1 mètre 50 d’eau dans le marais …

Ce qui a été dévastateur, c’est la vague, sa rapidité, sa violence, ce qui était imprévisible c’est cette conjonctions de facteurs : facteur dépression athmosphérique, marée montante simultanés, phénomène hautement hypothétique et rarissime à ce niveau, coup de malchance.

C’est vrai que depuis la décentralisation qui a donné ce pouvoir aux maires, les permis de construire ont été accordés en dépit du simple bon sens, avalisés quand même par les services techniques des préfectures. Il fallait toujours plus d’habitants, parce-que plus de classes, plus de commerce, plus de touristes l’été. Mais si on écoutait l’ahuri de vendée et qu’on faisait démolir toutes les habitations construites en dessous du niveau de la mer çà en ferait combien de mal logés en plus ? et qui paierait ? Cet innocent ?

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UN VIEILLARD A LA DERIVE …..

Posté par lapecnaude le 23 février 2010

imagescagb6090.jpg   MAIS QUE FAIT M. BUSSEREAU AU CONSEIL GENERAL  ?   

                                                        IL POSTULE AU CONSEIL RÉGIONAL !

C’est pourtant une fort jolie ville où les retraités aiment à vivre et où d’autres viennent passer des vacances à l’instar de la propre mère de notre Auguste qui y vient depuis plus de 50 ans. Seulement, voilà, ROYAN n’aime pas tout le monde, ou alors quelque chose ne tourne pas rond à ROYAN.

Roselyne est passée avec sa réforme hospitalière, sa mise en rentabilité des services hospitaliers et sociaux, son patron aussi, avec sa réforme de la fonction publique, la suppression de 16000 postes (tous services confondus ?) en 2009, le non-remplacement d’un départ sur deux à la retraite ….. manque d’effectifs, manque d’affectif surtout, manque de dignité pour tous ces dirigeants, élus bien sûr.

ROYAN, dont Dominique BUSSEREAU a été adjoint au maire jusqu’en 1989, avant de se replier à quelques encablures sur SAINT GEORGES DE DIDONNE, son fief, où il a été maire, adjoint au maire, conseiller municipal au fur et mesure de la croissance de sa carrière politique, il est arrivé Ministre et Président du Conseil Général de Charente-Maritime donc Responsable des Services Sociaux du Département, particulièrement de ce service si cher à son mentor « celui de l’aide aux personnes âgées »

Dans un petit immeuble, le samedi 13 février dernier, alors que la température extérieure avoisinait le zéro, un retraité de 84 ans, un vieillard sénile, hurlait de froid, de faim, de solitude dans son appartement sans chauffage. La Maison de Retraite des Issambres qui l’hébergeait l’avait laissé rentrer chez lui. Comme çà. Pourquoi ?

L’alerte a été donnée par les voisins, ils l’entendent et alertent les services municipaux. Ceux-ci arrivent, ils font partie de l’Association « Interface Ville Hôpital des Interventions du Pays Royannais » (IVHOIR), ils sont assistés de policiers municipaux et découvrent un vieillard dans un état de délabrement physique et psychique lamentable. Seul, sans hygiène (incontinent) l’appartement reflète l’abandon dans lequel était resté le pauvre homme.

Dans ces cas-là les langues se délient et peu à peu, l’histoire d’une carence voire d’une incurie des services responsables des personnes âgées apparaît au grand jour.

Monsieur X…. est sous curatelle simple, c’est à dire qu’il est censé gérer ses biens seul, mais avec une aide, ainsi en a décidé un juge chargé des tutelles qui a eu connaissance de son cas et sur la foi d’un certificat médical délivré par un médecin expert (?) de Royan. Il a donc un conseil responsable devant la justice.

Il a été hospitalisé, puis renvoyé chez lui, y est resté deux semaines sans soins et sans nourriture. Réhospitalisé durant cinq mois durant lesquels il a été l’hôte de bien des services (certainement en fonction des lits disponibles). Coût de l’hospitalisation 170.000 euros.

A l’ADPP, service qui dépend du département (qui est patron du département ?) on décide qu’on ne peut rien faire sans décision du juge, celui-ci exige une expertise psychiatrique -cette fois- pour prendre une décision quand à l’avenir de M. X …  En attendant, ce sera un retour à l’hospice, le temps qu’un courrier de ROYAN à ROYAN mette quinze jours à arriver à destination, que l’on trouve une étincelle de raison dans l’esprit du pauvre hère pour lui faire accepter l’expertise, car sans son accord, rien n’est fait (ubuesque).

Faut-il presque une année pour en arriver là , à l’abandon des vieillards dépendants si chers à Sarkosy en période électorale ?  Car, n’oublions pas qu’une personne sous curatelle simple jouit de ses droits civiques, donc de son droit de vote !

  • Carence des services départementaux.

  • Incurie des services de santé.

  • Exploitation des services de santé.

Souhaitons à M. X… que sa situation se règle après les élections ……..

                                  BRAVO MONSIEUR LE PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL DE CHARENTE MARITIME !

                                  CANDIDAT AU CONSEIL RÉGIONAL DE CHARENTE-POITOU  !!!!

Exploitation des services de santé.             

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Un peu de poésie, contre beaucoup de mépris… un grand corps (de l’état) malade

Posté par lapecnaude le 22 février 2010

mviecoledautrefois275529.jpgMonsieur Le Président,

Merci de lire ce message,
Un p’tit bonheur sur une page,
Une douceur… pour l’Education Nationale.

Je le confie à la toile,
La grande toile du progrès,
Afin qu’il tisse les voiles…
De la solidarité,
Et qu’il rayonne aux ondes…
De l’humanité.

Je suis Professeur des Écoles
Dans un petit village de l’Eure,
Trois cents âmes y demeurent,
Et vingt-six élèves à l’école..
Une classe, dite « unique »,
Mais cinq cours, dits multiples…

Dans cette école une chance,
Un p’tit morceau de bonheur,
Qui s’écrit avec ces trois lettres :
Employée de la Vie Scolaire.. .

Pour l’Education Nationale,
Un p’tit bonheur, c’est pas banal,
Un léger baume sur le coeur
De cette Grande Dame
Un peu… bancale !

Notre bonheur, c’est Géraldine,
En silence elle participe
A la guérison d’la Grande Dame…
Elle est… une Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
Et c’est du bonheur… assuré !

Dès le matin, elle s’active,
C’est sur le net qu’elle s’incline
Les courriers, les notes de service,
Toutes les infos de l’inspectrice,
Et celles de l’Académie….

Mes mots notés au brouillon,
Les compte-rendus de réunion,
Tapés, imprimés, photocopiés,
Enveloppés, adressés, timbrés,
Prêts à être distribués…
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RETRAITES et DEPENDANCE

Posté par lapecnaude le 19 février 2010

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             BREL chantait    » Les vieux ne meurent pas …. »

Dans certaines ethnies, les esquimaux par exemple, lorsqu’on était vieux et que l’on savait ne plus être utiles à la société, on demandait aux enfants de nous mettre sur un morceaux de banquise et de nous laisser dériver ainsi. C’était la loi de la nature, on naît pour mourir, plus ou moins tôt, plus ou moins tard. Les progrés de la civilisation  aidant, la médecine, les conditions de vie s’étant améliorées, nous vivons de plus en plus vieux jusqu’à devenir « incaments », dépendants et nous formons alors pour notre société « le cinquième risque ».

Voyons un peu, le premier, c’est celui de naître – la maternité. Cela coûte cher, dit-on.                                                                                     -Le second, c’est celui d’être malade – la maladie. Cela coûte cher, nous rabâche-t-on.                                                                                    –Le troisième, c’est d’être accidenté – les accidents au travail. Cela coûte cher, mais c’est imposable, quand même !                                         Le  quatrième, c’est d’être invalide – l’invalidité. Cela est hors de prix, va falloir que notre Bon Prince remette les barème à jour…dans pas longtemps, vous allez voir.                                                                                                                                                                          Le cinquième, c’est LA DÉPENDANCE, cet état qui en est un tout en n’en n’étant pas un, sauf les jours de vote évidemment

Pour ma part, et à mon âge, j’ai couru toutes sortes de risques, même celui de rencontrer, par inadvertance des cons, mais çà c’est le hasard. Celui, par contre que je pourrai pas éviter c’est celui de vieillir, cela vient tout seul, mais de là à accepter d’être dépendante…. c’est NON, et c’est tout. Pas de gavage à la petite cuillère, pas de toilette-mise-au-lit en douze minutes montre en main, et toutes les autres choses pas ragoûtantes

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