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QU’Y A-T-IL AU FOND DU POT ? …

Posté par lapecnaude le 4 janvier 2012

QU'Y A-T-IL AU FOND DU POT ? ... dans le fond du pot potdechambre

QU'Y A-T-IL AU FOND DU POT ?

 
 
Bien sûr je suis restée longtemps sans écrire, lisant les blogs de droite comme de gauche, avec cette envie de les commenter, rageant de pas vouloir réfuter des arguments sans rimes ni raisons … mais le temps passe, les primaires aussi. Lasse d’une attente vaine d’avoir -enfin- des déclarations de candidature fermes et définitives, lasse de voir un pouvoir se déliter, s’oblitérer, lasse aussi de ne trouver que ce qui est normal de trouver au fond d’un pot, je préfère vous parler de tout et de rien, au gré du temps et mes humeurs.
 
Au boulot donc,
 

 

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LETTRE POUR REMI …

Posté par lapecnaude le 20 octobre 2011

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QU’Y A-T-IL AU FOND DU POT ? Petite chronique …..

Posté par lapecnaude le 3 janvier 2011

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22 040 euros 

 

 

c’est le montant exact de la prime que percevront les « Recteurs d’Académie Méritants », c’est à dire qui auront réalisé les …

OBJECTIFS ASSIGNES

en clair qui seront parvenus à supprimer un MAXIMUM de postes, de classes voire d’établissements complets.

Jusqu’ici, la prime annuelle des 30 recteurs était de 19 000 euros pour chacun. Elle comportera désormais une part fixe de 15 200 euros, et  »une part variable » dont le montant variera jusqu’à 45 % de la part fixe, soit de 0 à 6 840 euros.

CASSER PLUS POUR GAGNER PLUS ! PLUS CYNIQUE, tu meurs …(et t’auras pas ta sucette !)

 

OUVRIR UNE ÉCOLE,

 

C’EST FERMER UNE PRISON

 

Victor HUGO 

 

 

 

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QU’Y A-T-IL AU FOND DU POT ? …. Petite chronique

Posté par lapecnaude le 12 décembre 2010

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çà, et c’est déjà bien trop !

A c’t'heure la droite comme la gauche stigmatisent les discours de Marine Le Pen, que ce soit ceux de l’émission d’Arlette Chabot (cette brave Arlette, il lui en a fallu du courage et du self-control quand même) ou ceux de sa campagne électorale à Lyon.

Faut dire qu’elle s’avançait masquée, la Marine, paroles lénifiantes, charmeuses, demain sera le renouveau du peuple Français, elle suait de sincérité  envers le petit peuple souffrant de tous les maux que « ceux qui avaient gouverné ce pays depuis 30 ans » leur avaient infligé, impôts, taxes, charges … sans aucune précision, toujours dans le vague, mais éructant les mots à la vitesse d’un tir de mitrailleuse.

Verbe haut, discours électoral en direction des futurs électeurs, le poste de Chef du Front National est à la clé !

Toujours ce même leitmotiv haineux, l’immigration, l’immigration, les banlieues … on vise et on ne nomme pas, et surtout ON OUBLIE que nombre de ses adhérents font aussi partie de cette immigration, de première, deuxième et même de troisième génération. Combien de « Pieds-Noirs ou descendants de » peuvent nous parler de leurs ancêtres gaulois ? Ils étaient 2 millions en 1962 !!!

Son projet de gouvernance ? Tout détruire, revenir 50 ans en arrière, rétablir la préférence nationale, les frontières, consommer national même si nous n’avons pas les productions pour, on verra, on s’organisera. Plus d’Europe, plus d’euro, rétablissons notre bon vieux Franc … des moyens ? mais si on rétablit la monnaie nationale on réévalue … en dévaluant voyons, à eux la planche à billets, à nous la brouette pour aller acheter notre kilo de patates !

L’ école ? Soyons prudents, dans le vague mais obligeons les enfants à apprendre La Marseillaise, c’est important pour l’avenir …

A une question d’A. Chabot concernant les fameuses dénégations de son père (et chef de parti) sur les chambres à gaz, elle hésite, grommelle, et finit par le renier (peut-être a-t-elle croisé les doigts derrière son dos, comme les gosses, « c’est pour de rire »). On a suivi sur son visage l’expression de cette contrainte qu’on lui a imposée, élection oblige. Elle s’est repentie à Lyon en commettant cette comparaison ignoble sur l’occupation, affirmant même que les musulmans de France voulaient nous imposer La Charia. Qu’y connaît-elle ? Rien, car tout ce qu’elle dit n’est que phrases creuses, slogans xénophobes.

Et l’observation des expressions de son visage formait comme un kaleidoscope  racontant sa haine et ses mensonges. Lorsqu’elle regardait Rachida Dati, ses lèvres déja trop fines se sont rétractées en rictus, ses mâchoires se sont contractées, ses yeux, déjà petits, se sont réduits à des fentes laissant filtrer un regard … là, devant elle, se tenait son exécration personnifiée, une femme musulmane, descendante d’immigré, socialement reconnue et surtout plus jolie qu’elle !

Elle s’est déchaînée, lui coupant la parole, haussant le ton, peu importe ce qu’elle disait, il lui fallait étouffer la voix de l’Autre, méthode de ruffian que son père ne doit pas désavouer, elle a montré son vrai visage, celui d’une femme arriviste, raciste, sans beaucoup d’éducation et surtout pas d’une candidate au poste de Présidente de la République Française.

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QU’Y A-T-IL AU FOND DU POT ? – petite chronique

Posté par lapecnaude le 11 novembre 2010

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ON S’EN BAT L’OEIL  !

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QU’Y A-T-IL AU FOND DU POT ? ….. petite chronique

Posté par lapecnaude le 22 octobre 2010

potdechambre1.jpg    Nous avons 525.000 élus en France, répartis dans 36.000 communes, beaucoup de bénévoles ou de petits élus de petits villages qui ne perçoivent que de petites indemnités …. 643 euros mensuels pour 500 habitants … et combien d’heures de travail, de disponibilité, de réunions stériles avec des technocrates imbus de leurs petites fonctions ?

Mais nous en avons d’autres, des petits malins de petite ou de grande envergure qui arrivent bon an  mal an à se faire un petit pactole grâce aux « vices- présidences de ceci ou de cela » (très bien vu sur une carte de visite, c’est long comme titre). Les vices-présidences de syndicats intercommunaux sur l’eau, la voirie, l’air, les bancs publics etc … qui arrivent (comme à Metz et dans d’autres villes aussi importantes jusqu’à 1.770 euros mensuels, jusqu’au plafond autorisé par la loi soit 8.230 euros.

Élu …. un vrai métier d’avenir !

Mais rien n’empèche ces élus de CUMULER ces indemnités avec des RETRAITES …

C’est la loi.

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Quel a été le député qui a porté cet amendement 730 dans cette nouvelle loi des retraites ? Ne dites pas son nom trop fort, il serait maudit jusqu’à la fin des temps !

Sans broncher d’un yota, les députés et les sénateurs ont adopté cet amendement 730 portant la destruction du SERVICE MÉDICAL DU TRAVAIL, réalisant ainsi un des voeux du MEDEF.

La Médecine du Travail existait depuis 1946, ce service réalisait une surveillance médicale des travailleurs, décelait parfois les inaptitudes, décelait souvent les manquements du patronat aux bonnes conditions de l’environnement des postes de travail, décelait les risques d’accident, de maladies dues aux mauvaises conditions de travail, avait un poids juridique certain et gênait le patronat …

Le patronat aime les robots, les « ferme-ta-gueule ou fous-le-camp » (vous n’avez jamais entendu cela en usine ou sur un chantier BTP ?) et n’aime surtout pas les médecins (qui ont leur grand savoir avec eux, et les lois en plus), ces gens qui pouvaient les obliger à aménager un poste de travail, les obliger à respecter les temps de pose prévus, toutes ces petites choses qui coûtent de l’argent. Dans le patronat, on n’investit pas sur les humains, on les exploite, c’est plus rentable.

Voilà, l’amendement 730 légalise : la mise des médecins du travail sous tutelle du patronat, lapide toute possibilité d’une authentique médecine du travail, à un moment où les constats en santé du travail n’ont jamais été aussi alarmants !

Allez donc vous faire reconnaître comme  »handicapé du travail » à 20, 30, 40 % et plus, si c’es le patronat qui décide de votre incapacité au moment de partir en retraite !!

C’est tout pour aujourd’hui et c’est déjà bien suffisant. 

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A MESSIEURS LES DEPUTES … vers 2012 !!!!!!

Posté par lapecnaude le 17 octobre 2010

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Souviens-toi du vase de Soisson a dit le Roi …. Le Peuple dit aujourd’hui aux Députés « souvenez vous de l’amendement rectificatif à la Loi sur les Retraites n° 249 …..

Par un vote du 3 septembre 2010, les députés ont rejeté à la quasi-unanimité l’amendement n° 249 Rect. proposant d’aligner leur régime spécifique de retraite ( dont bénéficient également les membres du gouvernement) sur le régime général des salariés.

Alors qu’ls n’ont de cesse d’expliquer l’importance de réformer rapidement un régime de retraite en déficit, les parlementaires refusent donc d’être soumis au régime de retraite de la majorité des Français.

C’est ce qu’ils appellent une réforme « juste » paraît-il !

Nous nous en souviendrons en 2012  !!!!

 


 

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 » La terre, çà vous tient debout  » – LA BERTHE

Posté par lapecnaude le 10 février 2010

troupeau.jpg        Ce livre fait partie de ces ouvrages d’histoires locales que l’on trouve dans les tabacs-librairies de village, sans prétention mais si bien écrits. Il conte la chronique d’une famille de paysans de la Mayenne, au milieu des bocages chouans, c’est une peinture de l’évolution de la paysannerie du siècle dernier, allant de l’archaïsme à la mécanisation du métier, des bras à la machine, avec toute la ruse, la volonté, l’intelligence des autodidactes.

De Jean-Marie, Modeste né en 1867 à Villaines-la-Juhelet à Berthe, sa fille, née en 1896 jusqu’aux années 1950, il y a l’espace de trois générations puisque Berthe est restée vieille fille. Orphelin à six ans, il va à l’école du village avec ses frères le long des chemins de pierre et de boue, les pieds nus dans les sabot justes remplis de paille, le reste du temps il travaille dans les champs avec sa mère, trois hectares de terre, des prés « à ferme », un cheval pour labourer, quelques vaches à traire, les poules et le potager. Juste survivre. La ferme, un bordage mal bâti, humide mais avec une grande pièce carrelée et une cheminée avec une planche d’appui, pièce ou l’on vit, dort et travaille l’hiver. A côté, le corps de bâtiment avec l’écurie, l’étable, fenil, grange et fournil pour cuire le pain chaque semaine. La mère a embauché un aide pour les travaux, mais elle tient la place d’un homme à la tête du cheval devant la charrue, retourner les foins …

En ce temps là, les terres appartenaient à une élite, les nobles ou les grands bourgeois, qui mettaient leurs fermes « en louage » ou en « en métayage », louer était plus profitable, car le paysan était libre de ses moyens mais devait payer son loyer à terme quelle que soit la récolte, à lui de bien travailler. Jean-Marie à grandit, ils ont changé de ferme plusieurs fois, de plus en plus grande, avec lui grandit son troupeau, qu’il choisit avec soin et discernement, menant parfois ses vaches au taureau à des kilomètres plus loin, toujours à pied, chapeau melon sur la tête, vendant ses veaux à la foire, petit à petit il y prend goût à ce métier de maquignon, et çà gagne gros quand on sait. Il prend femme, installe sa mère dans une maison puisqu’elle ne veut pas aller chez ses frères, elle n’est pas riche mais tous deux ont du courage à revendre. Traire les vaches matin et soir, labourer, semer, récolter, battre, entre temps faire le beurre à la baratte, le pain, la soupe matin, midi et soir avec un bout de lard salé, c’est leur ordinaire. Jean-Marie ira faire un pèlerinage pour obtenir de la Sainte Vierge la naissance d’une fille, car il est très croyant, va à la messe tous les dimanches mais ne s’attarde pas sur le parvis de l’église, c’est du temps gâché. Il a sa fille, Berthe, neuf livres … puis deux garçons.

La politique ne l’intéresse pas, il est antirépublicain et vote pour le noble du pays, c’est bien comme çà. Ce qui lui plait ? la terre, les herbages, il fait une belle réussite avec la culture des pommes de terre, il les vend « en gros » et les expédie par wagon au chemin de fer, mais se déplace toujours en charrette à cheval, ou à pied, par n’importe quel temps pour acheter les génisses à engraisser ou les taurillons à forcer, l’herbe est grasse, il pleut et les bêtes arrivent à prendre deux ou trois livres par jour. C’est rentable et on gagne bien.

Il veut que sa fille soit instruite, il l’envoie en pension avec les filles de notaires et de nobles, Berthe aura toujours cette fierté de surpasser toutes les autres élèves, elle a une passion, elle aime la lecture, elle aura son diplôme qu’on encadrera. Jean-Marie en est fier. A la fin de ses études Berthe revient à la ferme aider sa mère, elle ne travaillera pas aux champs, ni ne fera la traite des vaches, mais elle aidera petit à petit son père dans ses achats et ses ventes sur les foires, faisant parfois l’acolyte pour mieux ferrer l’acheteur. Elle apprendra les astuces, les cours, à repérer d’un coup d’oeil une bonne bête d’un « judas », elle est rusée, tenace, matoise, discute des heures les prix pour les faire baisser et réussit.

Jean-Marie loue une nouvelle ferme, immense, une ancienne entreprise avec plein de bâtiments et quatre cent hectares, mais la terre est en mauvais état, beaucoup de travail pour la rentabiliser, il a des fils, ils sont économes, rudes à la tâche, avec quelques aides ils s’y mettent. La maison est un manoir avec des dizaines de chambres, immense, ils feront comme avant, occuperont celles du rez de chaussée et laisseront les autres fermées. C’est Briante, quelques années passent, les garçons se marient, à chacun sa ferme et ses terres, il reste seul avec Berthe et sa femme. Il tombe malade, le grand mayennais qui ne craignait ni le froid, ni la neige, quand il devait mener ses bêtes à la foire, plusieurs mois durant il dirige sa ferme par l’intermédiaire de Berthe et un jour il demande le notaire pour faire lire son testament avec ses enfants près de lui et s’endort définitivement. Berthe garde Briante et le troupeau. Du jamais vu pour une femme.

Berthe developpe la ferme, achète des terres attenantes, et même un haras, les herbages étaient tellement de bon rapport, avec un petit chateau où elle a envie de se faire enterrer, mais toujours pas de se marier malgre tous les partis qui se présentent. Elle ne veut pas de maître.Elle ne reçoit personne, çà fait des dépenses et des tracas, et puis elle n’est pas chichis, elle fait le frichtis des ouvriers et des saisonniers, oublie le ménage, c’est pas rentable, elle préfère maquignonner ou encore s’occuper de son potager, çà rapporte. Elle lit, découpe les journeaux, se tient au courant de la politique, elle va subir une guerre, avec l’occupation par les allemands, elle fait un peu de marché-noir comme tout le monde.

Elle n’a pas confiance dans le gouvernement, alors avec son notaire elle achète des pièces d’or et les enfile dans des bouteilles qu’elle va enterrer la nuit dans le potager. A la fin de la guerre on lui fera des soucis pour des taxes qu’elle n’a pas payée, une histoire de goutte (alcool de pomme) et d’autres fariboles, elle décide de ne plus rien payer, ni impôts, ni électricité depuis qu’ils lui ont coupé des arbres pour passer une ligne,ni eau, elle a celle du ciel qui est autrement pure. Elle vieillit mal, elle laisse ses bêtes se mélanger, se reproduire anarchiquement, il a fallu l’intervention des services vétérinaires pour les faire vacciner de force, elles étaient devenues à moitié sauvages, les veaux sous la mère comme çà on n’a pas besoin de traire. Elle se casse les deux poignets, ne quitte pas sa ferme. Elle se casse le col du fémur et revient dans sa ferme, habillée hiver comme été d’un vieux paletot. Ça lui suffit. Les toits ont des gouttières…

Elle avait bien adopté son neveu, blessé de guerre, handicapé par la perte d’un bras à la suite d’un bombardement pour éviter de payer l’impôt, mais il ne s’est pas plu avec elle et est retourné chez son père, elle est seule et çà lui plait…. jusqu’à quand ?

Berthe est certainement un cas, elle reste féminine jusque tard dans sa vie, tout en menant une vie d’homme, elle n’aime pas les gens, les évite, « ils me fond perdre du temps », aucune difficulté ne la rebute s’il y a de l’argent à gagner, et cet argent « c’est de la terre, et çà tient debout » …

D’après le livre de Joëlle Guillais

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On n’est pas que des moules !

Posté par lapecnaude le 1 janvier 2010

A l’origine, personne n’aurait su dire si mon père était ma mère ou si ma mère était mon père parce qu’ils changeaient tout le temps de sexeliege1314a, çà les amusait follement, « Bonjour Madame … Au revoir Monsieur », cela durant un couple d’années. Mais un jour, ils d écidèrent de se fixer un peu (histoire de dire parce qu’ils étaient déjà bien accrochés) et de faire comme tout le monde : fonder une famille.

Mon père est de l’ethnie triploïde et ma mère de l’ethnie diploïde, ils n’habitent pas ensembles, ils sont locataires dans des H.L.M. de l’IFREMER, pas dans des boites à chaussures modèle courant (chambre 10 m2 etc…), non, dans de grands bocaux transparents. C’est presque pareil dans l’idée, parce qu’ils sont des centaines rangés l’un à côté de l’autre sur des tables, avec chacun un seul locataire. Ils ont tout le confort, climatisation, eau courante, livraison de nourriture à domicile, tout moderne quoi.

Papa est de « la haute », il TROIS paires de chromosomes, comme c’est un animal, on ne peut pas dire que c’est un O.G.M., maman est normale, c’est une diploïde modèle courant avec seulement DEUX paires de chromosomes, c’est logique  car c’est une femelle. Ils ont chacun un coeur et du sang, blanc ou incolore.

Leurs propriétaires, ce sont les gens du laboratoire où ils habitent, des ingénieurs spécialistes. Ces gens n’aiment pas maman quand elle a envie de faire des petits, car elle a du lait et elle maigrit, par contre les petits çà les intéresse, alors pour leur en faire faire souvent, en été, ils provoquent à papa et maman des envies de sexe (changement de température, orages simulés). C’est le bon temps pour çà, maman claque des valves, clac, clac, son petit coeur bat à toute vitesse et elle expulse violemment des millions d’ovules dans l’eau de son bocal. Drôle d’accouchement, on dirait qu’il y a de la fumée partout, c’est trouble. Papa, comme s’il entendait le signal, laisse filer ses spermatozoïdes dans l’eau du sien.

Normalement, dans la vraie vie des animaux marins, les ovules et les spermatozoïdes partent chacun de leur côté à la chasse à l’âme soeur, pas besoin de site internet de rencontres, c’est au hasard Madame la Chance, en se prenant une algue dans le pif ou une collision sur la route des courants. Là l’affaire se fait toute seule, pas besoin du Maire ou du Curé ou du Rabbin ou de l’Imam, t’es là, je suis là, on s’accroche, on est compatible, on fusionne et basta.

Là, on est obligé de passer par l’insémination artificielle, aspirer le liquide plein de spermatozoïdes avec une pipette et le mélanger dans le liquide où gémissent les ovules (c’est dur d’attendre). Après çà se fait tout seul, c’est la nature, on se fusionne, on se multiplie et de jour en jour on grandit, on devient un naissain (un peu comme une neursery de foetus).

Mais voilà, on est devenu des immigrés de deuxième génération (on n’a pas encore de sexe) on est nés à La Tremblade, département de la Charente-Maritime en France, donc droit du sol, et en plus ayant un papa triploïde et une maman diploïde on est devenus des TÉTRAPLOÏDES (4 paires de chromosomes), nous sommes Français malgré nos ancètres  portugais et japonais. Pour corser le cas, nous sommes censés être stériles, je ne vous dis pas comme çà fait baver les mercantiles qui nous bradent (à prix d’or) TOUTE l’année !

Voilà un genre de « mariage gris » qui devrait faire rèver notre grand chasseur d’immigrés, le sieur Besson, au fait je crois qu’il les aime sans lait, jeunes et bien faites, lui qui semble être un fin gourmet (c’est pas toujours dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes semble-t-il dire) il ferai vite fait voter une loi obligeant ce genre de mariage et nos députés si prompts à applaudir des mains et des pieds à chacune de ses éructations ne se tromperaient pas de bouton, ils aiment trop les gueuletons.

Qu’il se méfie quand même, les tétraploïdes arriveront bien à se reproduire, comme les petits d’immigrés et ce  sera  une aberration de la nature telle que Monsieur Besson qui confirmera la règle. La nature est bien faite quand même.

A TOUS « BONNE ANNÉE » 

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Justina Angebury |
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